Auparfum

L’Air du Temps

Nina Ricci

Flacon de L'Air du Temps - Nina Ricci
Les Classiques
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Blanches colombes et divin œillet

par Aurélien Caillault (PoisonFlower), le 28 février 2013

Je connais bien L’Air du Temps, c’est le parfum préféré d’une femme de mon entourage. Comme ils sont pour moi indissociables l’un de l’autre, je vous parlerai de cet incontournable de la parfumerie au travers de cette amie que nous nommerons Catherine.

Catherine est une belle femme à laquelle il est difficile de donner un âge : elle n’a plus vingt ans, mais elle ne fait pas "dame" pour autant.
Au niveau du look, elle n’est pas vraiment dans l’air du temps, pas démodée non plus, juste hors du temps avec ses cheveux châtains, longs et soyeux, et ses robes vaporeuses. Elle possède une allure et un tempérament romantiques, ce qui ne veut pas dire qu’elle manque de caractère ou qu’elle soit mélancolique, bien au contraire !

D’ailleurs, quand elle parle de L’Air du Temps, qu’elle décrit comme "[sa] signature parfumée, [son] alter ego olfactif", elle fait très justement remarquer la chose suivante : "Ce n’est pas qu’un parfum doux, romantique… Ca m’énerve, les gens emploient ces mots pour ne pas avoir à dire qu’ils le trouvent niais ! Alors qu’il possède aussi une vraie énergie, beaucoup d’allant. D’abord, il y a la note citronnée de la bergamote, légèrement piquante, qui annonce le thème central : l’œillet, épicé, qui saute un peu à la figure, accompagné d’ylang-ylang, lui aussi épicé, le tout sur un lit de fleurs à la douceur crémeuse (gardénia, violette, jasmin, rose, iris) et un fond boisé délicat (cèdre, santal, musc)."
A titre personnel, j’ajoute que j’aime beaucoup la tendresse qui se dégage de cette note fleurie, épicée, cosmétique propre à L’Air du Temps (que je retrouve aussi quelque peu dans Cacharel pour l’Homme) : elle me replonge en effet dans l’atmosphère du rituel des lavages de cheveux de mon enfance avec le shampooing Mixa bébé, qui possédait également ce côté à la fois très doux et légèrement piquant/épicé !

Pour bien illustrer le fait que Catherine ne manque pas de caractère, ni d’imagination, voici une anecdote qui en dit long sur elle et qu’elle nous a racontée il n’y a pas si longtemps…

C’était il y a quelques années et son couple battait de l’aile. Bien décidée à ne pas baisser les bras, elle mit au point un petit stratagème qui avait autant pour but de raviver la flamme que de mettre à l’épreuve la fidélité de son mari. Pour cela, elle lui envoya des lettres parfumées (devinez à quoi !) et enflammées qu’elle signa d’un "Bien à toi, Barbara". Le monsieur reçut ces missives avec un certain plaisir, flatté d’être courtisé de la sorte par une inconnue, même si un je-ne-sais-quoi lui rappelait étrangement, comme il le reconnut par la suite, sa femme ou plutôt la Catherine de la période à laquelle ils s’étaient rencontrés et qui l’avait tant séduit : douce, fantasque, passionnée.
Comme la supercherie fonctionnait au-delà de ses espérances, Catherine ne s’arrêta pas en si bon chemin et ne tarda pas bientôt à donner rendez-vous à son mari dans une nouvelle lettre signée Barbara. Le jour dit, elle se rendit sur le lieu convenu tout en prenant soin de se déguiser, car il fallait aller jusqu’au bout de ce jeu de la séduction d’un genre nouveau : le tour fut joué avec un chapeau, une perruque, des lunettes de soleil, un vieil imper et une rose rouge à la main en guise de signe de reconnaissance. Quand il l’aperçut, il se dirigea naturellement vers elle comme s’il l’avait toujours connue et lui cria avec fougue : "Je suis à toi, Barbara !", avant de l’embrasser et de lui retirer son chapeau et ses lunettes, car au final cela faisait un petit moment qu’il avait compris que Barbara n’était autre que Catherine !

Cette anecdocte vous rappelle peut-être quelque chose, mais vous ne savez pas quoi… Un roman ? Un film, peut-être ? A moins qu’il ne s’agisse d’une chanson ? Comme je vois que vous donnez déjà votre langue au chat, j’avoue mon forfait : je me suis fortement inspiré des paroles de cette chanson géniale de Kate Bush, Babooshka !

