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L’Envol

Cartier

Flacon de L'Envol - Cartier
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par Jeanne Doré, le 20 septembre 2016

Cartier a présenté cet été L’Envol, qui, si l’on ne compte pas les flankers de Déclaration, de l’Eau de Cartier ou de Pasha, constitue la première vraie nouveauté pour homme depuis Roadster, lancé en 2008. Autant dire que c’est LE lancement masculin Cartier de la décennie.

La marque nous promet une élévation de l’esprit vers le ciel, dans un hommage au pionnier de l’aviation franco-brésilien Alberto Santos-Dumont, et convoque pour cela des ingrédients aux vertus divines, l’hydromel au pouvoir immortel, et l’ambroisie, nourriture préférée des dieux de l’Olympe.

L’Envol amorce son décollage avec des notes aromatiques et aériennes, quelque part entre lavande et armoise, bien qu’assez abstraites et transparentes. Puis nous parviennent une violette verte, légèrement aqueuse, et un iris poudré, un peu cuiré, qui ne parviennent hélas pas à nous épargner une fraîcheur virile, propre, voire aseptisée et, avouons-le, un peu générique.

Des bois secs et fumés émergent peu à peu des nuages, mais il faudra attendre quelques heures de vol avant d’atteindre une altitude enfin confortable : un élégant fond boisé, chypré, où les résines divines semblent enfin se révéler pleinement, enrobées par des muscs cotonneux au sillage vaporeux, entre un patchouli discret et quelques fruits secs et liquoreux.

Après les signatures sans compromis et si uniques de Déclaration et ses différentes variations, ou même de Roadster qui surfait pourtant sur une masculinité archétypale, on ressent un léger désappointement face à cette composition qui semble exploiter les codes d’une virilité facile et internationale, tout en jouant la carte de la créativité avec des ingrédients originaux et indéniablement qualitatifs.

Si L’Envol continue de voler largement au-dessus du niveau de la plupart des masculins mainstream du moment, on ne peut s’empêcher de regretter que les touches d’originalité et de folie pensées pour ce parfum n’aient pas pris plus d’altitude...

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par david280, le 24 juillet 2020 à 18:50

Bonsoir,
J’aimerai m’offrir l’envol en EDP ou Pour monsieur toujours en EDP mais j’hésite entre les deux , j’ai aimé dans le passé eau sauvage , infusion d’homme pour vous donner mes goûts et je recherchais un classique . Merci pour vos avis de connaisseurs .

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par Nez inexpert, le 24 juillet 2020 à 19:28

Les avez-vous portés ? Je les trouve bien différents.

Envol est trop jeune pour être devenu un classique. Est-il de facture classique ? Pas à mon tarin. Il ne m’inspire guère. Le miel, ce n’est pas ma tasse de thé, c’est dans ma tasse de thé (ou sur la peau de Salma Hayek, mais c’est un autre sujet).

Je pencherais pour Pour Monsieur ou son cousin moins vanillé Le 3ème homme de Caron, probablement meilleur marché. Je les trouve d’une rare distinction. S’il était acceptable de porter un parfum à un entretien d’embauche, ces deux-là feraient l’affaire - sauf si vous postulez chez Über.

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par Nez inexpert, le 24 juillet 2020 à 19:31

(Note personnelle : Salmita, si tu reviens, j’annule tout.)

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par david280, le 24 juillet 2020 à 20:40

Pour le 3eme homme , a t’il une bonne tenue ? Effectivement il est moins cher que pour monsieur mais seulement en EDT d’où ma question , merci

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par Nez inexpert, le 24 juillet 2020 à 21:33

Pour avoir portés Pour Monsieur en E.D.P. et Le 3ème homme en E.D.T. (formules d’il y a 5 ans), je dirais que les deux ont une tenue respectable, ce que confirment les avis des utilisateurs sur le net. Je ne pense pas que le second vous déçoive sur ce point.

