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Antares, Bételgeuse et Mismar

In Astra

Opération Découverte
Flacon de Antares, Bételgeuse et Mismar - In Astra
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Les trois étoiles d’In Astra

par Anne-Sophie Hojlo, le 27 avril 2021

« Et dès lors, nous sortîmes revoir les étoiles. » La phrase qui clôt L’Enfer dans La Divine Comédie de Dante fait figure de mot d’ordre pour la jeune maison de niche italienne In Astra.

C’est au printemps 2020, en plein confinement dû à l’épidémie de Covid-19, que naît la marque à Milan, à l’initiative de deux sœurs. Fabiola et Sofia Bardelli avaient depuis longtemps le projet de rendre hommage à la beauté poétique de la voûte céleste. Pendant cette période difficile, la phrase de Dante résonne plus que jamais comme une invitation à s’évader du quotidien pour admirer les astres qui scintillent à des millions d’années-lumière : elle sera imprimée sur les étuis des trois premières créations de la maison.

Antares, Betelgeuse et Mismar sont présentées comme « la combinaison parfaite de l’éphémère et de l’apparemment éternel : de même que les notes olfactives se succèdent dans une suite d’accords évanescents, les étoiles poursuivent leur chemin d’évolution pour exploser et renaître de la poussière dans un cycle éternel. »

Composées par Sofia Bardelli, les trois compositions sont inspirées d’une étoile et de ses caractéristiques :

Antares
Supergéante rouge dont le nom arabe signifie « cœur du scorpion », Antarès prend les traits d’un parfum flamboyant et opulent. Un bouquet de fleurs blanches associant tubéreuse et frangipanier déploie ses charmes narcotiques, exacerbés par la baie rose, avant qu’un puissant accord boisé ambré ne prenne le relais, enveloppé de santal.

Betelgeuse
Située dans la constellation d’Orion, l’étoile figure parmi les plus brillantes de notre galaxie. Mais Bételgeuse est en fin de vie : elle est vouée à exploser en supernova d’ici quelques milliers d’années. Son éclat presque aveuglant est traduit par un mariage lumineux et poudré d’iris et d’osmanthus, piqué de coriandre, qui s’assombrit peu à peu pour se fondre dans une nuit de patchouli, de café et de mousse de chêne.

Mismar
Inspirée de l’Étoile polaire, dont Mismar est l’un des nombreux noms, la composition s’ouvre sur des notes épicées et presque glacées de genévrier et de gingembre, avant de laisser s’épanouir les facettes boisées aromatiques du cyprès. L’aspect résineux du conifère est prolongé par un fond ambré, baumé et réconfortant aux intonations d’encens.

Eaux de parfum 180 euros/ 50ml.

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par alizarine, le 8 mai 2021 à 13:27

Tout d’abord un grand Merci à vous, AuParfum, et merci aussi à In Astra pour cette triple découverte parfumée.

De ces trois fragrances tombées des étoiles, c’est par Mismar que par hasard j’ai commencé. C’est celui que j’ai trouvé le plus innovant. Pas le plus séduisant mais le plus exigeant, "gonflé", inclassable enfin. Un parfum extra-terrestre, oui absolument.
Je le sens affranchi des codes, des dictats de la Parfumerie.
Il s’affirme altier loin d’eux et presque arrogant, il occupe l’espace dès la première vaporisation.
Un effet immédiat de netteté, de vivacité agreste un peu sèche. Tranchant mais pour autant il n’est pas agressif.
Je l’ai apprécié peu à peu puis je l’ai aimé enfin, naturellement, lorsqu’à la toute-fin il a perdu un peu de sa morgue, de son panache et a courbé l’échine, s’est fait plus caressant, doucement éclairé d’un ambre fauve fascinant.
Un réel coup de coeur pour Mismar.
Vous l’aurez compris : la barre va être haute pour les deux qui suivront...