Et comme vous vous en doutez sans doute à présent, Catherine n’existe bien évidemment pas et sa description est empruntée au style intemporel de la Kate Bush de la fin des années 70, qui est à mes yeux une sorte d’incarnation idéale de L’Air du Temps : tour à tour fragile (comme dans son autre grand tube, Wuthering Heights, dans lequel elle se glisse dans la peau de Catherine, l’héroïne du roman Les Hauts de Hurlevent) et imaginative (comme dans Babooshka), toujours romantique, mais jamais nunuche.

Kate Bush, encore, qui avait à peine vingt ans en 1978 lors de la sortie de son premier single, Wuthering Heights, et en paraissait presque dix de plus. Ce qui nous renvoie à une époque, pas si lointaine que ça, où les jeunes femmes se parfumaient pour faire comme les grandes et ainsi accéder à ce Graal nommé féminité, et non pour rester éternellement des lolitas. S’il existe des jeunes filles qui osent encore aspirer à cela en 2013, elles doivent de toute urgence découvrir ou redécouvrir L’Air du Temps.

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Opium

par Opium, le 3 mars 2013 à 20:53

Bonsoir PoisonFlower.

 

Bravo pour ce superbe texte ! Il est très inspiré, le point de vue détourné est intrigant. C’est top !

 

Merci d’autant plus pour deux autres raisons :
- Comme cela avait été le cas pour Truth or Dare, tu es parvenu à poser des mots sur un parfum que j’apprécie alors que je ne sais pas comment l’aborder. Ce que tu as parfaitement fait.
Le risque, avec ce très beau parfum, mais plus complexe qu’il n’en a l’air de prime abord, c’est de tenter une description du parfum, description qui sera toujours en-deçà de la beauté ressentie face à la chose. Or, tu as évité cet écueil.
L’Air du Temps est, comme Vol de Nuit, un parfum d’une telle complexité masquée, dont la machinerie paraît fluide au ressenti, qu’il vaut mieux éviter de retirer la part du rêve de ce tour de magie olfactive.
Bizarrerie de la chose, même vintage, j’ai toujours eu du mal à concevoir L’Air du Temps comme "un œillet", je le vois plutôt comme un bouquet mille fleurs dans lequel reposent des œillets mordants et vifs. Une sorte de Jour, ce bouquet floral large, mais sans œillet (et sans "coques" ! ^^).
- Ensuite, si je suis content de voir si joliment chroniqué L’Air du Temps, c’est car c’est un parfum que j’ai porté un tout petit peu aux alentours de 18 ans et car il est, avec Opium, l’un des deux premiers parfums "féminins" que j’ai "outé" pour mon usage personnel plus récemment.

 

A propos de la reformulation, je crains que L’Air du Temps ne fasse partie des dix, voire trois, pires reformulations de l’histoire de la parfumerie. Mais, où est l’œillet ? C’est-à-dire que sans eugénol les choses sont compliquées. Mais, avec certains lancements dernièrement, on a constaté que certains parfums parvenaient à faire plus ou moins illusion : Oeillet Louis XV et Vitriol d’Oeillet en sont quelques exemples, plus réussi dans le premier cas pour ce qu’il en est du réalisme. Mais, la violette ébouriffée du second a quelque chose de touchant et de proche de... L’Air du Temps. Même s’il se fait plus métallique aujourd’hui, il reste joli. C’est le problème des reformulations : les séances de torture ont du mal à totalement achever les chefs d’œuvre ; simplement, ils passent de "magistraux" à "jolis"... ce qui est déjà pas si mal. ;-)

 

Merci pour cet agréable moment d’évasion, avec Kate Bush et avec Catherine (qui a, l’air de rien, une sacrée personnalité).
A bientôt
Opium

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par PoisonFlower, le 3 mars 2013 à 23:06

Merci pour les compliments, ça fait toujours plaisir ! ^_^

 

