Auparfum

H24, le nouveau masculin d’Hermès fait le tour du cadran

par Anne-Sophie Hojlo, le 24 février 2021

Quinze ans après Terre, et cinq après la nomination de Christine Nagel comme parfumeur maison, le sellier du faubourg Saint-Honoré propose son nouveau « pilier » à destination des hommes.

La créatrice indique s’être inspirée du travail de Véronique Nichanian, directrice artistique du prêt-à-porter masculin de la maison. Leur goût commun pour « la fluidité, la juste proportion et la matière » lui a inspiré une composition « entre nature et technologie ».

On y trouve notamment une essence et une absolue de sauge sclarée, « aux tonalités de foin et d’herbe coupée, avec ce fond ambré légèrement animal si reconnaissable », de l’absolue de narcisse co-distillée avec un ingrédient mystère, afin de l’adoucir « sans lui faire perdre son caractère vif et électrique », de l’essence de bois de rose à la « fraîcheur végétale simple et naturelle » et du sclarène, une molécule qui « développe très vite ses effluves sensuels de fer chaud », et rappelle ainsi les ateliers de couture.

Pour ce parfum décrit comme « vif, sensuel et lumineux », Christine Nagel déclare avoir gardé en tête « une nature urbaine, l’image en accéléré de cette petite pousse fragile qui fend le béton pour y faire sa place ».

Eau de toilette 75 euros/50ml, 105 euros/100ml, recharge 105 euros/125 ml
Disponible

Premières impressions

Que cachent ce flacon à la robustesse toute masculine et ce nom qui évoquera davantage à certains le rayon déodorants anti-transpirants que l’univers du luxe ?
Une fraîcheur aromatique, aldéhydée, propre, verte, entre facettes aqueuses, notes fruitées de poire, accents rosés métalliques, voire un léger effet lessive ou pin des Landes, qui peuvent donner une impression de silhouette indéfinie, un peu impersonnelle et déjà vue. Une fois la fraîcheur initiale dissipée, l’évolution se fait plus ambrée, mousse, un peu chyprée, plutôt élégante, avec un soupçon de bois modernes qui savent rester discrets.
Que l’on apprécie ou pas cette signature froide, quelque peu aseptisée, même si pas dénuée de relief, on ne peut que saluer l’alternative proposée à la masculinité caricaturale, surlignée de bois ambrés hurlants, des blockbusters du moment.
Reste à voir si le grand public, habitué à ces codes, sera réceptif à ce pas de côté ?

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par Guillaume83, le 5 avril 2021 à 00:14

Bonjour à tous, pour commencer je dirais que je vous trouve bien médisants (De manière générale) face à cette nouveauté qui vaut quand même le détour, alors j’avoue personnellement j’ai craqué !
à force d’essais j’ai reçu un échantillon d1,5 ml et je l’ai porté 3 jours (2 pschits dans le cou 1 sur le poignet) et la magie a opéré dès le 1er jour !
Ce parfum est différent, il dure et évolue au fil des heures et c’est à noter car devenu rare. Pour le peu de pulvérisations effectuées il change au fil du temps en mode mutant (tantôt vert tantôt rosé tantôt très métallique et strident) c’est un pur bonheur à porter et de constater ces tournures sur peau qui se rappellent a vous quand vous ne les attendez pas avec un angle toujours différent. Je le perçois à cheval entre l’ombre dans l’eau (vraiment trop mélancolique pour moi) et déclaration d’un soir (beau mais plus criard et tape à l’œil). Une rose discrète pour homme qui se caracterise par cet effet ferraille intéressant et ne tombe pas dans la lourdeur. Les aldéhydes donnent tout le charme de ce parfum qui devient unique et évolutif au fil des heures.
une eau de Cologne ??? Alors là je ne comprends pas il tient des heures et des heures (ce qui est remarquable aujourd’hui merci Christine Nagel !!!) le parfum suit sa route sans jamais vous quitter et revenir à vous avec Des aspects sans cesse inédits. Je n’y retrouve aucun élément désappointant comme dans l’eau de citron noir ou le fameux terre vétiver qui m’ont laissé circonspect comme beaucoup d’autres avec leurs notes surpuissantes testoronnées à outrance qui au final sentent l’urine.
Ici, on est dans le chaud froid, émouvant, presque dérangeant. D’une banalité complexe qui en devient intrigante. Il n’est pas dérangeant mais interroge : on a l’impression de le connaître mais rien ne lui est comparable. La nouveauté est belle et bien la, simple peut être , pas dérangeante, un soupçon de déjà vu avec un gros zeste d’innovation. Je résumerai en disant que c’est simplement (mais pas si simple) beau et que ça fait du bien parmi l’offre mainstream actuelle pour homme.
Point négatif : d’où sort ce flacon cheap a mort ???? La on est plus chez Hermes mais pour m’être offert un 50 ml rechargeable (belle initiative d’hermes en soi) j’ai l’impression d’avoir acquis un flacon de Jeanne arthes à 5€95 au Leclerc du coin et aucun risque de l’exhiber comme œuvre d’art dans ma salle de bains ! Le verre qui semble solide de loin n’est rien, le bouchon en plastique est vraiment cheap , rien d’hermes dans le conditionnement et le nom je l’avoue joue la carte du déodorant malgré les références à la maison. La seule cohérence est la tenue H24 ou presque.
Alors un vieil adage pour finir « qu’importe le flacon pourvu qu’on est l’ivresse ». Et oui l’important c’est quand meme le jus en soi et à le porter depuis maintenant plus d’une semaine il est diablement beau Et différent et je ne m’en lasse pas il m’étonne toujours ce qui est suffisamment rare pour être souligné (et en plus me vaut de nombreux compliments ce qui devient rare aussi à cause des masques Obligatoires).