Toutefois, ne vous fiez pas à une seule personne, surtout un béotien comme moi, pour vous convaincre que deux parfums sont similaires, c’est une impression très subjective. Si vous aimez Pour Monsieur et n’avez pas le loisir d’essayer Le 3ème homme, vous encouririez un risque à acheter celui-ci en aveugle. Il suffirait d’une note, une molécule même, que je trouve harmonieuse et vous criarde. Peut-être un bon Samaritain qui lit ceci pourrait vous envoyer un échantillon. Cela vaut aussi la peine de demander directement à Caron (de vous envoyer un échantillon, pas ce qu’ils pensent de Pour Monsieur).

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par david280, le 25 juillet 2020 à 06:31

Merci bien et toujours ravi de vos conseils .

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par david280, le 25 juillet 2020 à 14:37

J’ai suivi vos conseils, j’ai demandé un échantillon chez Caron et pour répondre à votre question j’ai rééssayé les 2 parfums ce matin et j’ai choisi Pour monsieur en attendant mon échantillon .

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par Nez inexpert, le 25 juillet 2020 à 16:05

Mince alors, j’inaugure ma carrière d’influenceur notoire sur le ouèbe. Le pouvoir m’enivre. Je vois déjà la carrière : compte Twitter relayé par Brigitte, Kim voire Michelle ; gourou à vedettes en Californie ; limousines Tesla ; drogues, prévarication, abus de confiance, attouchements sur mineurs, tentative de fuite au Honduras, perpète . Merci bien, David. Au moins, m’enverrez-vous des échantillons à Folsom ?

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Habanita

par Habanita, le 16 décembre 2017 à 19:25

Découvert il y a deux mois, retesté ce jour et je confirme : je suis folle amoureuse de ce parfum. Alors même que je suis d’une génération qui a connu et regrette les parfums des années 80-90 avec leurs sillages détonnant, que je cherche LE parfum combinant beauté (subjective, évidemment) et sillage monstre, je suis dingue de ce parfum intimiste.
Il n’est pas du tout "viril" à mon sens, je lui trouve un côté rétro, de l’élégance, une grande classe. Et cette splendeur discrète me séduit. J’en suis la première étonnée. Et puis je me dis, puisqu’on nous vend des parfums sans sillage (à part des monstruosités ou des parfums HORS DE PRIX), que l’on dilue nos EDP cultes, bref que le monde du parfum est en sourdine, alors dans ce cas je vais la jouer en sourdine MAIS en jouant mon propre concerto avec l’Envol en EDT.
Merci Madame Mathilde LAURENT.

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euskalpyth

par euskalpyth, le 20 octobre 2016 à 12:39

Je suis un peu mitigé envers l’Envol : je ne le trouve pas "beau" (au sens où j’aurais une envie intense de le porter, comme ça m’arrive pour d’autres parfums), mais une fois que je le porte, je suis bien avec !

Je reconnais qu’il est au moins original et qu’il évite tous les écueils actuels de la parfumerie dite "masculine" (pas de boikipik, pas de "lavande fraîche et radieuse", pas de paic citron qui débouche les narines), et sa note miellée n’est pas désagréable, mais ça n’est pas pour autant un coup de coeur...
En revanche, après l’avoir pschitté (test échantillon), je l’oublie, et quand il revient dans mes narines, je me demande ce qui sent bon comme ça...

J’ai assez rarement ce genre d’expérience avec les parfums : je comparerais ça avec un vieux pull élimé, pas forcément joli, qu’on n’achèterait pas tel quel en magasin, mais quand on le porte, il est bien confortable !

Alors je ne pense pas que cet Envol fera partie de mes parfums (pour les Cartier, je reste avec bonheur sur Must pour homme, une tuerie boisée, aromatique et... discontinuée !!! :-((() mais je tire mon chapeau à Mathilde Laurent pour avoir créé un parfum qui, même s’il ne me plaît pas au premier abord, est finalement bien agréable !