BETELGEUSE est des trois celui qui m’a plu d’emblée. C’est un parfum facile d’accès, on le saisit vite. Suivant les personnes, il peut soit séduire ou repousser mais on sait tout de suite le comprendre, le cerner, le catégoriser.
Dès que je l’ai respiré, sur ma peau je n’arrêtais pas de revenir, le nez scotché. Il est vrai qu’il est addictif, réconfortant, à la fois doux et épicé comme un excellent thé.
Thé ? Enfin non, excusez-moi je me trompe de tasse, Betelgeuse est un parfum TRES café. enfin hm un café méconnaissable, juste une essence, un esprit de café où gravite tout un bel imaginaire de notes mêlées sucrées, poudrées, amandées, vanillées même. Cela donne un effet intéressant. On attend un développement entre le doux Angel et le fort de café A*Men... ou mieux ! Eh oui ici nous sommes dans un autre registre : le parfum de niche, luxueux et créatif ! Las ! Betelgeuse s’ essouffle rapidement et retombe tel un piteux soufflé Sa capiteuse composition si prometteuse effondrée, il ne ressemble plus à grand chose. Il persiste un reste douceâtre sur la peau quelque temps puis il s’évanouit. Pas de tenue, pff fini le coup de foudre. Reste le regret de ce "dating" raté.

Last but not least, ANTARES.
Tout comme Mismar, ANTARES ne ressemble à aucun autre. Fusant, un peu acide, presque piquant, il a une attaque rêche, brusque ; puis ilmonte en puissance, se déploie, avec une grâce seigneuriale.
ANTARES est étonnant. Mêler l’insolence des baies de poivre rose aux lourdes tubéreuses rondes et crémeuses ne lui fait pas peur. Il ose tout et vainc.
Contre toute attente, il arrive à s’épanouir dans un acmé boisé, mystique et mythique. Il nous fait son grand jeu, nous éblouissant dans une myriade de facettes comme un impossible feu d’artifices.
Au final, loin de s’éteindre, il s’ouvre telle une corolle et, dans un nouveau registre encore , presque fleuri, il nous porte le coup de grâce.

Euh ai-je vraiment dit en haut de ces lignes que mon préféré était Mismar ? ;)

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Dilettante

par Dilettante, le 5 mai 2021 à 15:21

Merci à Au Parfum et à In Astra de m’avoir permis de découvrir ces trois fragrances.

Antares
Un jardin saturé de fleurs blanches onctueuses et sucrées, chauffées par un soleil incandescent. On s’y prélasse dans une atmosphère hypnotique, presque narcotique.
Un fleuri puissant, affirmé et sans complexes, peut-être un peu linéaire dans son développement.

Betelgeuse
Un iris saupoudré de coriandre qui semble froid au premier abord nous emmène dans des chemins de traverse, développant petit à petit une note de café inattendue. En fond la mousse de chêne assoit une composition qui reste surprenante de bout en bout.
Un chic poudré inclassable.

Mismar
L’impression d’une journée dans un sous bois fantasmé. Genièvre, cyprès et gingembre ouvrent leur chemin d’amertume, de légère acidité et de verdeur. Puis l’ambre gris et un encens délicat ferment la marche mais en se tournant souvent vers les notes de tête et de cœur.
Un encens aromatique boisé élégant.

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potra

par potra, le 5 mai 2021 à 12:54

Je tiens tout d’abord à remercier Auparfum et In Astra pour la chance de pouvoir découvrir de nouveaux parfum, c’est précieux, d’autant plus ces temps-ci.

Antares
Sur touche j’ai des fleurs blanches, ambre miellé et caramélisé, je pense à Code for Her d’Armani pour l’allure, et à Alien pour le volume : ça diffuse ! Sur ma peau les fleurs blanches se font plus crémeuses avec une facette synthétique en tête.

Bételgeuse
L’observation de l’étoile a été perturbée par la présence d’un lampadaire « effet bois qui piquent » dans mon champs de vision… (rien d’insupportable, je n’ai pas hésité à le tester sur peau, mais je dois être un peu trop sensible à une des molécules -dans l’accord café ?- qui perturbe ma perception du reste du parfum)
Je perçois une allure de fougère avec des effets de bois et de racines arrondis de patchouli, une ambiance est plutôt sombre et douce.