Figure-toi que je ne savais pas non plus trop comment aborder L’air du temps au départ... Je voulais éviter l’hagiographie en règle (que j’ai déjà expérimentée malgré moi avec Samsara, mais bon disons que c’étaient mes débuts ! :-P Pourtant, je l’aime plutôt bien cet article, mais si je le rédigeais aujourd’hui, je ferais pas mal de coupes, notamment car il y a quelques passages redondants et puis je gommerais volontiers le côté un peu trop "Oh la la, c’que c’est beau" © Annette in Premiers baisers ^^) et je ne voulais pas non plus en rajouter une couche sur le mythe L’air du temps en revenant lourdement sur l’histoire de sa création et tout le blabla habituel autour du flacon, dont on a un peu trop tendance à parler au détriment du parfum qu’il renferme. J’avais cette fois envie de raconter une petite histoire, à la façon d’une anecdote dont L’air du temps serait indirectement la vedette...

 

Sinon, moi je sens distinctement l’oeillet dans L’air de temps, pas que lui, mais il ressort bien. Je trouve d’ailleurs que le mordant caractéritique de cette fleur, qui chatouille un peu les narines, donne une grande partie de son énergie et toute sa personnalité au parfum : il est peut-être doux et romantique, mais on sent bien qu’il a en même temps son petit caractère et ne s’en laisse pas conter, tout comme Catherine en somme ! ;-)

 

C’est marrant ce rapprochement avec Opium, car pour moi aussi les deux sont liés. En fait, j’ai découvert L’air du temps après Opium et l’ouverture du premier m’avait alors beaucoup rappelé la tête hespéridée/épicée du second. Depuis, je ne peux m’empêcher de voir le Nina Ricci comme une alternative printanière au Saint Laurent ou bien comme une initiation aux notes épicées pouvant amener à découvrir Opium...

 

Il faudra que je redonne une chance à Vitriol d’oeillet, tiens... Je suis passé très vite dessus en fait, car là pour le coup je n’ai pas retrouvé la moindre trace d’oeillet, ce qui m’a bien déçu. A la place, je me suis retrouvé avec un parfum plutôt masculin, vaguement épicé, pas du tout à la hauteur du nom dont il se réclame...

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par Opium, le 7 mars 2013 à 21:20

Bonsoir PoisonFlower.

 

Merci pour ta réponse.
L’Air du Temps pourrait servir, effectivement, d’introduction à Opium, comme une sorte de mise en bouche encore assez sage, avant de passer aux plats principaux.
C’est que presque tout le monde n’a retenu qu’une chose à propos d’Opium : "Il est fort !" En oubliant deux éléments essentiels : sa beauté et sa complexité. Et, faisait partie de cette complexité, entre autres choses, un œillet comme dans L’Air du Temps. Mais, entre la mandarine, la pêche, les aldéhydes, la rose, la cannelle, l’ambre, l’encens et la mousse chyprisante, c’est qu’il avait du mal à se faire sa place cet œillet : on ne le remarquait pas dans la photo de groupe, d’autres faisaient les malins. ;-)
Dans L’Air du Temps, même si l’œillet épicé, au centre de la scène, est entouré, lui aussi, des danseuses - cygnes blancs que sont les fleurs blanches en bouquet, il rayonne davantage.
L’Air du Temps est un parfum à redécouvrir : et, étonnamment, bien qu’assez "dame", il attire plutôt des compliments ; soit qu’il touche à un inconscient collectif partagé, soit, tout bêtement, qu’il soit beau... ;-)
Je suis content de l’avoir senti tout à l’heure dans la rue (ça changeait des si originales odeurs de Chupa Chups à la cerise de La Petite Robe Noire (que j’aime bien) et l’étouffe chrétien Poubelle La Vie. ^^

 

Redonne une chance à Vitriol d’Oeillet, je ne l’ai pas trouvé si masculin et, finalement, c’est l’un des Lutens que je porte le plus car c’est un "vêtement" qui est très facile à enfiler et à porter. Je le trouve, pour ma part, plutôt féminin, mais, sans que cela soit un problème. Aaaahh, ces histoires de ressentis persos ! ^^
En revanche, je te confirme, comme toujours en ce moment avec Monsieur Serge Lutens : il y a beaucoup d’humour dans son intitulé de parfum. Ce n’est pas un œillet au vitriol, pas une once de colère trop épicée ici, juste une violette ébouriffée par quelques pincées de poivre. (D’ailleurs, dans l’intitulé du titre, on trouve bien dispersé l’anagramme, dans le désordre, du mot "violette" : "Vitriol d’Oeillet". Est-ce dû au hasard, je n’en sais rien, mais, cela m’a fait sourire en le découvrant. Malgré tout, j’aime bien cette violette poivrée qui rappelle un peu Paprika Brasil dans le style et le traitement.

