Volutes
Diptyque
Infusion d’iris... tabac et miel
par Thomas Dominguès (Opium), le 4 mars 2013
En ces temps de lancements multipliés, telles les têtes de l’hydre de Lerne après les flèches répétées de l’arc d’Héraclès, Diptyque offre le choix entre deux concentrations de Volutes, sa dernière sortie.
Suffisamment différentes pour que, exceptionnellement, les deux soient commentées.
L’envol vif et franc de l’eau de toilette fait place à un décollage plus sourd, bas et discret dans la concentration supérieure.
Si les deux versions embaument le benjoin à odeur de tabac aromatisé Amsterdamer, il se fait plus gras et ambré dans le premier cas, alors qu’il est plus sec et proche de feuilles froissées dans le second. Les pommes compotées au beurre et à la cannelle des strudel d’Ambre Narguilé et de Spicebomb s’accompagnent, dans l’eau de toilette, de miel collant en même temps que des impressions vaguement réglissée et sirop d’érable caramélisé propres à l’immortelle. L’iris, embourbé, semble avoir du mal à se dépêtrer de cet ambre confituré qui n’est pas sans rappeler Fumerie turque.
Dans l’eau de parfum, un iris carotté plus présent, proche de celui de Dior Homme, apporte sa touche poudrée, verte et mordante. Mais, aussi, une sensation chocolatée par de la fève tonka. Plus aérienne et florale, cette concentration assez rétro, rappelant Infusion d’Homme, malheureusement, n’en a pas la tenue.
Le miel poisseux de Volutes EdT, en se collant à la peau, dure longtemps, et s’animalise un peu avant de laisser s’échapper des notes florales vertes irisées. Leur transparence ressurgit après la disparition des notes miellées.
Iris, tabac, miel...
Que des notes que j’apprécie.
Est-ce une bonne idée d’associer des notes addictives mais difficiles ? En effet, l’iris, matière délicate et subtile, semble à certains moments, dans l’une et l’autre concentration, ne pas vouloir fusionner avec les friandises de miel et de tabac aromatisé. Pourtant, malgré le maelström de notes brouillonnes en même temps que bouillonnantes, ce pot pourri séduit, mais, avec quelle version ?
Il est temps de se décider...
Étonnamment, l’EdT, à la concentration plus légère, est plus perceptible que l’EdP, qui se fait plus subtile et rasante par un sillage peu marquant.
A rebrousse-poil de ce que l’on peut attendre selon les concentrations, telle n’est pas la seule surprise.
En effet, si l’EdT est aussi tenace et collante qu’Ambre narguilé, l’EdP, plus raffinée et "noble", malheureusement, paraît fugace comme des volutes...
Néanmoins, bien que moins originaux qu’il n’y paraît (Dior et Prada proposent déjà des parfums intéressants dans ce thème), ces "iris gourmands" intègrent parfaitement la gamme des parfums historiques de Diptyque, pots pourris bobos qui rendent gagas, aussi plaisants pour la maison que pour soi.
J’aime l’introduction de l’EdP et l’atterrissage de l’EdT. A quand une troisième version ?
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par germanomio, le 6 mars 2013 à 20:22
Une bonne surprise chez Diptyque après des sorties moyennes (ou plus que moyennes)
les deux concentrations sont differentes
l’eau de toilette m’a semblé beaucoup moins interessante (et en tout cas éloignée du descriptif)
moi j’ai tout de suite pensé à Shalimar initial pour les notes de tête (iris et bergamote) avant que les deux fragrances divergent nettement...
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