Cartier de Lune
Cartier
Bouquet tamisé
par Jeanne Doré, le 20 février 2011
Pour son premier grand lancement féminin depuis Délices, la marque Cartier avait un bon potentiel pour “créer le buzz”, comme on dit. Encore aurait-il fallu qu’elle s’en donne les moyens. Elle avait pourtant comme premier moyen et non des moindres, un parfumeur de talent, Mathilde Laurent, qui a fait ses preuves avec la très remarquée et respectée collection des Heures de Cartier et avec le tout aussi respectable Roadster. Mais c’est comme si la marque avait eu peur, et avait retenu toutes les audaces potentielles, tous les signes distinctifs de personnalité qu’elle aurait pu mettre dans ce Cartier de Lune, pour nous offrir au final qu’une pâle lanterne blanche et rosée, certes jolie, mais manquant cruellement de caractère.
Tout le monde remarquera la petite touche de poivre rose en tête, qui, combinée au muguet, fait automatiquement penser à Pleasures. Puis la pivoine rosée, boisée et musquée qui a fait le succès de Stella, associée à une note ozonique et verte, métallique et froide. Ce parfum n’a rien de douillet, cependant je vois bien comment il peut évoquer la lumière argentée de la lune, mais porter ce bouquet nocturne ne m’a semblé ni confortable, ni surtout faisant preuve d’une grande présence. Sa transparence et sa délicatesse n’ont d’égales que sa piètre tenue sur peau et son absence de sillage dans l’air. Tel un Iris Ukiyoe, il faut se coller le nez sur le poignet (comme témoin, car dans le cou, on ne peut même pas !) pour en sentir la trace après quelques heures.
Mathilde Laurent aurait-elle été brimée dans sa créativité ? Ou au contraire, laissée avec trop de liberté et pas assez de contraintes dites “techniques” ?
Comme avec certaines Hermessences, l’exercice est bien traité, le trait joliment esquissé, mais il semble manquer une étape dans sa construction qui aurait pu faire de Cartier de Lune un vrai parfum dont on se souvient et que l’on a envie de s’approprier. Il n’en reste qu’un petit bouquet argenté trop timide pour oser s’affirmer.
à lire également
par Jean-David, le 20 février 2011 à 22:03
Bonsoir Jeanne, je confirme : votre texte est parsemé de liens hypertextuels renvoyant à des messages d’erreur. La lecture de l’article ne peut donc être que parcellaire. J’espère que vous allez pouvoir régler ce petit problème technique. Bonne soirée.
par ChrisB, le 20 février 2011 à 21:17
Bonsoir Jeanne, idem, comme Jicky, il y a des bugs dans votre critique.
par Jicky, le 20 février 2011 à 18:55
Oh oh... Jeanne, je sais pas vous, mais moi y’a pleins de bug sur votre article. Genre y’a des chiffres partout et des phrases coupées... C’est normal ?
Répondre à ce commentaire | Signaler un abus
par Domik, le 21 février 2011 à 13:52
tout est de ma faute.. à travailler trop vite et sans vérifier, voilà ce qui se passe ! j’ai corrigé ce matin, mais les lecteurs d’auparfum sont trop vigilants pour moi !
à la une
Love is coming... Chapter II - The Different Company
La rose bien verte fait partie des plaisirs immuables de la parfumerie. Capitalisant sur ce canon, Love is coming… Chapter II sonne comme la promesse d’un renouveau.
en ce moment
hier
Bonjour à tous, l’Air de Grasse de Fragonard c’est tout simplement un pot de Crème Nivéa en(…)
hier
Je n’avais pas terminé avec Comète. L’évolution est terriblement désagréable sur ma peau. Même effet(…)
Dernières critiques
Immortelle Babylone - Le Jardin retrouvé
Hélichryse de la cinquantaine
403 Myrrh Shadow - Bon parfumeur Paris
Midi en soirée
L’encens - Anatomica
Hors du temps

















il y a 21 heures
Bonjour, Dans la catégorie régressif et souvenir en pyjama... Il va falloir que j’aille renifler(…)