Auparfum

Le nouveau visage de la maison Caron

par Jessica Mignot - Jeanne Doré, le 30 juin 2021

La marque revisite sa « collection merveilleuse », qui regroupe les parfums exclusifs de Caron, avec un nouveau flacon, et remet au goût du jour une référence historique de 1952, Muguet du bonheur.

Créée en 1904 par Ernest Daltroff, la société Caron est passée entre les mains du groupe Alès avant d’être rachetée, en 2018, par Cattleya Finance. Elle est désormais dirigée par Ariane de Rothschild qui a choisi Jean Jacques comme parfumeur maison, en lui accordant une grande liberté de création dans le respect de ce qui constitue selon eux la « signature Caron  » : la dualité - rencontre d’ingrédients d’univers opposés - et la démesure - des parfums opulents, de belles matières premières.

En 2021, la marque a décidé de repenser le design de leur « collection merveilleuse » : un flacon empilable, et toujours ressourçable, dont la forme ronde rappelle le « O » de Caron, mais également celui d’Olivia, fille cadette d’Ariane, à l’origine de cette nouveauté.

Autre changement, la restructuration des créations de cette collection, désormais classées en cinq familles olfactives :
- Les « fleurs précieuses  », la plus fournie, regroupe les bouquets opulents, notamment N’Aimez que moi, Pois de senteur et Le Narcisse noir, mais également Le Narcisse blanc réédité en 2020 ;
- Les « ambrés sacrés » accueille Montaigne, Infini, et Rose ébène ;
- Les « bois exquis  » comprennent deux parfums créés en 2020 : Santal précieux, qui associe santal et rose, et Vétiver infini, mariage de vétiver et d’iris ;
- Les « beaux tabacs », parmi lesquels Tabac blond côtoie ses déclinaisons contemporaines Tabac noir et Tabac exquis. Ce dernier, lancé en 2020, est né du désir de Jean Jacques de « réinventer le tabac iconique de Caron en lui insufflant la gourmandise d’un accord chocolat délicieusement moderne » ;
- Enfin, les « chypres de Félicie », avec Accord 119 et une nouveauté de 2021, Muguet du bonheur en eau de toilette. Une réinterprétation du parfum lancé en 1952 à l’occasion du 1er mai, pour lequel Jean Jacques propose un clair-obscur entre « les notes florales cristallines d’un accord muguet et la senteur délicieuse d’une note de poire ».

Collection merveilleuse, eaux de toilette, 100 euros/30ml, 130 euros/50ml, 185 euros/100ml ;
eaux de parfum, 120 euros/30ml, 155 euros/50ml, 220 euros/100ml ;
parfums, 205 euros/30ml, 250 euros/50ml, 355 euros/100ml.
Flacons ressourçables, disponibles en ligne ou dans la boutique Caron, rue François 1er, Paris 8e.

Premières impressions

Le relancement de la collection est une bonne occasion pour se (re)plonger dans les classiques de la maison qui incarnent sa signature historique, et redécouvrir par exemple N’aimez que moi, une violette rosée poudrée très cosmétique, Pois de senteur, un oriental rosé talqué, très crémeux, Fleur de rocaille, un floral aldéhydé épicé et rosé, propre et réconfortant comme du linge propre, ou encore Tabac blond, et son célèbre cuir tabacé et épicé qui a fêté son centenaire en 2019.
Parmi les nouveautés, pas de gros coup de cœur, Santal précieux, très lacté et enveloppant, tire cependant son épingle du jeu, Tabac exquis pourrait séduire les amateurs de cacao liquoreux et Narcisse blanc est une fleur d’oranger verte et lumineuse.
Quant au Muguet du bonheur, ce néo-chypre fruité est définitivement ancré dans le XXIe siècle avec sa note prononcée de poire juteuse, son patchouli transparent et ses muscs propres, qui semblent davantage destinés à séduire une (très) jeune fille que les adeptes historiques de la maison…
J.D.

