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Marni

Marni

Flacon de Marni - Marni
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Epice couture

par Thomas Dominguès (Opium), le 14 octobre 2013

A l’image de Chloé, Prada, Balenciaga ou Bottega Veneta, qui ont su relayer l’univers de leur mode créative au travers de parfums intéressants, un soin particulier semble avoir été apporté à la réalisation de ce premier parfum pour Marni, à l’image de sa couture ultra féminine.

 

A la manière de fraises que l’on poivre pour en exalter la saveur, c’est dans un envol épicé puissant que bergamote et rose s’habillent. Jouant un chaud - froid entre poivre d’abord, puis cannelle, baies roses et cardamome ensuite, des fruits rouges sirupeux à profusion recouvrent une rose transparente qui s’assoit sur un fond boisé assez sec de patchouli et autres bois, à peine amollis par un matelas ambré souple et crémeux. Une envolée d’encens fournit juste ce qu’il faut afin de faire de ce floral autre chose qu’un simple bouquet peu passionnant de plus.
Marni et sa rose épicée transparente boisée est ainsi proche à la fois : de Perles par les épices saupoudrées en grande quantité sur des roses translucides à foison posées sur du patchouli poussiéreux et de l’encens ; de Midnight Poison par la rose patchoulisée fruitée, corbeille de fruits ici plus acides et naturels ; de Elle surtout, dont il semble un parent très proche, proche par à peu près tout...

 

C’est là que le bât blesse. Si Marni est joli, très agréable même, sa parenté avec des parfums sortis il y a à peine six à huit ans - soit un millénaire en termes d’histoire contemporaine du parfum où les lancements croissent comme les libellules un après-midi de printemps - nous donne un sentiment de déjà-vu qui gâche un peu notre plaisir.
Mais, plus délicat et harmonieux que son proche parent de chez Saint Laurent, presque cosmétique par des notes ambrées crémeuses, Marni, très féminin, a toutefois davantage de corps, de formes, et sait se faire fort séduisant, même si davantage de consistance encore aurait été appréciable. En effet, si sa structure boisée lui évite d’être trop transparent, une meilleure tenue et un sillage plus perceptible, davantage de "présence" en somme, aurait-été un mieux.
Malgré tout, évitant la tartignolade habituelle du patchoufruit sirupeux, par ses atouts féminins glossés, il représente un joli lancement. Et, pour une fois, n’est pas un énième flanker au carré ! Une "nouveauté" pas totalement innovante (N’est-ce pas là la règle de la plupart des parfums que de s’inspirer de ceux pré-existants ?) ; mais, jolie, donc, en cette année assez morose tant sur le plan de la météo que celui de la créativité en parfumerie.

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Babouboba

par Babouboba, le 21 octobre 2013 à 10:25

Un flanker à la rose vient de sortir...Vouivoui...
Les notes :
Top notes : cardamom, mint, raspberry, black currant, almond
Heart : rose absolute, Bulgarian rose, violet
Base : patchouli, cedar, vanilla, white musk

Ouste les épices (reste de la cardamome juste, et un peu de menthe, la tête doit être marrante), le poivre, l’encens...
Des fruits rouges, de la rose et un fond de patchouli, musk et vanille...

Je sais pas moi, mais ya comme une impression de déjà senti... Enfin, comme pour l’encre noire sport, laissons lui une chance ;)

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ericgmd

par ericgmd, le 15 octobre 2013 à 04:10

J’ai craque’ pour ce parfum des sa sortie ici aux USA il ya quelques mois.
Tout d’abord je suis un grand admirateur de toutes les creations de Daniela Andrier. Ensuite il m’a seduit par son lancement tres limite’ et reserve’ a peu de grands magasins archi-luxe. Le groupe Lauder n’a pas l’intention de le distribuer partout.
C’est en effet un parfum tres transparent et presque cristallin. Tout a fait unisexe de par son traitement de la note "rose".
Pour moi c’est une version plus portable de Noir de Noir de Tom Ford dont je suis un grand fan mais que je trouve difficile a porter parfois.
Par contre je porte Marni tres facilement et je l’adore. Sur moi il tient des heures sans aucune sensation d’etouffement comme me le font certaines senteurs.
Merci Opium de l’avoir revu sur auparfum car il merite bien cet egard.

