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Flacon de Le Lion - Chanel
Coup de cœur - Nouveau parfum
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Les griffes de l’ambre

par Jeanne Doré, le 30 décembre 2020

S’il y a bien un parfum qui s’est fait attendre tout au long de 2020, retardé par les circonstances que l’on connaît, c’est lui. Après des derniers Exclusifs plutôt sous le signe de la légèreté et de l’abstraction, Chanel renoue avec une atmosphère orientaliste, dans la veine de Coromandel, en revisitant ici le ciste-labdanum.

Cette matière végétale, connue pour être le pilier historique de l’accord ambré - les bases sont posées par François Coty en 1905 avec son Ambre antique -, l’est aussi pour cacher derrière ses facettes baumées et résineuses des dessous animalisés. Même si Olivier Polge a travaillé avec une essence redistillée pour se débarrasser de certaines notes indésirables, il semblerait que cette nouvelle création dévoile un pelage pourtant bien assumé.

Une brume de citron et de bergamote éphémère chatouille le nez, et nous voilà plongés dans une étoffe de velours pourpre et ébène, brodée d’or et de bronze, à la fois luxuriante et souple, comme un vêtement haute-couture épais et pesant, mais qui bouge avec une fluidité déconcertante grâce à son tombé impeccable. Le ciste entrelace ses fils ambrés à travers un santal velouté et un patchouli sombre, puis mêle ses volutes ronronnantes à une vanille à la gousse de cuir, aux intonations fumées et poudrées. Tout semble à sa place dans un équilibre parfaitement maîtrisé, que l’on devine être le fruit de longs et subtils ajustements pour parvenir à cette impression de richesse, qui n’est pour autant jamais envahissante.

Alors bien sûr, impossible de ne pas penser à Shalimar, en moins hespéridé, moins vanillé, une variation qui aurait revêtu un habit de cuir et de velours et une étole en fourrure. La filiation m’avait même paru presque risible au départ. Évidemment, cela n’a rien de nouveau de proposer un ambre en 2021, pile un siècle après Emeraude de Coty, dont s’inspirait justement le célèbre oriental de Guerlain… Mais plus on le porte, plus on oublie l’ascendance, même s’ils ont en commun cette évidence des grandes compositions, on se surprend à déceler dans ce Lion sa personnalité propre et son fort potentiel addictif, au-delà de l’hommage affirmé.

L’année 2021 commence bien, les concurrents à venir ont déjà un adversaire de taille pour le futur best-of de l’année….

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héspéridés

par héspéridés, le 12 février 2021 à 18:05

Bonjour à tous,

Découvert ce matin et finalement acheté en fin d’après midi.
C’est beau ! Pas forcément immédiat mais les heures passant il devient en effet "un peu" addictif.
J’ai trouvé le côté cuir important, un peu fumé, vieux, un petit coté sale, résineux dans une composition qui semble très qualitative et bien dosée.
Je le vois dans un vieux sac de voyage en cuir tanné par les années, dans un train ou une belle voiture des années folles. Il s’inscrira, je pense, bien dans la série des Exclusifs, et nous offre un deuxième beau cuir, totalement différent de cuir de Russie, altier au possible.
Il rayonne mais sans lourdeur, et a une bonne tenue sur moi.

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par héspéridés, le 12 février 2021 à 18:22

J’ai également découvert "Le Cuir" de Mona Di Orio aujourd’hui à Marie-Antoinette dans le Marais, plus profond, fumé, sec. Magnifique également, c’est à découvrir.

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DOMfromBE

par DOMfromBE, le 21 janvier 2021 à 15:03

Mon vaporisateur est arrivé ce matin. Il est livré avec un échantillon, afin de pouvoir le tester et, éventuellement, le renvoyer sans ouvrir l’emballage... Je suis mitigé ; Certes c’est joli et, en effet, c’est très proche de Shalimar avec un départ plus citronné, un côté cuiré et fumé, à la limite de l’encens d’Eglise. Au final, j’en attendais trop et ne commanderai certainement pas un 200 ml. Tenue et diffusion médiocres pour mes standards, contrairement aux commentaires des anglo-saxons obsédés par le "office friendly" et autres "politically correct".... Dans le registre baroque, Coco reste le plus bel opus de Chanel.