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ROBERTO

par ROBERTO, le 15 juillet 2021 à 12:40

J’ai été bloqué par CARON, sur Instagram, à cause d’une critique des nouveaux flacons et le parfums

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par Fabien, le 15 juillet 2021 à 13:42

Ah oui quand même !!!!!

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par kismi, le 15 juillet 2021 à 16:01

Ahaha cher Roberto, ça vous apprendra ! Non mais ! Les flacons Tupperware, c’est super pratique ! OSEF du parfum quédedans ! Bise !

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par DOMfromBE, le 15 juillet 2021 à 16:19

Ça me rappelle un hit de Tupperware des années 80... Les bols pagode.
Maintenant je veux Marie-Thérèse Porcher aux commandes d’une boutique Caron avec les chansons et la chorégraphie !

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par kismi, le 16 juillet 2021 à 04:35

Hmmmm je me demande ce que donneraient ses délires olfactifs... A tous les coups on sentirait le gruyère et la poussière ! Mais sans doute aussi diverses sécrétions. Ah Sainte Marie Thérèse.... La bise !

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par DOMfromBE, le 16 juillet 2021 à 08:52

Une boutique ténue par Marie-Thérèse, avec Jacqueline comme première vendeuse et Madame Lopez au plumeau... On serait bien loin du nunuche politiquement correct qui à force de n’offenser personne n’amuse pas grand monde... Et ça s’applique tellement au milieu du parfum, qui se reproduit à l’infini de peur de se rater...

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Nez inexpert

par Nez inexpert, le 7 juillet 2021 à 20:42

Pour ajouter mon suferplu grain de sel à la conversation en cours : mettez-vous à leur place, aucune alternative n’est séduisante. La marque Caron ne signifie rien aux gamines, aux bobos, aux étrangers, etc. Pire, si elle a une image, c’est "mémère du 16ème" ou "apprécié en Europe de l’Est". Ressortir les classiques de caractère qui séduiraient les amateurs de niche ? On n’achète pas un parfum mais une illusion, et cet irrationel a une cohérence : pour s’offrir de la niche on va dans une maison qui en a l’image moderne, novatrice, un peu en porte-à-faux, pas dans un musée. D’Orsay l’a compris et a tourné le dos à son héritage vieillot, allant jusqu’à renommer son classique Tilleul qui pourtant avait bonne réputation. Cette approche lui sourira-t-elle ? "Toujours de l’audace", comme disait un certain guillotiné.

Adina a évoqué les erreurs de Courrèges, mais que peuvent-ils faire de mieux ? Les remarquables Blanc et Hyperbole, sortis en 2012 et 16, ne se vendirent pas. Doit-on leur reprocher d’essayer la ligne de "colognes imaginaires" aux noms affligeants et qui, j’imagine, sont d’innocents bidules sans âme ?

Que pouvait faire Balmain, ou plutôt Interparfums ?

Je n’aimerais pas être à la barre du vaisseau Caron. Guerlain a l’appui d’un gigantesque groupe, Lutens (Shiseido) et Malle (Lauder) sont la coqueluche des bobos, le seul nom de Chanel fait se pâmer les midinettes de la Terre entière, Cartier (Richemont) et Hermès reposent sur bien d’autres activités que le parfum... Aux autres les miettes.

Je préférerais une maison Caron survivant par n’importe quelle stratégie commerciale et tentant de préserver du patrimoine ce qu’elle peut, à une maison Caron défunte faute d’avoir su s’adapter. Peut-être de meilleures reformulations des grands classiques sont à venir. En attendant, il doit bien y avoir quelque chose à se mettre sous le nez dans leur pléthore de nouveautés : par exemple cet Aimez-moi comme je suis, qui semble plaire sans être banal ni trop gourmand. Il reste aussi Yatagan et le 3ème homme, comme l’a noté Amiedufiguier : encore excellents.