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Art Blend

par Art Blend, le 22 mars 2021 à 16:03

Bonjour les ami(e)s,
on m’a fait tester l’autre jour sur une touchette cette dernière création
qui sur le coup m’a enthousiasmé par sa fraicheur et sa facette herbacée.
Malheureusement, ce petit bout de papier posé sur le bureau m’a titillé les synapses toute l’aprés midi et était encore "radio-actif" pendant 2 jours. En lisant 2-3 choses sur ce jus et son créateur, j’apprends qu’elle a aussi officié sur Citron Noir et Terre Vétiver....comme par hasard deux parfums qui dégagent la même matière synthétique insupportable au bout de quelques temps. Ce n’est pas ce que j’attends d’Hermès.....Au secours Jean-Claude revient avec tes citrons, tes bergamotes et tes racines !!!! Quand je pense que l’UE interdit certaines molécules contenues dans certains agrumes et ces matières là ça passe, je ne sais plus quoi penser...bref comme dit un autre commentaire ce sera sans moi...

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par Art Blend, le 24 mars 2021 à 18:02

Je reviens sur mon commentaire laissé ici....J’ai été un peu sévère sur le
jugement même si j’en maintiens le fond. Je l’ai ré-essayé et la tête est clairement
une senteur de poire, trés sympa. Ensuite pour mon gout personnel ça sent
vraiment la chemise repassée en direct...
J’aurais personnellement adoucit le fond avec une touche de vanille et cuir mais là
on aurait été plagia d’un certain Gentleman.
Merci pour votre lecture.

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Petrichor

par Petrichor, le 6 mars 2021 à 00:53

H24
Ça sent la cologne sous sous dosée, avec un peu de sauge, de frais et d’odeur de tige dans la 1ère heure.
On commence déjà avec un petit mensonge, car il y a quelque chose de contre-intuitif dans ce nom, qui rappelle les odeurs de lessive qui dure toue une journée. Et ce n’est pas une eau de toilette.

La peau révèle mieux le parfum, comme ce fut la surprise avec Twilly. Notamment un accord qui apparait 1h après, et qui autrement reste à moitié caché.
(Je me demande si Christine Nagel construit ses parfums en visant la peau, où si elle utilise une sorte d’additif retardateur qui réagit mieux à la peau qu’au tissu.)
Le parfum se métamorphose et produit le sillage d’une délicieuse pommade florale et cireuse. C’est une fleur d’oranger sur la branche, en lévitation sur une curieuse note, entre le citron confit et le savon d’Alep (aldéhydes).

On fuit donc la ville du spot de pub, et sa cologne épurée ultra-timide, pour un repas en terrasse dans la campagne italienne, comme Boccace en tant de pandémie.
(Bon flair chez hermès, à sortir un parfum salubre à la sauge en cette période !)
C’est un rendu très photoréaliste de la fleur d’oranger sur la branche, revigorant comme une visite au jardin, et très lisible.
De la fleur d’oranger il y a comme la fleur, le zeste, et la feuille (petitgrain) (ou petitgrain citronnier, comme l’astuce de la cologne exclusive Chanel).
Quand les plantes manquent d’eau, certaines ont les feuilles qui se recouvrent d’une fine pellicule mate. Ici dans le parfum, il y a une facette cireuse dans le rendu "feuille" qui fusionne avec le savonneux de l’aldéhyde.