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Gwendolfactive

par Gwendolfactive, le 26 septembre 2016 à 22:50

Je suis tout à fait en accord avec Passacaile.
En période de rentrée, cela m’a fait du bien d’avoir pu humer un peu d’air doux et chaud d’un après midi tranquille en été. Sa discrétion m’a également séduite, ça donne même un côté intime, jusqu’à me sentir en sécurité, comme un enfant niché dans les bras de sa maman ... il me fait d’ailleurs penser à Madly de Kenzo que ma mère portait, c’est sans doute la seule chose qui m’ait dérangé, surtout quand je le sent sur le cou de mon compagnon ...

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Farnesiano

par Farnesiano, le 25 septembre 2016 à 20:17

Bonsoir, Passacaille. Vos mots ont en moi une telle résonance que vous me persuadez presque d’envisager l’achat de cet Envol - dont contrairement à certains intervenants ici, j’adore la couleur. Cet orangé chaleureux évoque mieux la personnalité du parfum lui-même que son nom. J’avais évoqué son côté intime et ce mot revient deux fois sous votre plume qui le décrit parfaitement. Intime et chaleureux, comme une " sieste " : l’image est belle, et si juste ! Je me sens un peu moins seul ce soir ;-)

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Passacaille

par Passacaille, le 25 septembre 2016 à 19:57

Bonjour,

je porte aujourd’hui cet Envol et je suis en amour.

Disons rapidement que je suis en accord parfait avec les descriptions olfactives de Jeanne, cependant j’en tire un amour intime, lorsque la déception est la conclusion de l’article et sourd aussi des commentaires.

Permettez moi quelques réflexions.

1. Le mot virilité revient, accolé à diverses idées, facile, générique, internationale... là je dois avouer que la virilité en odeur je vois pas bien, parler de Fougère à papa, de Cologne retro, de bombe à bois-qui-piquent, je vois, je sens ce que ça veux dire. Sauf que je sens pas Bleu, ni Brut, ni L’Homme Idéal, ni One Million, ni...., ni rien !
Seul Monsieur. EdPFM me vient à l’esprit, dans un registre percutant (on y reviendra). Mais si vous avez des noms de parfums qui sentent comme l’Envol je suis preneur.

2. Générique et sans originalité, en effet ce parfum propose quelque chose qui, s’il intrigue un peu au début avec son départ un peu bière/levure, adouci de miel et de ionones, ne dérange pas la baraque. Rien qui vous fasse bang ! rien qui vous secoue avec une claque d’odeur extraterrestre, "c’est quoi ce truc" Non ça roule, ça coule, l’air de dire "tu n’as jamais senti ça mais tu connais tout ça, tout va bien, tu es en terrain ami"

3. Le sillage et la tenue. Là je trouve une contradiction marrante, dans le pt 1 on parlait de virilité, si je ne m’abuse les standards actuels, que nous décrions à longueur de commentaires ici même, c’est le sillage thermonucléaire, les bois ambrés qui vrillent les sinus, et qui semblent plaire aux petits coqs en mal de domination sur l’univers olfactif qui les entourent. Et donc on vient taxer l’Envol de virilité conforme au marché, un peu paradoxal non ? Oui il diffuse au ras de la peau, il est intime, en sourdine, il se savoure dans la durée, piano piano, avec une idée de douceur et de confort qui sont pas si mal pour une masculinité contemporaine ? Enfin moi je prends plutôt ça !

Au final, plein de gens s’attendait à une proposition radicale mais grand public, clivante mais qui plaise à tout le monde... le messie olfactif !! Eh bien non !

Nous avons eu la Déclaration du Soir, merveilleuse dans le style brillant, hyper diffusif, extravertie, carnassière avec ses notes métalliques. Et voici un parfum qui sent la sieste dans le foin, le fond de choppe de bière et le cacao sec et le tabac blond, dans le style intime, introverti, méditatif, pour soi.

Je ne sais rien des intentions initiales de Mathilde Laurent, ni des éventuels compromis concédés au marketing, peu importe, je me dis que si ce parfum ne sens pas fort, mais longtemps, c’est qu’elle le veut, qu’elle veut nous dire quelque chose avec ça, justement le fait que ça parle pas fort, que cette odeur ne sera sentie que par la personne qui tiendra l’homme parfumé avec dans ses bras ! Vous ne le sentirez pas dans le métro, vous le sentirez le soir, la tête posée sur son épaule dans le canapé devant la télé. Une odeur familière, domestique, qui la vie quotidienne un peu plus belle par sa poésie simple, sans tapage, en toute humilité, pour une personne qui n’a pas envie que son parfum annonce sa venue avant lui, son statut social, ses gouts olfactivement pointus.