Au fait, hier j’ai mélangé sans y penser Carbone de Balmain au 3ème homme, et j’ai passé une bonne heure à renifler à la ronde pour identifier le porteur de cette merveilleuse senteur avant de comprendre que c’était bibi. Avis aux amateurs.

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par Farnesiano, le 7 juillet 2021 à 21:29

Carbone de Balmain... Autre merveille masculine aujourd’hui disparue, tout comme Lui de Rochas, Gucci pour Homme, Silver Shadow de Davidoff, etc.
Demain je m’attelle à mixer Carbone au 3e Homme ( même si pris isolément, les deux parfums se suffisent à eux-mêmes.)

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par Adina76, le 8 juillet 2021 à 08:01

Bonjour Nez inexpert, bonjour à tous,
Merci pour ce partage très juste. L’exemple de Maison d’Orsay est fort intéressant. Voilà une maison d’antan qui restait confidentielle mais qui réussit à se projeter dans le paysage olfactif contemporain de façon judicieuse : la modernité branchouille est dans les noms, le discours, le teasing de ces énigmes littéraires qui font notamment notre délice. Ils en profitent pour relancer Tilleul sous un autre nom ? Très bien ! Le parfum existe donc toujours. On ne peut que s’en réjouir et les jeunes perfumista pourront peut-être aller plus facilement vers ce qui a l’apparence de la nouveauté. D’autres maisons infiniment moins prestigieuses que Caron trouvent aussi les moyens, l’inventivité, l’élan pour revenir sur le marché, parfois même avec une énergie, un vent de jeunesse étonnant et remarquable : Maison Violet, Lubin, le Galion pour n’en citer que trois. Violet, pilotée par une très jeune et talentueuse équipe relance certains de ses trésors avec une communication très contemporaine. Le Galion mise peut-être davantage sur son héritage avec des visuels de toute beauté mais multiplie les créations souvent magnifiques. Ces trois maisons ont recours aux talents de la fine fleur des créateurs d’aujourd’hui. Alors pourquoi Caron qui avait quand même le plus sublime catalogue de parfums au monde pour reprendre ce jugement que je ne suis pas loin de partager n’y arrive-t-il pas ? Peut-être est-ce tout simplement la gestion de cette maison qui cloche. Elle est probablement gérée par ses actionnaires comme un des grands de la parfumerie qu’elle n’est plus : parfumeur maison unique comme les grands Chanel, Dior, Guerlain, Cartier, Hermès dont vous avez cité les atouts : richesse, notoriété... mais pour ces derniers, tout roulait déjà très bien quand ils ont fait le choix du parfumeur maison. C’était la cerise sur le gâteau en quelque sorte. Le surplus de personnalité à des maisons qui avaient le vent en poupe. Caron ne peut pas ou plus se comporter avec une gestion de grand qu’il n’est hélas plus du moins en termes de parts de marché. Je sens aussi chez eux un "accrochage" aux recettes marketing les plus banales (faire absolument des créations, du moderne dans l’air du temps) qui peut-être dicte la composition du catalogue (vraiment peu convaincante) et le parfumeur maison. Je ne suis certes pas à la place des propriétaires de Caron, mais je me demande si la vraie audace payante ne serait pas plutôt de confier la gestion et la création de cette maison (avec une vraie carte blanche sur le catalogue, la création ...) à une équipe plus jeune, réunissant passionnés du parfum et gestionnaires du sérail qui sauraient probablement mieux "secouer" la belle endormie pour la remettre sur les rails ... ce serait certes un pari, mais dans la situation actuelle, ça pourrait valoir le coup.

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par Fabien, le 11 juillet 2021 à 17:06

Voilà,
Le problème est qu’ils à tout prix à sauver du vieux en faisant du neuf oubliant que Caron c’est autre chose que ça, à la limite quitte à tout supprimer pour recommencer quelque chose de nouveau mais là, grossière erreur.