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par lolo, le 15 octobre 2013 à 09:48

Opium, bonjour
Je suis tentée au vu de votre descriptif...mais on le trouve ou ?
Par ailleurs, pouvez-vous me conseiller des noms de jus baumés et crémeux ? c’est pour une amie qui cherche ce type de jus et ne peut les décrire que comme cela... je suis à court d’idée et je n’ai pas votre connaissance encyclopédique dans ce domaine.
Baume et crème....si ça vous parle ?....Merci.

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par Opium, le 16 octobre 2013 à 19:11

Bonsoir Lolo.
Je crois que vous pouvez trouver Marni dans les boutiques Marni et dans les grands magasins comme le Printemps. Mais, la distribution est, de manière voulue, assez limitée, ce qui ne vous simplifiera pas la tâche je crains...

 

A propos de parfums baumés et crémeux à la fois, il faut trouver quelque chose qui possède une facette poudrée crémeuse équilibrée par une dimension baumée, comme un accord cosmétique rose-violette reposant sur des baumes vanillés.
Voici quelques idées pour votre amie, en espérant qu’elles soient utiles :
- Hammam Bouquet - Penhaligon’s => Un accord de rose poudrée et crémeuse, un peu verte et mordante en tête par du géranium, se poursuit dans un velouté crémeux avant de conclure sa course dans une impression baumée lactée par un santal vanillé animalisé par de la civette.
- La Fille de Berlin - Serge Lutens => Je lui trouve une certaine parenté avec le parfum précédent. La tête est grinçante de géranium, elle se poursuit dans un crémeux acidulé par des fruits rouges, absents de la première proposition, mais sans virer Teisseire, pour se conclure dans un baumé assez sensuel moins animal que le parfum Penhaligon’s.
- Ombre Rose - Jean-Charles Brosseau : L’un des premiers accords autour d’une rose poudrée par de l’iris et crémeuse par de la vanille. Elle pourrait apporter cette sensation crémeuse épaisse recherchée par votre amie avec ses facettes amandées de tonka et d’héliotrope. Ombre Bleue me paraît encore davantage consistante, quoique pas vraiment dans le sujet avec ses notes très solaires.
- Love, Chloé Intense - Chloé : A l’accord cosmétique rose - violette crémeux, a été ajouté un fond ambré qui est pile poil dans la tendance recherchée. A vu de nez, c’est probablement celui qui est le plus dans le sujet. Mais, attention, il est en cours de discontinuation. Les flacons disponibles sont les derniers, il n’y aura pas de réassort.
- Lipstick Rose - Editions de Parfums Frédéric Malle : Celui-ci joue l’accord rouge-à-lèvres jusqu’à l’overdose, le crémeux y est épais. Peut-être manquera-t-il de l’ambré recherché même si l’épaisseur qu’il a pourrait satisfaire à cette impression ; en effet, bien que vanillé et ambré, dans les notes cosmétiques, ce n’est pas forcément ce que l’on détecte le plus.
- Infusion d’Iris Absolue - Prada : Ici, pas de rose cosmétique, c’est un iris qui peut sembler crémeux qui repose sur de la vanille en overdose, ce qui renforce l’impression moletonnée épaisse.
- Amber - Prada : Je ne sais pas s’il est encore disponible ou non. Il s’agit d’un ambre, mais, comme toujours avec Daniel Andrier, il était impossible de faire juste un banal ambre. Il est arrondi par les habituelles notes crémeuses proches du savonneux crémeux chères à cette parfumeure par un bouquet floral complexe.

