Bloom
Gucci

Coup de cœur
- Marque : Gucci
- Année : 2017
- Créé par : Alberto Morillas
- Genre : Féminin
- Famille : Florale
- Style : Opulent - Sensuel
Floraison tardive
par Yohan Cervi, le 6 janvier 2019
Si Bloom arbore une image naturaliste et bucolique, il s’agit bel et bien d’un parfum urbain et sophistiqué, un pur floral, puissant et tapageur.
Voilà plus de quinze ans que l’on attendait un nouveau grand et beau
parfum Gucci. Depuis que la licence est entrée chez Coty, une nouvelle direction semble avoir été prise, loin des oubliables Guilty, Flora, Bamboo, insipides et indignes de la marque. Parce qu’il fut un temps, pas si ancien, où les parfums Gucci bénéficiaient d’un travail minutieux.
À la fin des années 1990, lorsque la griffe était devenue la plus désirable et bankable de la planète mode grâce au travail acharné de Tom Ford, ils brillaient par leur caractère, leur audace et leur beauté : Envy, un grand floral vert, Rush, un chypre fruité sous LSD, ou encore Gucci pour homme, un boisé corsé en diable. Bloom, le dernier-né, a tout d’un grand. Le couturier Alessandro Michele, directeur de la création de la maison florentine depuis 2015, a travaillé en collaboration étroite avec le parfumeur Alberto Morillas et le groupe Coty sur l’élaboration du parfum et de son univers.
L’équipe signe ici un pur floral, puissant et tapageur. Après un léger départ orangé, vert et végétal, c’est un bouquet de fleurs blanches en furie qui se déploie. La tubéreuse, narcotique et puissante, s’allie au jasmin sambac, indolé et miellé.
Les fleurs n’en finissent plus de se déchaîner, durant des heures, dans un sillage immense et solaire, où les salicylates crépitent. Le parfum repose sur une solide assise musquée boisée, légèrement vanillée. Les bois ambrés, que l’on devine ici plus qu’on ne les sent, savent rester à leur place, jouant avant tout un rôle technique.
Si Bloom arbore une image naturaliste et bucolique, il s’agit bel et bien d’un parfum urbain et sophistiqué, qui semble tout droit sorti des tonitruantes années 1980 (Giorgio, Jardins de Bagatelle…). Coty démontre qu’il sait parfaitement gérer ses licences, en leur insufflant une identité et une image de marque forte. Une très belle surprise. On attend la suite.
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