Mismar
La tête aromatique est éclatante, froide et blanche. Elle m’évoque la neige qui crisse et une liqueur de plantes et de baies, c’est réjouissant, j’aimerais en profiter un peu plus longtemps.
Très vite l’ambiance se tiédit, des ombres violettes passent, et on découvre un fond boisé-résineux-baies.
C’est celui que j’ai préféré.

Les trois parfums tiennent longtemps et diffusent, Antarès est particulièrement performant. Sur ma peau, passées les premières minutes, les évolutions sont assez linéaires dans des ambiances modernes, confortables et faciles à porter.

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kismi

par kismi, le 4 mai 2021 à 14:38

Je vous livre mes impressions un peu tard, je me suis demandé si mon anosmie de mars n’était pas revenue… ouf non ! la faute à ces deux premières comètes Mismar et Bételgeuse, testées avant la supernova Antares.

Mismar d’abord. Il a été très difficile pour moi de distinguer les premières notes. Un effet frais et épicé diffus au poignet, un peu dense comme un amas de matières que vient relever un p’tit café, avec un léger effet fumé mine de crayon. C’est doux, feutré enfin avec l’iris. Et après (je m’avance peut être) j’ai l’impression qu’on termine sur une camomille (romaine). Passer du café à la camomille, pas pour moi mais sur peau c’est joli. En revanche, aucune idée du sillage, je n’ai eu aucune remarque. Je crois qu’il n’en n’a pas, on ne se parfume pas de la même façon en France et en Italie. C’est plutôt chic comme idée, peut être snob de porter un jus si dilué. Car il donne l’impression que les essences sont en sourdine, comme sous un filtre, ou sous un masque, :-)
Betelgeuse, à peine sur peau il développe ses agrumes et un bel ananas juteux, sucré. Généreux en sucre, Betelgeuse se développe de la même façon que Mismar, de façon douce et diffuse. Une impression désagréable (pour moi) Bubble gum en quelque sorte, qui évolue en fond abricot très fruit confit.
Antares enfin, la tubéreuse "in your face" me rappelle Poison de Dior (le tout premier). Je crois qu’on a voulu pousser le curseur un peu haut car elle a un aspect assez gras, écœurant, presque camphré. On termine sur un ambre confortable tout de même. Pourquoi pas ? Après tout le déséquilibre peut être un parti pris intéressant, et j’ai l’impression que c’est ce qui caractérise ces trois créations. Je trouve la démarche digne d’intérêt, même si je trouve les jus très dilués. Personnellement ce n’est pas pour moi tout ça.
Merci pour la découverte, mon nez avait faim ! Des bisouX !

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Farnesiano

par Farnesiano, le 29 avril 2021 à 19:53

Avant tout, je remercie l’équipe d’Auparfum pour la possibilité de découvrir une fois de plus les créations d’une nouvelle marque - que j’englobe dans mes remerciements.

Premier soir, avec beaucoup d’application, tests des trois parfums sur mouillettes. Impressions mitigées mais avec un intérêt marqué pour Bételgeuse ( je suis fan d’iris ) et pour Mismar dont j’admirai la fraîcheur et une certaine délicatesse dans la diffusion pourtant peu discrète. Antares, par contre, m’a presque agressé. Mais pourquoi pas, on peut aimer un parfum rock ’n’ roll, à la Beaufort par exemple. De retour le lendemain dans la pièce où j’avais laissé les tiges, je suis accueilli par une toujours tonitruante tubéreuse. Oufti ! comme on dit à Liège.

Mais venons-en aux essais sur peau pratiqués sur une durée de deux jours.