Par aspects, on dirait certaines articulations de Habit rouge prise en sens inverse.
(Je ne parle pas de la vanille l’opoponax le benjoin et l’ambre-labdanum, non. Je désigne l’aldéhyde savonneux le citronné et la fleur d’oranger. Façon Sherlock Holmes, je me demande aussi s’il n’y a pas de sauge dans Habit rouge. Une touche de bouquet de provence (thym romarin sauge...) fait parti de la signature maison dans "Après l’ondée" "Jicky" et l’ancien "l’heure bleue".)

Heureusement que le parfum joue le long terme pour amener ce second accord.
Car sans lui on frôlait "les habits neufs de l’empereur". L’épure, la modernité, et les youtubeurs parfum qui s’esbaudissent pour rien...

Pour un parfum à la sauge, j’ai produit plus d’effort de test que pour, à l’époque, Caligna de L’artisan parfumeur. (sauge, figue, compotée de jasmin nulle part, ennui partout)
(Cela me rappelle le succès qu’est Twilly. Christine Nagel a réussi LE parfum qui a une compotée de fleur, ici la tubéreuse, et de la baie rose et du gingembre, là où une douzaine de parfums et de parfumeurs ont produit un résultat sympathique mais pas génial. (easy to like, hard to love). Personnellement, Nuit de tubéreuse me laissait aussi sur ma faim, mais j’aime L’eau mohéli de Diptyque.)
Le nouvel ingrédient narcisse -distillé avec autre chose- semble être l’odeur de tige qui existait déjà dans Carat, lui aussi sous-dosé.
(J’ai relu le descriptif de Carat pour recouper mon impression, le narcisse est bien listé dans les 7 fleurs évoquées. J’irais le restesté, sur la peau, en en mettant beaucoup.)
Je me trompe forcément, mais je vous laisse me corriger.

Le flacon rechargeable est probablement plus sympa quand on en possède 7 identiques côte-à-côte, re-rempli de ce qu’on veut de la même marque.
Je dois encore découvrir le flacon de 50ml, qui sera peut-être nettement plus beau esthétiquement, mieux proportionné, et avec un meilleur jeu de lumière avec l’épaisseur du verre.
(Car c’était déjà le cas pour le flacon de "Voyage" 35ml et "Jour" 50ml. Les gens ont surtout vu le testeur du gros format, et acheté le gros flacon spray pour son meilleur prix au millilitre, sans prendre conscience que ce grand flacon était plus mastoc pataud et disproportionné.)
Le flacon spray de 12,5ml ne me semble pas rechargeable, ce qui recrée en moi la même frustration qu’avec les jolis flacons 15ml d’Hermès (hermessences, jardins, et presque toutes les références en fait). Il faut les jeter une fois vides. Si les flacons avaient été réutilisables, j’aurais été pris de collectionnite aigüe.

Il faudra que je le teste une 3ème fois pour savoir si j’ai vraiment envie de porter ce parfum en étendard, car j’en mets une tonne.
Par aquoibonisme, j’avais surtout envie de reporter Roadster sport, qui est plus substantiel avec sa sauge, ou le disparu "L’impact / pour un homme extrait" de Caron.
(également "Eau noire" de Dior, "Adjatay" de The different company, ou même "Cuir de russie" de Chanel)
(et "III L’heure vertueuse" de Cartier)

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Aberystwyth

par Aberystwyth, le 1er mars 2021 à 21:01

Si personnellement le nom ne me dérange pas (le flacon de 24, Faubourg me saute à la mémoire chaque fois que je pense à 24 et à Hermès), la composition souligne une hypersensibilité que ma famille semble avoir aux aldéhydes métalliques. Après quelques minutes, tout ce que je pense, c’est "Qu’est-ce que ça sent fort !", après quelques heures, c’est la même remarque générale au foyer...

Cela étant dit, cette surcharge sur mon nez n’est pas si désagréable. Au départ, un côté rond et croquant, vert me surprend. Après l’explosion des aldéhydes (vous ai-je dit que les aldéhydes, ça sent fort ?) prends le dessus, mais sans écraser le reste de la composition (j’arrive à sentir autre chose ! Sentiment de puissance surhumaine soudainement - aurais-je reçu le nez de Sissel Tolaas par miracle ?), qui se montre d’une élégance moderne, lisse et clinique. Le fond se fait attendre des heures (couvert par une avalanche d’aldéhydes métalliques), et quand il arrive, il est un tout petit peu décevant, un peu collant comparativement au brillant du début, et surtout un peu trop convenu. Peu importe, l’ensemble reste raisonnablement beau.

