Peau d’Espagne 1872
Oriza L. Legrand
Nouveau parfum
Savon pas net
par Sarah Bouasse, le 3 avril 2023
Retravaillé à partir d’une formule de 1872, le dernier Oriza L. Legrand séduira sans doute les adeptes du style rétro de la maison. Et surtout les moins farouches...
Derrière l’attaque de bergamote et de néroli, les accents aromatiques de la lavande associée à la rose et à l’œillet évoquent la douceur poudrée d’une savonnette à l’ancienne.
Mais, en parallèle, un tout autre univers se dessine : entre bouleau, styrax et benjoin, la trame cuirée exhale des notes animales, chaudes, grasses, – disons-le – cracra. Juxtaposant propre et sale dans la veine d’un Kouros, ce sillage rappelle que la parfumerie a écrit un grand chapitre de son histoire dans les relents du cuir, entre les XVIe et XVIIIe siècles, lorsqu’elle s’employait à masquer l’odeur des peaux, parfois tannées à l’aide d’excréments. Celles d’Espagne, très réputées, ont inspiré un accord devenu classique, que ravive ce parfum délicieusement troublant.
Cette critique a initialement été publiée dans Nez, la revue olfactive #14 – Musique et parfum
par Des Esseintes, le 5 avril 2023 à 13:48
Bonjour,
Aucun relent cracra pour ma part, mais un noble cuir, animal et aromatique.
Cette Peau d’Espagne me semble moins fumée, et plus équilibrée aussi, que celle de Santa Maria Novella.
Tenue et sillage sont au rendez-vous : âmes sensibles s’abstenir !
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