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Farnesiano

par Farnesiano, le 7 juillet 2021 à 08:20

Pour retrouver quelques notes critiques sur les anciens CARON}, relisez e. a. ce qu’écrivait NEWYORKER en novembre 2013 à propos de Royal Bain :

" " Alors non, je ne donnerai pas d’argument d’autorité, je ne parlerai pas du fait que Mathilde Laurent et Dominique Ropion vénèrent Femme de Rochas (oui aucun rapport avec Caron, et alors) ou que Thierry Wasser a adoré mes Tabac Blond et Narcisse Noir vintages. Non, ce serait trop facile :)
Maaaiiis oui, Caron, la bouillie, le stupre, c’est tout nul et ça colle. Alors JUSTE (je vais encore radoter, tant pis) :

- Je portais hier sur le poignet un Tabac Blond années 50 en extrait, 10 heures après l’application, le fond est très présent, d’une qualité incroyable, dur, cuiré, animalisé, ambré, hyper facetté et nuancé. Envoutant à en faire tourner la tête. Ça se tient, ça a du corps et de la gueule, l’œillet ne sert que de transition pour faire crépiter ce cuir fumé et âcre.

- Nuit de Noël : Un des parfums les plus importants des années 20. Ses notes de fond, admirées par nombre de parfumeurs, se retrouvent dans plusieurs grandes créations, des années 20 jusqu’aux années 70 : Habanita, Bois des Iles, Calèche ou encore le N°19, selon Guy Robert. Alors pour un parfum qui sombre dans la vanille giroflée et l’indescriptible chaos, ça me fait bien rire. Patrice m’a d’ailleurs dit que mon Nuit de Noel des années 30 avait laissé sur sa mouillette plusieurs jours après application une superbe odeur profonde et facettée. Le fond mousse de Saxe de Nuit de Noël est en effet d’une grande richesse et fait figure de modèle en parfumerie, je n’ai même pas besoin d’argumenter, c’est une évidence, c’est comme dire "l’iris ça coute cher".

- Le Narcisse Noir : Où est l’eugenol ??? Juste peut être la plus belle fleur d’oranger du 20ème siècle, riche et animale, presque irréelle, on a du mal à la comprendre tant elle s’éloigne de l’idée que l’on se fait habituellement de cette matière. Un parfum dramatique et sombre, décadent, une tragédie en trois actes avec explosion finale, lorsque tout bascule sur un lit de santal, de musc animal et de civette. Fondu, jamais vulgaire, incroyablement intelligent et pensé, je n’ai jamais senti un autre parfum lui ressemblant de près ou de loin. Un monument ! Personne d’autre que Daltroff n’a travaillé la fleur d’oranger de manière aussi sombre et stylisée. Pas une goutte de vanilline. Et je trouve la civette du Narcisse Noir plus maitrisée que celle de Mouchoir pour Monsieur par exemple.

- Alpona : un chypre fruité comme nul autre avec sa note de citron vert confit sur un fond cuiré mousse de chêne. Un des parfums les plus originaux que je connaisse, aucun autre chypre ne lui ressemble. Oeillet ? Vanille ? Mélasse ? Bouillie ? Nul part.

- Acaciosa : Un grand bouquet floral comparable à Joy par sa richesse, avec une pointe d’ananas, hyper novateur à l’époque, sorti 11 ans avant Colony de Patou. Idem

- Royal Bain de Champagne : Un parfum assez incroyable qui fascine la plupart des personnes à qui je le fais sentir. Après un étrange départ de fruit blet, Royal Bain évolue sur une superbe violette ultra poudrée. Le fond quasi mystique encens, santal, benjoin, oppoponax, vanille est un des plus beaux que je connaisse. Il évoque l’odeur des météorites de Guerlain et se retrouvera dans le Dix de Balenciaga en 1947 et plus de 60 ans plus tard dans Flower by Kenzo. A aucun moment le parfum ne bascule dans les notes grasses et épaisses ! Les notes dansent sur peau avant de se fondre au fil des heures.