Avec l’Envol je crois que Mathilde à voulu faire le parfum d’un homme "normal" qui vit sa vie avec humilité dans le confort de l’anonymat, qui garde ses émotions pour le cercle privé. En définitive on pourrai légitimement reprocher à ce parfum d’être "petit bourgeois."

Mais le truc c’est que c’est petit bourgeois avec une structure qui pour moi est très innovante en parfumerie, meanstream ou niche d’ailleurs. Monsieur. est pas loin, mais plus classique avec un départ d’agrume et un fond tabacé chaud et rond, et les bois ambrés pour atteindre à une diffusion bien virile, mais raffinée il est vrai, on est là pour la haute bourgeoisie.

L’Envol se paye le luxe de faire le parfum pour un homme, point !
Il est fait avec le même soin artisanal qu’une espadrille ou un béret, avec le souhait humble de se faire presque oublié, comme un vieux pull, avec d’autre but que d’apporter un confort domestique et une chaleur cosy. Et tout ça avec les résultats de recherches olfactives très en avance, dans des territoires inexplorés. Le talent de Mathilde a été ici de faire du familier avec de l’inédit.

Cacher l’art par l’art même...

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par mam’isa, le 26 septembre 2016 à 09:09

Bonjour Passacaille, votre commentaire est tout simplement émouvant, et je vous en remercie. Vous exprimez exactement ce que je ressens vis-à vis d’un parfum : une présence, une émotion, le plaisir des sens.
Avant ce soir, je testerai l’Envol. Bonne journée parfumée.

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par Jeanne Doré, le 26 septembre 2016 à 11:17

Merci Passacaille de venir apporter un autre son de cloche !

C’est tellement précieux ce qu’on ressent envers un parfum, et parfois tellement difficile à exprimer, tiraillé entre le discours majoritaire et son ressenti intime et souvent flou, alors bravo de l’avoir fait :)
Je suis sans doute souvent "difficile" avec cette forme olfactive qu’est "l’aromatique viril", si je puis le qualifier ainsi, alors que l’Envol n’est justement pas uniquement cela, je suis tout à fait en ligne avec ta description, et ta perception, que je partage tout à fait après les premières heures.
Mais ce sentiment de "générique" me prend cependant à chaque fois que je l’ai senti, sans forcément expliquer pourquoi, mais avec cette perception que je ne pourrait jamais le reconnaitre en aveugle, qu’il ressemble à trop d’autres... ce qui n’est pas forcément un défaut de construction !
Je pourrait ressentir la même chose avec un bouquet floral, qui même très beau, me laissera de marbre, car manquant de personnalité, de piment, mais on ne peut sans doute pas demander à tous els parfums d’être des ovnis, je suis bien d’accord !
Et je me rends compte qu’avec d’autres familles, comme la Cologne ou les chypres, par exemple, je suis beaucoup moins sensible à ce défaut d’ubiquité !

Alors merci encore à tous ceux, dans le passé et le futur, qui ne sont pas d’accord avec moi :)

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par iago, le 26 septembre 2016 à 14:12

J’ai un sentiment un peu similaire à celui de Jeanne, ce parfum, dont la premiére bouffée m’avait séduit, evolue ensuite, sur moi, vers quelque chose de, comme le dit Passacaille, "familier" dans le sens ou j’ai l’impression de l’avoir déja senti.
Ne nous trompons pas, il s’agit d’un beau parfum, sans doute au dessus du lot, mais qui m’en rappelle d’autres dans son évolution.

J’attendais sans doute le graal d’ou un légére deception qui n’est pas un rejet non plus.

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par lycan, le 26 septembre 2016 à 12:06

Merci. Tout simplement.