 

Encore bravo et merci pour ton texte ! L’évocation de l’anecdote de Catherine comme métaphore à ce parfum, moins fragile, romantique et niais qu’il n’en a l’air, est très bien trouvée. ;)
A bientôt.
Opium

 

Ps : Parfois, les "Oh la la, c’que c’est beau" © Annette in Premiers baisers, c’est bien aussi, il ne faut pas culpabiliser. Répéter cela à l’envi, là, ce serait gonflant. Mais, je le fais aussi parfois, et si c’est mérité, tant mieux. Il va y avoir prochainement un article de ce type-là... Cela peut permettre aussi d’asseoir certaines vérités. Et puis, je préférerai toujours l’emballement extasié au cynisme froid (posture bien trop fréquente à mon goût). ;)

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par tambourine, le 2 mars 2013 à 09:52

Ca me rappelle le scénario du Zèbre cette histoire !!

a part ça, l’air du temps, le parfum qu’à peu près ttes les femmmes dans ma famille a porté à un moment ou un autre !Un vrai retour à l’enfance ce parfum !

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par PoisonFlower, le 2 mars 2013 à 13:18

"a part ça, l’air du temps, le parfum qu’à peu près ttes les femmmes dans ma famille a porté à un moment ou un autre !"

 

Ce commentaire illustre bien la façon dont je perçois L’air du temps, c’est-à-dire comme le parfum par excellence, peut-être plus que tout autre classique, qui s’est longtemps transmis de génération en génération dans les familles, de mère en fille, voire de grand-mère en petite-fille, tel un bijou de famille.

 

Ce geste de tansmettre un parfum ou un bijou, est très traditionnel, peut-être même un peu vieille France et petit bourgeois, mais en même temps cette volonté de donner un objet en souvenir de soi qui va en quelque sorte traverser le temps et les modes me paraît toujours émouvante et se rapproche beaucoup du message intemporel délivré par L’air du temps, parfum fleuri épicé qui ne se rattache finalement à aucune mode olfactive (à sa sortie, c’étaient les chypres, aux notes vigoureuses un peu sèvères, qui étaient en vogue, ce dont le parfum de Nina Ricci ne pourrait être plus éloigné) et suffisamment doux et frais pour séduire les dames autant que les jeunes filles (bon, c’est un peu moins vrai aujourd’hui, mais ce fut le cas pendant de nombreuses années).

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Jicky

par Jicky, le 2 mars 2013 à 02:21

PoisonFlower !! Quel texte !!

 

J’avoue avoir été particulièrement touché. Disons que j’aime beaucoup beaucoup Kate Bush ! La folle passion de Hounds of Love (un de mes albums préférés), la folie expérimentale de The Dreaming ou le plus aéré et rebondissant Lionheart sont vraiment vraiment des disques que j’apprécie beaucoup. J’ai même une chanson de Hounds of Love qui m’évoque vraiment un parfum bien précis, dont la relation m’a toujours paru très intéressante, manque qu’à trouver comment lier les deux (pas facile ^^).

 

Mon rapport à L’Air du Temps est assez particulier. C’est un des parfums d’une de mes grands-mères, même si je l’ai rarement sentie avec. Et au début, je le trouvais pas si intéressant que ça ce parfum.

Maintenant avec le temps je vois comment il touche. Sa légéreté nuageuse, vaporeuse. Il n’empêche qu’il fait parti des classiques que je respecte vraiment, mais qui ne m’émeut pas particulièrement (à l’image de Femme de Rochas), même si j’ai vraiment de l’affection pour lui.

 

J’aimerais bien le sentir plus souvent, l’apprécier. Comme Dau, je le trouve finalement assez moderne aujourd’hui (chose que je n’aurais pas pensé il y a trois ans).

 

Pas si Babooshka ? Et bien je sais pas... A revoir ;)

En tout cas bravo !

