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Kenzo, ça sentait beau

par - , le 6 octobre 2020

Le créateur de mode japonais Kenzo Takada est décédé ce dimanche 4 octobre des suites de la Covid-19, à l’âge de 81 ans. Retour sur trente ans de parfums.

Installé à Paris depuis 1965, le couturier laissera son empreinte dans l’histoire de la mode pour ses créations exubérantes, joyeuses et colorées, mais aussi dans celle du parfum.

Depuis le premier vrai lancement (si l’on omet le très furtif King Kong sorti en 1978), créé en 1988 par Françoise Caron et baptisé tout simplement Kenzo, puis renommé Ça sent beau, la marque, rachetée par LVMH en 1993, a lancé un nombre incalculable de compositions pour homme et pour femme. Tantôt suivant la vague « aquatique » (Kenzo pour homme, L’Eau par Kenzo), tantôt innocentes et printanières (Le monde est beau, Parfum d’été) tantôt foisonnantes d’épices (Kenzo Jungle, par Dominique Ropion et son pendant masculin signé Olivier Cresp), ou bien joliment rétro (Flower par Alberto Morillas), ou encore crémeuse et réconfortante (Amour, signé Daphné Bugey et Olivier Cresp), ces créations avaient pour point commun presque toujours une personnalité très affirmée, des noms et des univers très inspirés.

Sans doute faute d’avoir été soutenues, ou peut-être par leur caractère trop audacieux, certaines références pourtant très remarquées ont successivement disparu du catalogue, à l’instar de Kenzo Air de Maurice Roucel, Summer by Kenzo, signé Alberto Morillas ou encore Kenzo Power composé par Olivier Polge.

La dernière décennie n’avait pas forcément été la plus créative, olfactivement parlant, surtout ponctuée de nombreux flankers et de lancements qui ne sont pas restés longtemps sur le marché (Madly Kenzo, Totem, la collection Couleur Kenzo…). On se souvient aussi d’une certaine publicité qui a davantage marqué les esprits que le parfum qu’elle devait contribuer à promouvoir...

Mais ses classiques resteront pour longtemps des témoins de leur époque, qui ont souvent su capter l’air du temps et affirmer leur caractère singulier dans le paysage de la parfumerie grand public.

Et vous, quel est votre parfum Kenzo préféré ?

Image : publicité pour le parfum Ça sent beau, 1988

Thème

Kenzo
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par gabichou, le 9 octobre 2020 à 07:53

Même si Kenzo Takada s’était retiré depuis plusieurs années déjà de sa maison de mode et de parfums, son décès m’attriste car nous lui devons de bien belles choses, et les plus belles réussites de la marque datent clairement de l’époque où il était encore en activité.

Coté parfums, cela fait des années que je déplore la disparition du très audacieux Tigre, je me demande d’ailleurs s’il ne rencontrerait pas mieux son public maintenant qu’à l’époque de sa sortie ?
Evidemment, je regrette aussi la très jolie note de riz vapeur de la gamme Kenzoki.
Et une petite pépite rarement évoquée : l’Eau Indigo pour homme, qui a eu hélas également une durée de vie limitée, mais qui déployait un bien bel accord citron-gingembre.

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par parfum de plume, le 8 octobre 2020 à 10:15

Kashaya, porté par ma mère, a bercé une partie de mon enfance.
Le monde est beau a fait de moi une jeune fille.
7:17 à Bali a su faire écho à mon voyage à Bali à la même époque...
Et des Kenzoki, je préférais me glisser dans le riz tout doux...
Kenzo, un monde beau de couleurs et de senteurs qui a imprimé sa patte.

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sigisbée

par sigisbée, le 7 octobre 2020 à 11:30

C’est tout un monde d’art, de couleurs, de fragrances qui nous quittent. Les mots me manquent pardonnez-moi.
j’ai appris son décès ce dimanche, tristesse mais sagesse.

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il y a 9 heures

<3 Je dois avouer que je suis pareil, je ne rate pas un article, pas un commentaire(…)

martoo62 a commenté Ubar

il y a 10 heures

Merci beaucoup Farnesiano pour votre réponse hyper rapide ! Je prends note pour le site(…)

Farnesiano a commenté Ubar

il y a 11 heures

Oups ! Correction : Anna.

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