- Bellodgia : Un soliflore œillet, peut être le plus grand, vieillot, démodé, oui, mais très beau. Bellodgia rappelle l’odeur d’un bel œillet crémeux, poudré, légèrement vert et épicé, mais ne sent pas le clou de girofle et reste étonnamment sec ! Peu de parfums lui ressemblent. Il inspirera évidemment l’Air du Temps en 1948.

Bon, et je ne parle pas de Farnesiana, Les Pois de Senteur de chez Moi, Or et Noir, Violette Précieuse, Adastra, With Pleasure, Pour un Homme, le Voeu de Noël etc....Le seul parfum dont le fond est un peu fouilli, c’est En Avion.

Les Caron sont des parfums inspirés, souvent très novateurs, la marque a en effet rarement suivi les tendances. Daltroff était un autodidacte comme François Coty ou Armand Petijean et sera reconnu comme un des plus grands créateurs de son époque. Caron, c’est un univers qui m’enchante, où tout est hyper cohérent, tout y est exquis, des noms des parfums, aux flacons. Les parfums sont en accord total avec leur univers et comme je l’ai expliqué, et contrairement à ce que dit Jicky, les grands Caron ne basculent pas dans ce fond girolfé vanillé bouillie, NON, pas les versions d’origine. Il y a du crémeux dans certains d’entre eux, mais tout est équilibré et ces notes ne font pas couler le parfum. Comme par exemple dans Nuit de Noël, où ces notes crémeuses viennent adoucir les notes boisées sèches et cuirées, pour les rendre confortables, mais sans leur faire perdre leur caractère, c’est un des fonds les plus maîtrisés que je connaisse. Idem pour Le Tabac Blond. Ces parfums sont cohérents, des notes de tête, jusqu’aux dernières notes de fond.
Je ne défendrai pas les versions actuelles évidemment, puisqu’en effet cette note giroflée est trop présente , ne se fond pas et sert à donner une patte retro et une aura vintage à des parfums qui ne le sont pas, tout en venant considérablement alourdir les formules et rompre les équilibres. Mais cela ne concerne pas les anciens Caron, les vrais donc.... " "

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Adina76

par Adina76, le 6 juillet 2021 à 14:45

Bonjour amiedufiguier, bonjour à tous,
Vous avez parfaitement écrit ce que je n’aurais su mieux dire ! Je n’ai pas eu l’opportunité de découvrir les nouvelles créations de Caron, mais ce tableau de la gamme revisitée et actualisée ne m’a vraiment pas convaincue. Tout d’abord j’adorais cette maison dont les créations étaient à mon nez les plus grands et féeriques parfums qu’on puisse trouver. Relancer cette grande maison en mettant en
avant son fabuleux héritage aurait dû passer par le maintien au catalogue des chefs d’œuvre que sont Fleurs de rocaille qui en son temps a été un des parfums les plus vendus aux États-Unis et était une merveille de délicatesse, Nuit de Noël, merveilleux oriental ambré, le grand floral boisé Nocturnes des années 80, Acaciosa, Or et noir, Bellogia, Infini l’original et j’en passe ... C’eût été capitaliser sur la Caronnade et un esprit années 20 et 30 aux créations vraiment signées et à l’identité très forte (que bien des marques de niche actuelles essaient de recréer). Au lieu de remettre dans la lumière ces vrais joyaux et de capitaliser sur l’identité olfactive de la marque, on maintient l’anecdotique Fleur de rocaille, ennuyeux au possible, une version regrettable de Tabac blond - Petrichor avait raison d’écrire qu’une nouvelle formulation était vraiment souhaitable- qu’on décline avec des créations qui sur le papier ne font vraiment pas envie ... on fait du "chypre" contemporain, facon "gourmand", comme la concurrence dont je ne vois vraiment pas en quoi ils pourraient relancer cette maison que les jeunes générations de toute façon ne connaissent plus. Je ne m’étonnerai donc pas de la disparition sous peu desdites nouveautés, et le risque de voir disparaitre cette maison purement et simplement dans les années qui viennent me semble bien réel. Cela me peine de jouer les Cassandre, mais quitte à me répéter, Caron fait les mêmes erreurs que Courrèges : au prétexte de faire moderne et tendance, on saborde l’héritage pour des nouveautés qui risquent fort de disparaître aussi vite qu’elles ont vu le jour. Pas de vision, pas de cohérence, pas de souci de l’identité pourtant très forte de cette merveilleuse maison. Pour le grand public, resteront les poudres (et encore : un truc de vieilles diront les d’jeunes !), pour un Homme, avec un peu de bol le merveilleux Aimez-moi comme je suis ... à pleurer...