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par Nymphomaniac, le 26 septembre 2016 à 20:57

je pense quant à moi être anosmique/cacosmique/etc. à ce parfum ; je n’y sens aucune odeur de sieste dans le foin, pas vraiment de bière non plus – aurais-je envie d’ailleurs ? –, et encore moins de tabac blond ; je sens une odeur relativement abstraite, à base de soupe reconstituée au patchouli, avec un rendu assez synthétique (de nouvelles molécules peut-être ?) et modérément "générique", sans note de rat crevé in fine (désolé)

quant à déclaration d’un soir, je le trouve au contraire assez introspectif, assez peu diffusif, malgré une bonne tenue, assez peu clinquant, pas du tout carnassier – tout le contraire de portait of a lady par exemple

en dehors du rendu olfactif, les deux parfums me semblent d’ailleurs partager ces mêmes derniers aspects (si on parvient à apprécier ledit rendu) ; en termes de tenue également, les deux parfums tiennent longtemps, comme "parfums de peau", très vite

je suis assez d’accord que l’envol ne ressemble pas à d’autres parfums – du moins la faible quantité de ceux que je connais... – et qu’il ne vrille pas les narines ou autres catastrophes ; mais ce seul critère est-il suffisant pour l’ériger et en faire quelque chose ? à mon pauvre nez, le résultat me semble, hélas, inscrit dans l’éventail olfactif de ce que j’appelle, sans en connaître précisément les contours, et sans doute abusivement, le générique
pour autant il n’est pas excessivement générique dans la mesure où il ne s’agit aucunement d’une copie ou d’une variante des horreurs habituelles ; entre autres, il n’agresse pas les narines, ni ne suscite des hauts-le-cœur en effet

mais, à mon pauvre nez encore, il ne dégage aucun attrait, il n’enivre jamais, ne suscite rien, ni même le rejet, désodorise un peu, ennuie de bout en bout ("je n’ai pas envie de sentir ça"), etc.

as usual sans doute, je passe peut-être à côté de quelque chose de majeur dans l’histoire de la parfumerie

si la parfumeure est géniale (et je n’en doute pas un seul instant), peut-être a-t-elle en effet voulu "cacher l’art par l’art" à la manière des mises en scène de Franck Castorf – où les acteurs, la plupart du temps, jouent sous abri ou ailleurs que sur la scène, rendue dès lors relativement statique, leurs faits et gestes étant retransmis par vidéo – "l’art théâtral" étant ainsi caché par une autre forme d’acte artistique (?!...)

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par lookoverother, le 20 octobre 2016 à 11:25

Je porte l’Envol depuis un mois. Je me suis laissé convaincre par quelques commentaires élogieux sur son positionnement au-dessus de la moyenne alors même que son flacon disait déjà qui il était : une tentative de rupture avec les eaux de toilette masculines mainstream sans véritablement aller jusqu’au bout de son ambition... Il faut dire que peu, pour ne pas dire aucune, de grandes marques prennent le risque de la rupture. Il faut tenter de persuader que l’on sort des sentiers battus tout en rassurant par une forme de conformisme. L’Envol est l’expression même de cette tension entre plaire au plus grand nombre pour vendre et se distinguer un tout petit peu de la masse honteuse des flankers et autres jus pour adolescents en mal de "luxe" pour séduire ceux qui n’ont pas accès au très haut de gamme. Si l’on se place de ce point de vue, alors oui l’Envol a gagné son pari... Si on l’évalue du point de vue créatif, l’appréciation est beaucoup moins laudative... Bien sûr, on peut produire un nouveau jus de très grande qualité sans avoir pour intention de bouleverser l’univers de la parfumerie contemporaine. Cette posture là est tout à fait recevable à la seule condition de ne pas essayer de se faire passer pour ce que l’on n’est pas. Et pour revenir au flacon, faute d’avoir l’ivresse, celui de l’Envol, tout de plastique bon marché dans sa version rechargeable, ne peut cacher véritablement le dessein de la maison Cartier...