Bételgeuse. Iris épicé qui vous happe un peu brutalement au départ dans un halo de café amer. Heureusement, la note de robusta, type de café souvent ajouté à l’arabica dans l’authentique espresso italien, s’estompe au fur et à mesure de l’évolution pour laisser la place au velours, certes un peu brut, presque rèche, d’un iris compact et tracé à la spatule, sans souplesse, sans la magie espérée. Un moment j’ai failli m’abandonner à ce que j’ai cru être le charme particulier qu’on aime ressentir en caressant une couverture usée dont on aime s’envelopper par temps frais, les soirs de mélancolie, au fond d’un vieux canapé en cuir. Las, on passe ainsi, presque insensiblement du froid brutal, malgré le café, à une fausse chaleur, on quitte le bleu gris strié de noir et d’argent pour un gris mauve assombri de sourdes nuances brunes. Le déséquilibre de la première heure s’efface pour me plonger dans une étrange rêverie, un peu tendue mais je garde toujours l’espoir d’un envoûtement comme celui que peut procurer le souvenir d’une petite tasse de café fort dont on savoure longtemps en bouche la délicieuse amertume. Désir vain. Les accords iris-cuir, iris-violette ou iris-cacao ne manquent pas en parfumerie. Celui d’iris-café serait-il plus rare ? Bételgeuse ne rappelle en rien l’élégant et charmeur Iris torréfié de Guerlain mais plutôt un iris assez classique, sans poésie, plat et entêtant. Voici une création qui se veut moderne mais qui n’est, voilà mon ressenti, que fatigante. Peut-être en ai-je trop attendu.

Antares. Tubéreuse insolente, bouillonnante même, au cœur d’un bouquet d’opulentes fleurs blanches qu’anime un cortège d’épices en grande forme, le dynamique et crépitant poivre rose entête. Chouette ! À la détonation initiale, assez trash (j’ai même pensé à l’album trash du groupe punk féminin The Slits intitulé Cut), détonation jubilatoire pour les amoureux de sensations fortes, succède l’ennui d’une évolution linéaire, ambrée-frangipanée, où macèrent les notes fleuries, épicées et sucrées jusqu’à l’écœurement. Pourquoi donc cet écrasement des matières ? Dommage.

Seul Mismar m’a offert une réelle évasion. Enfin je quittais la terre pour un voyage plus subtil, et surtout dans une trajectoire stable, confortable même malgré le constant aller et retour entre notes fraîches et notes chaudes, cette caractéristique étant le charme principal de Mismar, parfum aussi apaisant que vivifiant, procuré par l’effet piquant et tonique des notes de tête qui ne quittent jamais totalement la jolie composition aromatique, plutôt masculine, la seule des trois qui amena un sourire à mes lèvres. Je ne m’appesantirai pas sur l’analyse des notes, d’autres l’ont déjà mieux fait que moi.

Au final, pas d’envol vers les astres, comètes et météores mais un atterrissage brutal en vous avouant ma surprise devant le prix affiché de chacun de ces petits flacons. A un tel niveau, n’a-t-on pas le droit d’exiger des compositions plus abouties, harmonieuses, qu’elles soient innovantes ou non ? Quand je songe au si grand bonheur, aux authentiques voyages que me procure la poésie des Dusita, Hiram Green, Anatole Lebreton et autres Thierry Blondeau... Et quand on songe aux merveilles à prix doux, incroyablement bas, que nous offrent les Fragonard, Occitane, Roger & Gallet, Berdoues et autres 100 Bon, je reste pantois. Certes, quand on aime, on ne compte pas. Là, je n’aime pas et je me permets de compter ;-) Et de repenser mélancoliquement aux étranges, envoûtantes, quoique très onéreuses, créations de Nasomatto et Orto Parisi...
Ici, soit on se moque du consommateur, soit, ce qui est tout à fait possible, je suis totalement imperméable à l’art contemporain.

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@strée

par @strée, le 29 avril 2021 à 15:02

Avant de vous livrer mes impressions, je tiens à remercier l’équipe d’Auparfum et In Astra de m’avoir permis de découvrir la marque à travers ces trois créations inspirantes.

