Shinanay
Nishane
Gardénia de haut en bas
par Olivier R.P. David, le 6 janvier 2026
Le gardénia, qui selon Colette exhale son fiévreux parfum pour la perdition des âmes et des corps, est ici exposé dans sa diversité paradoxale, en format plus grand que nature et avec un rendu olfactif en Technicolor. Le film s’ouvre par un zoom sur la verdeur sombre des feuilles coriaces, puis un plan-séquence vertigineux sur la fleur nous fait passer en revue le crémeux des notes solaires, pour descendre vers l’humus d’un champignon frais. La caméra glisse ensuite dans la chaleur du clou de girofle, les notes sèches de copeaux de bois et laisse deviner à l’arrière-plan les volutes de baumes suaves et la trouble animalité d’une civette qui pointe son museau. Une fantastique exploration du gardénia en Cinémascope !
Vous pouvez retrouver cette critique dans Nez #18 - La couleur des odeurs
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