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par Passacaille, le 20 octobre 2016 à 12:37

Bonjour lookoverother,

votre description de la tension jus commercial/expérimental est très juste ! C’est révélateur des prises de risques toujours bridées par le marketing on imagine.
Cependant j’ai du mal avec ce qui semble être une volonté diffuse d’accuser Cartier de racolage cheap, car cela fléchit les perceptions avec lesquelles chacun aborde ce jus. La qualité du flacon est un exemple parlant.

Techniquement le flacon est bien en verre, pas en plastique bon marché, il semble même que la fabrication de ce verre à la grande souplesse pour éviter la casse ait été un casse tête ! Je suis le premier à trouver que le toucher de ce flacon fasse plastique, mais je n’en déduis pas pour autant que Cartier a voulu faire dans la radinerie avec le flacon, car en vérité c’est l’inverse !

Au final je me sens obligé de préciser que je n’ai aucune action chez Cartier, j’ai acheté mon flacon comme tout à chacun avec une réduc Galerie Lafayette.

Ce jus ne va pas révolutionner la parfumerie, soyons clairs, seulement il est né d’un intention sincère de Cartier de faire un jus consensuel et un flacon innovant (qui fait vendre ne nous le cachons pas) ! Mais comme pour beaucoup l’attente n’a pas été comblé par le jus, l’objet... la critique dévie sur un dénigrement qui est injuste.
Le jugment du public est touours à interprété avec une infinie précaution, mais la mission semble d’ailleurs être remplie car il se vend plutôt bien, aux femmes aussi également.

ENfin, comme Dr Jicky, Alexis, le rappelle fréquemment, concentrons nous sur l’olfactif ! Efforçons nous de focaliser sur ce que notre nez sent, sans laisser les interférences des a priori, des préjugés, nous perturber. Est-ce que ce parfum me parle, oui, je creuse / non je creuse aussi : pourquoi ? et puis on passe à autre chose, ce n’est qu’un parmi d’autres, notre nez nous emmènera ailleurs, vers un jus qui nous parle plus, autrement... ce n’est pas grave de ne pas adhérer à mon jugement ou à un autre, faites avec VOTRE odorat.

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par lookoverother, le 24 octobre 2016 à 12:35

Bonjour Passacaille,

Comme vous je suis convaincu qu’un parfum doit être avant tout apprécié pour ce qu’il sent et non pour ce qu’il veut nous faire croire qu’il dégage. Je ne fais aucun procès d’intention à la maison Cartier pas plus que je ne la dénigre mais je dois avouer que le compromis commercial qui préside à la sortie de tout nouveau jus me dérange de plus en plus chez Cartier comme chez ses concurrents... En effet, la démocratisation de la grande parfumerie de ces vingt-cinq dernières années a eu le mérite de permettre au grand public de s’offrir de belles créations chez les Sephora, Nocibé ou autres Marionnaud. Le revers de la médaille réside malheureusement dans l’appauvrissement de la création et de la qualité des matières premières au bénéfice de la publicité et autres stratégies de commercialisation.

D’ailleurs toutes les grandes marques de parfumeries ont très vite apporté une réponse à cet état de fait afin de ne pas perdre leur clientèle "historique" et de continuer à incarner le luxe, en créant leurs collections exclusives, privées ou exceptionnelles uniquement accessibles dans un très petit nombre de points de vente et surtout pas dans les supermarchés de la parfumerie cités plus haut. Ainsi chez Cartier on peut, contre 265 euros les 75 ml, avoir accès à, je cite : " [de la] Haute Parfumerie privilégiant les sens et les matières d’extrême sophistication. Des sillages très privés composés par Mathilde Laurent, parfumeur de la Maison Cartier." (extrait du site internet de la maison en question).