Finalement, déception ou révélation ? Euh... Terre d’Hermès était une révolution en parfumerie, une nouvelle voie qui s’ouvrait en parfumerie, avec ses frères d’esprit (Déclaration de Cartier, Dior Homme), celle d’un parfum masculin libéré des préconceptions, au point que les femmes s’en saisissaient discrètement... ou pas (ma grand-mère porte Terre...) !
Quinze ans après, le paysage de la parfumerie a explosé, la niche se développe de manière anarchique, avec ses nouveaux codes contradictoires. Qu’apporter de nouveau, de différent dans une parfumerie standard qui s’enlise dans la médiocrité et la redite ? Peut-être simplement du bon sens. Voilà ce que H24 apporte, une cohérence globale entre la marque, le parfum, le concept, le flacon, et le temps (et la tenue aussi !). Face aux parfums qui promettent une "sensualité délirante de fraîcheur dark", en voilà un qui tient parole. Clairement, c’est moins excitant que le nouveau monde de Terre, mais c’est peut-être encore plus nécessaire. Ce H24 se place pour moi comme un nouveau CK One, une signature blanche et lumineuse, moderne et jeune pour dynamiser le plus classique, mais suffisamment élégante pour élever le streetwear, toujours dans la facilité, un peu passe-partout, mais pas trop. Un nouveau manifesto de la simplicité en contre-poids de la surenchère globale, un nouveau 1994 après les 80s. En espérant que l’accueil lui soit favorable, et qu’il pousse les marques à chercher du plus qualitatif, du plus cohérent.

Une dernière remarque. Une fois de plus, de manière quasi unique parmi les marques de la parfumerie, Hermès livre un nouvel opus qui questionne l’état de la parfumerie. Terre a explosé les codes de genre, comme L’Eau des Merveilles l’avait fait en présentant un féminin sans fleur. Christine Nagel elle-même en arrivant avait tenté de faire une synthèse difficile entre l’élégance un peu rustique des masculins historique d’Hermès (Rocabar, Équipage, Bel Ami, voire cette sacrée Eau d’Hermès) et le monde lisse et épuré -Ellena- des Terre et Voyage en créant un Terre d’Hermès Eau Intense Vétiver un peu trop chimérique. H24 dit déjà beaucoup, mais laissons le temps lui donner plus de poids.

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Farnesiano

par Farnesiano, le 1er mars 2021 à 15:00

Les Vingt-quatre Ans du jeune homme vert *
Vif, vert, électrique, métallique, lumineux, aux notes de tête à la fois humides et scintillantes presque aveuglantes mais diablement accrocheuses (caractéristique commune aux créations de Madame Nagel), le parfum s’assagit en son cœur de manière classique mais non sans élégance. Au bout de trois heures, H24 est toujours là mais il m’évoque tant d’aromatiques d’il y a si longtemps du type Higher de Dior ! - qu’à l’époque je trouvais plus intrigant.
Quand on songe à ceux de Terre et de Rocabar, le flacon du H24, dit high-tech, de coupe losange (que je préfère en 50 ml) me semble lui-même un peu dépassé : Capucci, Jacques Seven en leur temps firent mieux. Un bouchon en acier brossé n’eût-il pas mieux convenu ?
Bref, du bien beau travail, qui j’espère trouvera son public, ce masculin qui hésiterait à acheter un opus de la collection des Jardins.
H24 sera-t-il bientôt décliné en EdP, Intense, Ambré, Vetiver, Eau d’Été, Eau de Sport ... que je ne négligerai pas de découvrir !
* pour paraphraser le titre d’un roman de Michel Déon paru en 1975.
Que sentaient les hommes au milieu des années 70 ?

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par Sancto Stephano, le 27 février 2021 à 22:33

Senti sur poignet cet après-midi dans un Nocibé où la vendeuse me l’a présenté comme une "fougère high-tech".

En tête, je suis d’abord surpris par un effet shampouineux un peu cheap, que je ne m’attendais pas à côtoyer un jour chez Hermès. Puis très vite une fraicheur verte banale s’installe qui me rappelle un quelconque Montblanc, avant de s’atténuer dans un fond boisé certes élégant mais déjà senti mille fois.

Au final, un boisé frais de plus, passe-partout, et donc une sortie terriblement décevante pour le premier masculin depuis Terre. J’ai décidément du mal avec ce que propose Christine Nagel au rayon homme, après une eau de citron noir déjà oubliée et une déclinaison de Terre selon moi inutile, ce nouveau lancement vient malheureusement confirmer mes craintes.