Mismar
L’entrée en matière me fait penser à un shot glacé d’herbes aromatiques et notes vertes, qui débouche sur un jardin luxuriant, évoluant vers une atmosphère embaumée d’un cocktail de fruits chauffés au soleil relevés à l’encens, avec des notes de miel.
Le sillage est ample mais paradoxalement reste assez discret sur ma peau, et j’aime beaucoup l’évolution de ce parfum vers la douceur et la lumière.

Betelgeuse
Je perçois Betelgeuse comme un baume floral, qui s’ouvre intensément en évoquant le feu, et se mue doucement en un crépuscule orangé appelé par les accords dorés de l’osmanthe ; à la tombée de la nuit, le parfum prend une ampleur plus terreuse et boisée, au fini poudré.
J’ai apprécié le caractère de ce parfum mais je ne le porterais pas régulièrement car il a un côté trop baumé, presque camphré à mon goût, et surtout parce que je n’aime pas trop son évolution sur ma peau après quelques heures : il ne reste plus que le fantôme du parfum, son ombre.

Antares
Le dernier que j’ai testé et aussi mon préféré des 3, c’est celui que je trouve le plus intéressant et aussi parce qu’il satisfait pleinement mon goût prononcé pour la tubéreuse.
S’ouvre sur des effluves fraiches, aériennes et ensoleillées qui me font penser à un thé au jasmin – je sais qu’il s’agit de tubéreuse et non de jasmin, mais ces 2 senteurs ont toujours été proches pour moi. Le parfum évolue ensuite vers quelque chose de plus rond, rassurant, sucré et même légèrement caramélisé, mais pas écœurant. Au contraire il y a quelque chose de chaud et puissant – la puissance féminine dans toute sa splendeur.
J’ai beaucoup apprécié porter ce parfum qui tient très bien sur ma peau, avec un sillage relativement discret mais tenace (ce qui est pour moi un vrai plus), et qui ne “vire” pas du tout.

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paulina p

par paulina p, le 29 avril 2021 à 09:39

Un grand merci pour Auparfum et In Astra qui m’ont choisi pour tester ces jolies fragrances. J’ai d’abord visité le site web In Astra, assez sobre et manquant des infos en anglais je n’ai pas été vraiment convaincue.
Puis j’ai reçu mes échantillons et procédé au test sur ma peau en prenant une fragrance par jour. Voici mes impressions...

Antares : Un départ comme un petit tour de moulin à poivre puis rapidement entrent les notes florales,mielleuses, comme un goûter sur une terrasse ensoleillé entourée les fleurs en pleine éclosion.
Une envie de paresse et de gourmandise.
Discrètement envoûtant avec des petits relances du piquant par moments...délicieux et raffiné.

Betelgeuse :Je suis surprise par le café qui m’est offert de l’entrée dans cette officine ancienne pleine de livres et flacons rangés dans des beaux meubles de bois. Un peu comme un élixir médicinal (coriandre) , poudreux (iris) et presque poussiéreux...
Assez masculin, élégant, très séduisant et tenace.

Mismar :Des le départ les notes très très sucrées de la mandarine et l’orange douce mêlées a la liqueur de genièvre balsamique me collent a la peau. Puis un zeste de gingembre confit sur un lit de musc et encens enveloppant, sensuel...

Ma préférence personnelle va a Antares, qui me séduit par sa belle évolution et sa rondeur féminine...

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100drine33

par 100drine33, le 29 avril 2021 à 09:31

Merci Auparfum et In Astra de m’avoir permis de voyager au milieu des étoiles...

Sur le papier, c’est Antares la super géante rouge et son bouquet de fleurs blanches qui a retenu mon attention. Le bouquet est d’abord épicé avec ses notes de poivre rose mais il déploie rapidement ses pétales de tubéreuse et de fleurs de frangipaniers à en devenir enivrant, quasi narcotique. On tend vers les notes solaires mais ce n’est pas de notre étoile dont il s’agit mais de la géante Antares : le fond boisé nous éloigne du bord de plage et de son sable chaud. Si odeur de crème il y a, c’est plus une odeur des cosmétiques d’antan.