Je ne me lancerai pas ici dans une dissertation sur ce que sont le luxe et la création mais entre les deux comment choisir lorsque l’on ne peut s’offrir "que" ce que proposent les grands distributeurs de la parfumerie ? Je déplore simplement que les grands parfumeurs d’une manière générale réservent au grand public les moins qualitatives de leurs créations. Je ne cible évidemment pas le "nez" à l’origine de la création puisque lui ou elle aussi respecte le cahier des charges de la marque. Lorsque pour des raisons à la fois financières et règlementaires le nombre et la qualité des matières premières qui constituent la palette du créateur sont affectés, il est évidemment assez difficile de réaliser le miracle olfactif que les afficionados attendent. A ce titre, j’ai deux exemples en tête : Nuits indiennes de J-L Sherrer et Cologne de Helmut Lang, deux créations des années 90 et 2000 longuement disparues puis rééditées très récemment. Sans tomber dans le "c’était mieux avant", force est de constater objectivement que les molécules de synthèses ont pris le pas sur celles qui faisaient à l’origine la richesse et la subtilité de ces deux compositions...

Certes, un parfum est à la fois une oeuvre et un produit de consommation qui ne saurait être assimilé à un tableau ou un opéra. Il est également une prise de risque pour ceux qui l’éditent. Cependant, je préfèrerai toujours l’humilité et la qualité à la grandiloquence et au compromis commercial. Certaines maisons de parfum dont l’image n’est pas celle du luxe mais dont les créations sont de très belle tenue ( Fragonnard par exemple) ont pour elles la sincérité et la modestie de leurs ambitions.

Ainsi, vous l’aurez compris, mon premier commentaire n’avait pas vocation à fustiger la dernière création de Cartier mais à donner mon sentiment plus général sur un univers qui me passionne et me déroute à la fois.

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ChrisB

par ChrisB, le 25 septembre 2016 à 19:44

J’aime beaucoup les parfums Cartier, d’où ma frustration. D’envol, que nenni, on ne décolle pas vraiment. Ce parfum est dans la lignée des "Bleu", "L’Homme" d’YSL, ou autres "Sauvage", crées pour plaire au plus grand nombre, qualitatifs, certes, mais trop faciles. Je resterai indulgent : comme pour Chanel, un parfum moins clivant est peut-être le maillon qui manquait à la marque....en espérant que ça ne devienne la règle comme chez YSL (snif...).

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Jean-David

par Jean-David, le 24 septembre 2016 à 22:16

Deuxième test, jeudi dernier. Ma déception se confirme et s’aggrave. Les premières secondes séduisent quelque peu par la vélocité d’écriture, appliquée à des notes aromatiques. Mais bien vite se mettent en place les contours réels de l’œuvre : une eau de toilette boisée, enrobée de muscs, rehaussée légèrement de cuir, qui ne s’écarte pas des codes de la parfumerie masculine, et qui, en dépit d’une bonne dose de miel - lequel semble émaner davantage d’un concept que d’une nécessité sensible -, peine à affirmer une personnalité originale. Mieux vaut ne pas se torturer l’esprit en ressassant la question "comment en est-on arrivé là ?", et oublier bien vite cette toute petite chose, qui est à Cartier ce que Jour est à Hermès.

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DOMfromBE

par DOMfromBE, le 24 septembre 2016 à 16:11

Bonjour,
Suite à vos commentaires, je suis passé le tester sur peau hier, avant de prendre mon Thalys.
Pas d’effet "rat crevé" pour moi, mais une impression général de "corps sexué plutôt propre", avec comme une forte rémanence du savon ou du gel de douche. Très peu d’évolution et de sillage. La tenue a tout de même dépassé les trois heures. Actuellement, c’est plutôt médiocre pour un masculin.
Et ce flacon... Cartier avait déjà pratiqué le plastique pour Santos Eau de Sport et pour Must EDT... Mais cette fois c’est juste une grosse vessie que je vois, à contre-temps complet des usages : le contenant est très encombrant pour les voyageurs et autres nomades que nous sommes devenus.
Je ne le trouve pas vraiment raté.
Il m’indiffère.

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par depassage, le 24 septembre 2016 à 12:08

Bonjour,
J’ai trouvé ce parfum bien plat, en plus d’une tenue trop courte.......au prix fort
Cartier nous avait habitué à mieux ( roadster...must....)

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Merci beaucoup Farnesiano pour votre réponse hyper rapide ! Je prends note pour le site(…)

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le 29 juillet 2019