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par PoisonFlower, le 3 mars 2013 à 18:49

Tout d’abord, merci ! ^^

 

Ah, Kate Bush... Je connais essentiellement le premier album, The kick inside, et le best-of, The whole story, mais il faudrait que je me décide enfin à découvrir Lionheart (déjà, j’adore l’ambiance de la pochette !), Never for ever et Hounds of love. The dreaming, je suis un peu moins emballé par le côté bizarre et expérimental qui en ressort au travers de titres comme Sat in your lap ou The dreaming... En dehors des cultissimes Wuthering heights et Babooshka, j’aime beaucoup The man with a child in his eyes (rien que le titre me parle), Oh to be in love, Wow, Breathing, Cloudbusting...

 

Pour en revenir à L’air du temps, c’est vrai qu’il passe assez bien l’épreuve des années. Bon, aujourd’hui il a cette patine florale très classique qui fera dire à certains nez indexpérimentés qu’il est dépassé, démodé et sent la mémé, mais en même temps a-t-il jamais été vraiment à la mode ? A sa création, c’étaient les chypres qui vivaient leurs années de gloire, par la suite, il y eut une nouvelle salve de fleuris aldéhydés, les eaux chyprées, les notes vertes, les orientaux surpuissants, les bouquets de fleurs capiteuses... etc. Des choses très signées et codifiées donc, là où L’air du temps est un parfum plus flou et en demi-teintes, avec un caractère à la fois bien trempé, grâce à son oeillet (ou en tout cas ce qu’il en reste de nos jours !), et bien élevé. Déjouer les modes en n’étant pas à la mode : voilà la clé de sa longévité et de sa modernité ! ^^

 

"Pas si Babooshka ? Et bien je sais pas... A revoir ;)"

 

Je n’ai pas compris ce que tu voulais dire... Il faut m’excuser, c’est le week-end et mon cerveau marche un peu au ralenti lui aussi ! :-P

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par Olivia, le 3 mars 2013 à 20:21

Je pense que comme Babouchka (ou Babooshka pour les anglais) veut dire grand-mère en russe, Jicky veut dire "Pas si grand-mère ?". Mais je ne jure de rien, mon cerveau marche aussi un peu au ralenti aujourd’hui :D
 
En tous cas, bravo pour ce très joli texte ! (De toutes façons ça parle de L’Air du Temps et vous citez Kate Bush et Les Hauts de Hurlevent donc je ne peux qu’aimer).
Je ne suis pas très objective avec L’Air du Temps et totalement incapable de l’analyser logiquement car ma mère l’a longtemps porté quand j’étais petite donc son odeur me rassure et me berce, et je le trouve doux et lumineux.
J’espère qu’il traversera les modes encore longtemps !

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par PoisonFlower, le 3 mars 2013 à 21:48

Ah, ce serait ça, d’accord ! Ce n’est que récemment en consultant l’article consacré à la chanson sur Wikipedia que j’ai appris que "Babooshka" voulait dire grand-mère en russe, ce que Kate Bush ignorait d’ailleurs elle aussi quand elle a écrit les paroles !

 

Pour terminer sur Kate Bush (la véritable star de cet article ? ^^), sa voix si particulière, qui passe en moins de temps qu’il ne faut pour le dire d’une vulnérabilité presque enfantine à une féminité des plus sensuelles et envoûtantes, me fait complètement fondre, mais je ne suis sans doute pas le seul, me direz-vous ! En fait, elle pourrait presque constituer une idée de départ pour la création d’un parfum (pour moi, ce serait quelque chose de super poudré, façon Calèche ou Rive gauche, avec en contrepoint une fleur d’oranger pour la touche d’innocence peut-être ? ^^) !

 

Et merci ! ;-)

 

H.S. : Très bel avatar ! C’est toi (en 2013, je tutoie tout le monde, c’est dit ! ^_^) ? La jeune femme est ravissante en tous les cas ! ;-)

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par Olivia, le 3 mars 2013 à 22:58

Oui décidément on ne parle que de Kate Bush sous cet article ^^ C’est pas grave, mélangeons les domaines artistiques ! Merci pour l’anecdote ! Justement, je m’étais demandée si elle savait ce que ça voulait dire, parce que ça me paraissait bizarre de signer une lettre enflammée "grand-mère" :D
 
Tu (je tutoie aussi du coup, na !) caractérises très bien sa voix, je ressens aussi cette dualité entre innocence et sensualité. Difficile pour le parfum. Il faudrait que je ressente Calèche, mais il lui manque un côté un peu plus sombre pour correspondre totalement je trouve, je l’aurais bien vue avec quelquechose dans le genre de L’Heure Bleue, qui est un poudré aussi d’ailleurs :D
 
Merci beaucoup pour l’avatar, malheureusement ce n’est pas moi (ouuuuh la tricheuse !), et je ne sais même pas qui c’est, mais je fais une fixation sur sa couleur de cheveux <3

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par Jicky, le 4 mars 2013 à 21:39

OMG

 

J’ai une passion pour la rousseur.