En écho avec germanomio, j’ai bien peur que ce soit ça l’homme urbain post covid : désincarné, hors sol, glaçant !

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par germanomio, le 26 février 2021 à 02:19

J’ai oublié de parler du flacon : le verrier historique de Guerlain a fait dans le lourd, le très lourd voire ridiculement lourd (mais c’est peut-être la forme qui l’impose pour qu’il soit stable ?) ; et il faut avoir de sacrées paluches pour le tenir... est-ce pour donner à l’acheteur une impression de luxe/richesse accessible et de posséder une pièce de poids de chez Hermès ?
Le nom évoque plus les stations service ou les boutiques d’autoroute que le 24 Faubourg Saint Honoré, ou certaine cravate en soie

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par germanomio, le 25 février 2021 à 17:32

Par quoi commencer ?
Hermès s’éloigne certes des codes actuels de la parfumerie masculine : on ne peut que s’en réjouir... mais ce nouvel opus n’a t’il pas 20, 30, 40, 50 ans de retard ?
Quand Guerlain a sorti son Homme, on y sentait déjà, derrière les arguments marketing, la fougère à l’ancienne.
En voici donc une nouvelle signée Hermès, où les notes végétales/aromatiques de la sauge en tête se combinent à quelques notes qui se veulent modernes (notes aqueuses de concombre/melon...
) mais déjà datées. Le fond est assez passe partout : boisé, herbacé, plutôt indéfini ; avec un rappel de Terre (son côté minéral).
Ne pas se méprendre : c’est plutôt bien construit, fin, qualitatif. Évidemment Hermès reste élégant. Mais c’est sans surprise, lisse, déjà senti, et donc ne se démarque pas vraiment ; même par rapport à Terre. C’est l’absence de prise de risque, rien qui ne choque, rien qui dépasse. C’est froid, aseptisé...si c’est ça l’homme urbain du futur ce sera sans moi !

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par Kouros, le 26 février 2021 à 04:59

Pas senti ce nouveau Hermes qui d’apres vous est bien fait mais deja connu. Qu’est ce qui n’a pas deja été fait de nos jours ? Lion de Chanel par exemple, tout le monde s’accorde à dire que c’est un beau parfum. Mais lui aussi ressemble à ce qu’on connait (Shalimar).
Est il encore possible de sortir un parfum qui n’en rappelle pas un autre aujourd’hui ?

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par germanomio, le 26 février 2021 à 09:22

Heureusement qu’on arrive encore à être surpris par de nouveaux parfums !!!!
Le talent d’un parfumeur est justement de renouveler le point de vue sur des accords déjà maintes fois exploités

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par Tamango, le 26 février 2021 à 16:52

Bonsoir Kouros, bonsoir à toutes et à tous,

En réponse à votre dernière question , je dirais que c’est, en effet, peut-être là une bonne raison pour ressortir quelques pépites, hélas discontinuées aujourd’hui (mais sous une formule la plus fidèle possible à celle de la version originale, of course). On peut rêver ...

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par Farnesiano, le 27 février 2021 à 08:48

Bonjour Tamango,
Excellente suggestion ! La liste est longue cependant... et les désirs de chacun ne coïncident pas toujours. Il suffit, pour se remémorer les noms de ces trop nombreux flacons, de consulter l’article d’Auparfum, en quatre volets, émaillés de mille et une propositions :
Parfums disparus : flop olfactif ou flop marketing ? 1 à 4/4.
Mais comme vous le dites et pour reprendre le titre d’une pièce de Sacha Guitry " Faisons un rêve. "
Bon week-end.

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par Aberystwyth, le 27 février 2021 à 16:55

"Est il encore possible de sortir un parfum qui n’en rappelle pas un autre aujourd’hui ?"
Oui, tout à fait ! Un seul nom récent à vous donner : Mémoire d’une odeur, Gucci. Et il semble ne pas être un flop -alléluia !

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par Farnesiano, le 27 février 2021 à 17:52

Ah ce Gucci... Chef-d’œuvre absolu, inédit et totalement dépourvu de prétention "niche" et puis tellement accessible : une authentique leçon de parfumerie poétique qui, pour certain-e-s, peut demander un apprivoisement, mais l’exercice portera ses fruits, il ne faut pas manquer ce beau rendez-vous !

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par Kouros, le 27 février 2021 à 22:20

Memoire d’une odeur m’a de suite fait penser à une odeur connue (un parfum que ma mere portait ?). Donc pas si inédit que ça pour moi ;)

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par Farnesiano, le 28 février 2021 à 09:00

Bonne mémoire, alors ! ;-)

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