Bételgeuse est avant tout l’une des étoiles les plus lumineuses de la voûte céleste mais sa luminosité diminue progressivement laissant à penser qu’elle est en train de s’éteindre. Dans le parfum éponyme, c’est pour moi cette facette qui est mise en valeur. La luminosité que pourrait apporter l’osmanthus laisse vite le tableau s’assombrir comme si l’on s’enfonçait de plus en plus profondément au cœur d’une forêt avec la mousse de chêne et le patchouli. A mon goût, la lumière baisse trop rapidement...

Mismar ou l’Etoile Polaire... Cette création n’a de polaire que les premières notes qui m’évoquent un cocktail à base de genévrier et beaucoup de glace pilée. Je quitte rapidement le bar pour me retrouver dans un magasin où l’on vend des produits du Monde et notamment des épices et de l’encens. Mon voyage se termine avec l’apparition des baumes, rendant le parfum plus doux, presque doudou.

Contre toute attente, Mismar est mon préféré des 3.

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Adina76

par Adina76, le 29 avril 2021 à 08:02

Merci à Auparfum et la maison In Astra de m’avoir permis de découvrir ces trois créations. Comme très souvent, le descriptif sur le papier permet d’avoir des préférences a priori. Dans le cas présent, Betelgeuse m’attirait le plus : coriandre, Iris, osmanthus et un fond de mousse de chêne, voilà des composants qui ont tout pour me plaire. Antares est la promesse d’un bouquet floral puissant, avec sa tubéreuse et son frangipanier. Mismar me semblait un tantinet plus androgyne et de fait, mon ami s’est précipité sur le tube dont il s’est abondamment (trop ?) aspergé. Du moins ai je pu apprécier grandeur nature l’effet du parfum en question. Pour la première fois, j’ai procédé à des essais en deux étapes. Les mouillettes étant fournies avec les échantillons fort soigneusement emballés, c’est sur papier que je me suis familiarisée avec les fragrances. Point commun aux trois : la puissance. Au moins, on ne risque pas de leur en faire le reproche. Contre toute attente, Betelgeuse n’a pas vraiment répondu à mes espérances : le parfum a quelque chose de mat, sourd, les notes évoquées se fondent en une matière compacte où j’ai bien du mal à identifier iris, osmanthus ou mousse de chêne. En revanche, on a souvent l’impression que l’alcool dénaturé affleure la composition. Mismar se montre plus direct, très épicé, son gingembre et son cyprès colorent bien la composition mais on ne peut pas vraiment dire que le parfum évolue beaucoup dans le temps. Il reste très monolithique et ne tarde pas à dévoiler un défaut rédhibitoire à mon nez : une surdose de sucre qui finit par me lever le cœur, je l’avoue. Antares est le seul qui présente une évolution plutôt intéressante : celle d’un parfum au départ très "encaustiqué", très cire d’abeille autour des notes puissantes de frangipanier mais surtout de tubéreuse. Celle-ci se fait ensuite très puissante et s’installe avec une diffusion impressionnante... trop, et surtout se noie dans le sucre. Le sucre, nous y voilà encore... Je serais bien incapable de porter durablement l’un de ces trois parfums. Nul doute qu’ils puissent séduire une clientèle, sans doute argentée, élevée à LVEB et en quête de nouveauté. Mais pour ma part, je passe mon tour. Désolée...

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Passionez

par Passionez, le 28 avril 2021 à 13:15

Je remercie Auparfum et In Astra pour l’opportunité de tester ces parfums. En ces temps étranges, il est difficile d’avoir accès aux nouveautés et cela me manque beaucoup !

J’étais impatiente de recevoir et de tester les parfums. Le concept de la marque m’attirait beaucoup. J’étais prête pour le voyage vers les étoiles !