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par amiedufiguier, le 6 juillet 2021 à 10:28

Bonjour et merci pour cet article. Je suis une grande admiratrice de Caron. Mais je me sens aliénée par les récentes décisions de la marque sous les nouveaux propriétaires.

Vraiment que se passe-t-il ? Autrefois Caron était la plus belle maison de parfumerie au monde. La situation va mal depuis un certain temps. Mais depuis trois ans c’est le massacre. Pourquoi acheter une maison patrimoniale et ignorer son patrimoine ?

Ils ont supprimé la plupart de leurs parfums classiques : Nuit de Noël ( mon parfum ), Bellodgia, En avion, Poivre, Acaciosa, Farnesiana, Or et noir … la liste des victimes est longue. Sur près d’une trentaine de parfums dans leur collection actuelle, seuls 6 sont du fondateur Ernest Daltroff. Et ils n’ont même pas pris la peine de les restaurer. Ce sont les mêmes reformulations des années 2000 qui ont défiguré Narcisse noir, Tabac blond, Bain royal ...

La plupart des anciens parfums qu’ils ont conservés datent des années 1970 à 2010 … pas la meilleure période dans l’histoire de Caron ( à l’exception de Yatagan et du 3ème homme ). La reformulation de Parfum sacré est toujours mauvaise. Certaines de leurs décisions sont tout simplement bizarres : pourquoi avoir gardé Fleur de rocaille des années 90 et supprimé le classique Fleurs de rocaille des années 30 ?

Le nouveau parfumeur a créé une dizaine de parfums ces 3 dernières années. Était-ce vraiment nécessaire ? À mon nez ils sont tous assez communs et synthétiques ( mais vendus à 155 € les 50 ml ). Aucun d’eux n’a la célèbre « densité » Caron ou la signature « marron glacé » ( Mousse de Saxe ) qui rendaient les parfums Caron immédiatement reconnaissables.

Le pire, c’est ce Muguet du bonheur. C’était l’un des meilleurs muguets de la parfumerie. Maintenant c’est un patchouli fruité musqué pour les ados. Pourquoi garder le nom alors ? Même chose pour Narcisse blanc qui n’a rien à voir avec l’ancien. C’est incompréhensible.

Et qui veut des flacons empilables ? Ce ne sont pas des boîtes à épices !

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ROBERTO

par ROBERTO, le 1er juillet 2021 à 23:26

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ROBERTO

par ROBERTO, le 1er juillet 2021 à 23:24

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par Yseanne, le 1er juillet 2021 à 13:52

Bonjour et merci pour cet article. est ce que les "anciens" pois de senteur, narcisse noir, tabac blond ont été reformulés ou sont -ils identiques à votre nez à l’ancienne et belle collection ?

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ROBERTO

par ROBERTO, le 30 juin 2021 à 17:55

Je n’aime pas les nouveaux flacons et je n’aime pas le nouveau masculin créé par ce parfumeur. J’ai envie de crier, reviens William Fraysse

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