 

 

 

(c’était l’intervention utile et constructive de la journée :p)

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par Lady of Shalott, le 2 mars 2015 à 10:23

Monsieur Jicky, vous n’êtes pas seul ! J’ai une obsession pour le roux et toutes ses déclinaisons. Que prospère la phéomélanine !

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par Jicky, le 4 mars 2013 à 21:38

Mon trio de tête c’est vraiment Hounds of Love - The Dreaming - The Kick Inside. On rentre bien dedans dans The Dreaming quand même, l’écoute est très fluide. Après je connais moins les titres des individuellement, je connais plus l’album dans l’ordre, qui s’écoule naturellement, je te le conseille quand même ;)

 

C’est drôle que tu parles de Cloudbusting, c’est une de mes chansons pour quand j’ai un examen ou un truc comme ça "I just know that something good is gonna happen" et ça marche à tous les coups. Ce morceau est très L’Air du Temps effectivement ! (et le clip avec les nuages aussi :D !) ===> oui j’essaye de revenir au sujet quand même.

 

Perso, le best of je trouve qu’il vaut pas trop le coup. Ok y’a pas mal de tubes, mais pour le prix on a deux albums complets qui sont cohérents et tout.

 

Tout ça m’a redonné envie de deux choses :

- retester L’Air du Temps (ce qui est chose faite aujourd’hui et c’est bôôôôô :D !!)

- revenir sur le petit projet que j’avais autour de Jig of life (Hounds of Love) et le parfum qui le représente si bien ;) !!!

 

Encore merci PoisonFlower :D !

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par PoisonFlower, le 4 mars 2013 à 23:27

Ah, tu aimes The kick inside, c’est bien ! J’ai très envie de découvrir Lionheart, Never for ever et Hounds of love, j’attendrai encore un peu pour The dreaming... Je pourrais sans doute les écouter sur youtube, mais je préfère acheter les albums, surtout lorsqu’il s’agit d’artistes de la stature de Miss Bush. Et ça me permettrait de renouveler un peu le contenu de mon mp3 (mon dernier coup de coeur : A joyful noise de Gossip ; à part les singles, je n’avais pas trop accroché à Music for men, trop rock pour moi, mais là, le nouveau est vraiment addictif, avec un son beaucoup plus pop et électro, donc plus proche de mes goûts).

 

Sympa, l’anecdote sur Cloudbusting : la prochaine fois que j’ai un entretien, je fredonnerai moi aussi dans ma tête en boucle "I just know that somethin good is gonna happen" ! Je l’ai déjà dans la tête, tiens ! J’adore la montée en puissance et les choeurs africains à la fin (bon, généralement, une chanson qui contient ce type de chants ou des choeurs gospel, Like a prayer de Madonna ou Will you be there de Michael Jackson au hasard, me laisse rarement indifférent !).

 

Il va falloir que j’écoute Jig of life, histoire de voir si je reconnais le parfum qu’elle t’évoque, je pense que c’est perdu d’avance, vu que ce doit être de l’ordre de ton propre ressenti, mais comme j’aime jouer aux devinettes ! ^^

 

Ah, j’allais oublié... J’ai découvert Wuthering Heights au début des années 90 grâce à une pub... de parfum, qui l’utilisait en fond sonore ! Et ce parfum, c’était Ô de Lancôme. Décidément, la parfum et Kate Bush, c’est toute une histoire !

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par PoisonFlower, le 4 mars 2013 à 23:37

*Ah, j’allais oublier (et non oublié)

 

Désolé pour ce post inutile, mais j’ai eu trop mal aux yeux en me relisant pour laisser passer cette faute (d’inattention, mais faute quand même !). ^^

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PoisonFlower

par PoisonFlower, le 1er mars 2013 à 19:29

Merci à vous deux ! ^^

 

Comme je le disais à Jeanne, j’ai volontairement choisi de ne pas parler de la reformulation de L’air du temps, vu que je suis loin d’être spécialiste en la matière et que je me suis réellement intéressé à ce parfum il y a peu de temps.

