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Quando_rapita_in_estasi

Filippo Sorcinelli

Flacon de Quando_rapita_in_estasi - Filippo Sorcinelli
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Callas encensée

par Olivier R.P. David, le 27 septembre 2020

Superbe extrait de parfum mêlant le spectre d’un chypre floral à des émanations d’encensoir, inspiré par l’héroïne d’un opéra de Gaetano Donizetti.

Maria Callas est ressortie de sa loge, après avoir incarné une Lucia di Lammermoor brûlante d’amour, elle est retournée sur scène. Sur le fauteuil de son vestiaire repose la robe plissée blanche dans laquelle elle a chanté « Quando rapita in estasi… » (« quand, transportée d’extase… »).

Les plis diffusent l’odeur suave et vive de la jeunesse ravie par l’amour, avec les notes sucrées et résineuses du sapin baumier, adoucies d’une touche de pêche juteuse. Le costume laisse imaginer les courbes d’un corps de femme désirable, un souvenir de parfum flottant autour d’elle, bouquet de fleurs blanches, jasmin et muguet radieux, épicé d’un peu d’oeillet et irrigué des tonalités métalliques du sang qui bat sous la peau virginale. Mais un voile de fumée trouble l’atmosphère, volutes funèbres des résines et du vétiver qui rayent de leur âcreté les pulpeuses exhalaisons des fards. Car à présent sur la scène, l’héroïne s’avance vers son destin, le délire meurtrier puis la mort libératrice, au pas des notes douces de la vanille, du labdanum et de la tonka sonnant le glas de cette tragédie sur fond de sombre patchouli et d’encens grésillant.

Ce superbe extrait de parfum matérialise à merveille le personnage dissonant de Lucia, mêlant les sublimes oripeaux d’un spectre de chypre floral à la voix claire et fêlée avec les sépulcrales émanations de l’encensoir de la Folie.

Cette critique est initialement parue dans Nez, la revue olfactive, numéro 9 - Autour du monde - juin 2020

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