Episode 9 - Troisième Partie : Sous le Vent

par carmencanada, le 18 août 2014
Je ne peux pas parler pour mes camarades, mais je crois en effet qu’ils ont été séduits eux aussi... Quant à ces très nombreuses créations de Jacques Guerlain, certaines étaient "circonstancielles", voire sur mesure, m’avait dit la chargée du patrimoine de la maison lorsque j’avais posé la question.
Ce qui permet de rebondir sur cette idée de chefs-d’œuvre perdus également évoquée par Zab63 ci-dessous. En sentant ces nombreuses reconstitutions où se trouvaient également des parfums ayant survécu — Après l’Ondée, Mitsouko, Shalimar — j’ai eu l’impression que ces survivants étaient en effet les plus marquants, les plus aboutis : bref, ceux qui méritaient le mieux de survivre. Mais est-ce du fait que, les connaissant de longue date, j’appréciais mieux leur structure, leurs subtilités ? Qu’elles étaient plus profondément gravées dans mes neurones ?
Tout, dans ce que nous avons senti, n’est pas du même niveau, même si tout était intéressant et nous permettait de mieux appréhender Jacques Guerlain dans son parcours artistique. Parmi les centaines de compositions "immergées", il est possible qu’en effet certaines soient aussi magnifiques et originales que les "piliers", mais que d’autres n’en soient que des variations ou des étapes intermédiaires.
Jacques Guerlain n’ayant pas laissé de témoignages écrits de sa démarche en dehors de ses formules, on ne pourra jamais l’étudier comme on peut le faire pour un artiste ou un écrivain dont on aurait préservé une grande part du corpus, les manuscrits, la correspondance, des témoignages contemporains... D’autant que, cette séance chez Guerlain le démontre, les moyens d’expression du créateur — les matériaux de l’époque — ne nous sont plus accessibles sauf de façon confidentielle. C’est une réelle limite de l’étude du parfum en tant que forme d’expression artistique (mais on pourrait dire la même chose de la danse, par exemple, qui comme le parfum a quelque chose d’éphémère). Vaste sujet !
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