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par poivre rose, le 21 janvier 2021 à 21:33

bonsoir DomfromBe,
C’est amusant les différences de perception. J’ai été vraiment séduite par le lion pour ma part, et surprise ; je m’attendais à une ressemblance plus grande avec Shalimar mais au final à l’évolution je trouve qu’il s’en éloigne complètement. Je ne perçois pas du tout le côté encens d’église, et la tenue sur mon poignet en tous cas était particulièrement excellente. D’ailleurs sur la touche que j’ai calée entre deux pages d’un livre il sent toujours, contrairement à d’autres que j’ai essayés le même jour. Mon conjoint ne l’aime pas trop en revanche, ce qui arrange mon portefeuilles !! Quant à Coco, oui, quelle merveille !

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par DOMfromBE, le 22 janvier 2021 à 07:02

Bonjour,
Après le poignet, hier, sur lequel j’avais vaporisé un quart de l’échantillon, je passe à la vitesse supérieure et je commence la journée avec le reste dans le cou et sur le col de mon polo.
Je reviendrai avec un commentaire complémentaire.

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par Donald Bovy, le 10 janvier 2021 à 17:08

Je classe ce parfum clairement dans la famille des cuirs. Il est pour moi proche de ce que fut Tabac Blond de Caron. Je le trouve bien plus loin de la famille des ambrés doux tel que Shalimar de Guerlain. C’est amusant de relire le Guide du Parfum de Veuillet-Gallot de 1996 et de constater qu’en 2020 les représentants de la famille des cuirs ne sont plus si peu nombreux...

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poivre rose

par poivre rose, le 2 janvier 2021 à 19:10

bravo Chanel, magnifique nouveauté que ce lion ronronnant sous la caresse mais tout juste dompté, la description de Jeanne Doré en est impeccable, je ne sais pas quoi y ajouter, c’est exactement mon ressenti (si ce n’est peut-être un léger effet liquoreux en plus à la numéro 18) ! je le trouve vraiment somptueux. Il faut vraiment le laisser évoluer sur la peau, la réminiscence de Shalimar s’estompe peu à peu pour laisser place à un parfum réellement signé. Comme le 18, il est un peu à part des autres Chanels, tout en restant dans la famille ; j’aime cela chez cette maison, cette capacité à conserver un fil conducteur sans pourtant se répéter.

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Duolog

par Duolog, le 30 décembre 2020 à 18:39

Merci Jeanne pour cette critique, je m’y retrouve parfaitement.
Il est vrai qu’on l’aura attendu... Ma découverte du parfum s’est faite en trois temps : d’abord "ah, tu portes Shalimar ?" à un privilégié qui avait été servi avant tout le monde, puis "c’est vraiment le meilleur flanker de Shalimar" quand j’ai eu l’occasion de le tester, et maintenant ses facettes cuirées m’ont séduit, je lui trouve une forme bien à lui, très plaisante à porter. J’aurais dû rester sur mes a priori, ce lion pourrait finir par avoir raison de mon cochon tirelire.

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par Garance, le 30 décembre 2020 à 21:00

Je suis bien curieuse : j’adore Shalimar, que je porte de temps à autre dans la version Ode à la Vanille. Je raffole de beaux ambrés, et Ambre précieux est justement mon précieux d’hiver... Je pense être facile à séduire. Il va tout de même falloir passer par-dessus la colère que j’éprouve envers Chanel : je ne me remets toujours pas de la reformulation de mon magnifique Coromandel. Je m’étais juré de ne plus rien acheter chez eux, mais qui sait, peut-être ce lion pourra-t-il me réconcilier avec la marque ?

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par Duolog, le 30 décembre 2020 à 23:53

Ce lion n’est pas une ode à la vanille, qui est ici en arrière plan, mais on y retrouve un beau patchouli et la dimension animale plus tôt évoquée... J’avoue, j’y ai pensé, je me suis dit "bon, la tenue est super, ils veulent se faire pardonner Coromandel". Mais on est dans un autre univers, l’un ne remplacera pas l’autre. Ce serait cependant dommage de ne pas le tester.

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héspéridés

héspéridés

a porté Le Lion le 12 février 2021

Bonsoir à toutes et à tous, Bonsoir et pas bonjour car c’est le soir que je préfère porter un parfum. Seul ou accompagné, au repos, après un pschit sur le dessus de ma main, que je hume jusqu’à mon (...)
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