 

Quand on parle de parfums reformulés, il est souvent question de tenue et de sillage amoindris par rapport aux formules d’origine. En ce qui concerne L’air du temps, je pense qu’il ne faut pas forcément attribuer son manque de puissance, qui lui est régulièrement reproché, aux reformulations récentes, vu que vers 1994/1995 ans une de mes tantes qui le portait alors lui reprochait déjà d’avoir une tenue sur peau très fugace !

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par dau, le 1er mars 2013 à 22:53

Hélas ; l’Air du temps est bien diminué et on ne peut plus vraiment parler d’oeillet. J’ai la chance de posséder un flacon des années ’70 et c’est un vrai bonheur. Néanmoins, je trouve la version actuelle encore bien jolie ! Le salicylate qui est très présent et lui donne un côté solaire et rayonnant, c’est vraiment un parfum de jour, il n’a rien de le belle de nuit qui se la joue vamp ou fatale.

 

Quand à la présence, je trouve ce parfum, bien qu’assez transparent et léger, somme toute assez présent, mais plus à la façon d’un aura délicate que d’un vrai sillage. C’est probablement ce qui le fait passer pour romantique alors qu’il n’a jamais eu rien de mièvre. (Si ce n’est les campagnes de pub des années ’70 par trop David Hamiltonesque)

 

Il mérite vraiment d’être redécouvert et de redevenir à la mode car son raffinement et sa délicatesse ne l’empêche pas d’être toujours très portable, sans être trop daté, ou trop vieilli. Chaque fois que je le respire, je me dit qu’il pourrait sortir aujourd’hui. (Chez l’artisan Parfumeur pas exemple) J’avoue que le porter est un bonheur surtout quand je suis à l’extérieur, je le trouve parfait comme parfum de grand air. Je l’aime un peu moins confiné en appartement ou en bureau...

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par le tourbillon de la vie, le 23 janvier 2015 à 20:52

J’ai toujours un flacon ancien des années 80 mais il a complètement viré. J’ai le même problème avec d’autres parfums comme L’Eau de Camille que j’ai ressorti hier et qui n’est plus aussi frais, alors que c’est un flacon qui n’a que six sept ans, mais les Goutal ont l’air très fragiles en général.

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jle

par jle, le 1er mars 2013 à 00:18

Superbe billet, d’une élégance, d’un fluidité et d’une classe rare tout en étant très abordable, concis et remarquablement bien écrit. Bravo, tu mets la barre très haut ;0)

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par Frédéric, le 1er mars 2013 à 10:17

je plussoie !

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Adina76

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calou44

a porté L’Air du Temps le 4 février 2015

Sa note :
yo du soir

yo du soir

a porté L’Air du Temps le 23 janvier 2015

mara

mara

a porté L’Air du Temps le 20 janvier 2015

Depuis mes 18 ans j’aime le monde des odeurs. C’est à cet âge que j’ai reçu mon premier parfum : Princesse d’Albret. Le second fut L’Air du Temps de Nina Ricci. Et après je n’ai cessé de partir à la (...)
Sa note :
Olfaddict

Olfaddict

a porté L’Air du Temps le 7 octobre 2014

Blair Waldorf

Blair Waldorf

a porté L’Air du Temps le 2 septembre 2014

Hermeline

Hermeline

a porté L’Air du Temps le 1er août 2014

Néophyte mais curieuse, un peu boulimique olfactivement parlant mais cela passera (mon compte en banque l’espère !), j’aime le monde de la parfumerie. Vivant cependant à Montréal, beaucoup de trésors (...)

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Lecture et cigarette en terrasse, par Æther et LGN

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Le designer Louis-Gabriel Nouchi et le fondateur de la maison de parfum, Nicolas Chabot, nous invitent en terrasse, entre effluves de papier, de tabac et de briquet.

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il y a 18 minutes

Au final, s’il ne devait en rester qu’une quelle rose conseilleriez-vous chez les parfums de(…)

demeter76 a commenté Magie Noire

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Bonjour Poivre Rose, Je suis désolée d’être aussi tardive à vous répondre. Je n’ai découvert que(…)

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