Voici mes impressions après test répété sur peau :

Antares :

Une immense boule de fleurs blanches, très compacte et opaque. Laiteuse, crémeuse, piquée de quelques épices, elle semble emprisonner, même écraser ma peau.
L’image qui me vient est celle d’une comète surgissant du ciel et s’écrasant sur ma peau avec un splash violent. Son essence céleste d’une texture crémeuse épaisse s’étale sur mon bras dans un long râle qui s’éternise.
Plus prosaïquement : mon nez sent une crème luxueuse enrichie d’épices piquantes. Un parfum contrasté entre volupté crémeuse décadente et rugosité de bois secs et d’épices.
Olfactivement, Antares m’évoque plus la salle de bain d’une femme urbaine active que la galaxie lointaine telle que je pourrais la fantasmer. Sortant de sa douche, elle s’enveloppe de cette riche crème sophistiquée avant de se rendre à son rdv (galant ?) laissant derrière elle un sillage boisé-ambré crémeux d’une puissance…galactique ! Comme de nombreux parfums du paysage actuel de la parfumerie.

Mismar :

Là encore, mon nez associe le parfum plutôt à un personnage citadin qu’une étoile.
Je vois un homme rasé de près, enfilant son costume-cravate et s’asperger généreusement de son parfum avant de se rendre à sa prochaine réunion commerciale. Il souhaite laisser un souvenir indélébile à ses clients/collègues/patron…et y parviendra sans aucun doute avec ce jus glacial aromatique boisé.
L’inspiration de l’étoile polaire à l’origine de la création du parfum se traduit bien par ses notes de glace pilée qui s’échappent dès le premier pschitt. Le parfum a des qualités hivernales prononcées mais je le vois plus prendre pied dans la jungle urbaine aseptisée que situé sur la voute céleste.

Betelgeuse :

Par sa description, ce parfum était sans doute celui qui me faisait le plus envie. Iris, Osmanthus, patchouli sont des notes que j’apprécie beaucoup. Après test, c’est aussi celui que j’estime le plus intéressant des trois.
Le parfum s’ouvre sur des notes gourmandes oscillant entre le chocolat et le café. Au fur et à mesure s’y ajoutent quelques touches fruitées et poudrées. Tout le long de son évolution sur ma peau, Betelgeuse semble hésiter entre gourmandise coupable et aspirations plus spirituelles. Le patchouli confère un côté sombre au parfum qui lui donne de la profondeur et l’éloigne du parfum gourmand surdosé. J’aurais souhaité sentir l’iris et l’osmanthus de manière plus appuyée. Je ne fait que deviner des accents poudrés/boisés et fruités diffus sans pouvoir réellement les nommer.
Ce qui m’intrigue dans ce parfum malgré son caractère qui demeure compact et légèrement brouillon à mon nez, est le contraste entre luminosité et obscurité qui devient surtout perceptible en fin de vie. Et d’avantage sur les vêtements que sur la peau. Plusieurs heures après application, Betelgeuse semble quitter l’antre de la jeune fashionista qui sirote son café latte saupoudré de poudre cacaotée entre deux virées shopping pour aller se promener en forêt. Et c’est lors de son dernier soupir que le parfum me plaît le plus. Je me sens brièvement transportée dans une forêt enchantée, foulant des pieds un tapis de mousse, la tête levée vers les cimes des arbres éclairées par les derniers rayons d’un soleil couchant.

Impression commune aux 3 parfums : Une signature très contemporaine propre à de nombreux parfums du paysage de la parfumerie sélective de ces dernières années. Notes de synthèse archi musclées et diffusives qui noient un peu la peau sous leur puissance nucléaire.
J’espérais des fragrances plus nuancées et poétiques pour évoquer le destin de ces étoiles aux noms si évocateurs.

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@strée

@strée

a porté Antares, Bételgeuse et Mismar le 29 avril 2021

Sa note :
100drine33

100drine33

a porté Antares, Bételgeuse et Mismar le 29 avril 2021

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