 

Bonne recherche à vous et à votre amie. Tenez-nous au courant.
A bientôt.
Opium

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par Opium, le 16 octobre 2013 à 19:01

Bonsoir Ericgmd.
Merci encore pour votre message depuis les Etats-Unis ainsi que pour vos propos.
Ce parfum, effectivement, semble être destiné à être peu distribué pour se positionner plus "Exclusif" à l’image de Balenciaga, Bottega Veneta et quelques autres.
Estée Lauder + Daniel Andrier = succès garanti ? Peut-être pas, mais, il est vrai que quand on lit certains noms, on se sent immédiatement rassurés. Lauder échoue peu et ose encore un minimum là où d’autres pâtissent de jouer les (mauvais) pâtissiers et s’empatent. Daniela Andrier, quant-à elle, semble incapable de laisser passer un parfum vilain à son nom. Tant mieux pour les quelques irréductibles puristes que nous sommes. ;-)

 

Votre lien avec Noir de Noir ne me surprend pas du tout. Dans l’esprit, Portrait of a Lady s’en rapproche également, les notes animales en sus.
Et, si Marni ressemble à Elle, Midnight Poison et Perles de manière assez directe, il rappelle aussi Portrait..., notes animales, hyper-densité et sillage en moins. Marni, ce serait un peu la très jeune sœur réservée, avec près de vingt ans d’intervalle entre elles, de la garce froide Portrait of a Lady, une sorte de "Portrait of a Lady Light", une "Portrait of a Young Girl" ou "Portrait of a Lolita" en somme.
Donc, avec le trio Portrait, Marni et Noir de Noir, la boucle est bouclée. #toutsetient
Mais, là où les propositions de Tom Ford et des Editions de Parfums Frédéric Malle sont maximalistes, pleines, charnues et opaques, celle de Marni est éthérée, translucide virant au transparent.
Cela doit convenir à cette nouvelle tendance qui veut que leur parfum soit utilisé par les femmes comme leur maquillage, appliqué par touches, avec lesquels on pratique plusieurs retouches dans la journée... et, bien entendu, qui ne doit pas trop sentir pour, surtout, ne déranger personne. Cet ensemble de caractéristiques remplit bien le cahier des charges américain. (Un article très intéressant de Laurence Férat aborde la construction des floraux actuels et on y trouve, à la fin, quelques mots d’Alberto Morillas qui analyse très bien le marché actuel, rapidement mais efficacement, et précise exactement ce que je viens d’écrire et pressentais mieux que je le ferai. ^^)
Je dois vous avouer que, si j’aime beaucoup Marni, je l’aimerais davantage si je le sentais plus. Eh oui, je fais partie de cette vieille école old school limite has been qui voudrait qu’on sente/ détecte son parfum (sans avoir besoin de se déscalper pour cela) ! ^^
Sur moi, le sillage de Marni est vraiment ultra ténu, mincissime. Et la tenue, guère meilleure. Après deux heures, plus rien sur peau. Le lendemain, presque plus rien sur les vêtements.
Mais, la technicité pure serait mon seul reproche. En effet, le peu de temps qu’elle dure, cette création est fort jolie. Et, avec sa rose poivrée d’encens et de corbeille de fruits hésitant entre le sucré, l’acide et l’amer, elle mérite d’être découverte je crois.
Alors, si sur vous il n’y a pas d’aléas techniques, profitez bien et pleinement de cette jolie nouveauté. ;-)
Encore merci pour votre commentaire.
A bientôt.
Opium

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par Opium, le 16 octobre 2013 à 19:14

Bonsoir Ericgmd.
Merci encore pour votre message depuis les Etats-Unis ainsi que pour vos propos.
Ce parfum, effectivement, semble être destiné à être peu distribué pour se positionner plus "Exclusif" à l’image de Balenciaga, Bottega Veneta et quelques autres.
Estée Lauder + Daniel Andrier = succès garanti ? Peut-être pas, mais, il est vrai que quand on lit certains noms, on se sent immédiatement rassurés. Lauder échoue peu et ose encore un minimum là où d’autres pâtissent de jouer les (mauvais) pâtissiers et s’empatent. Daniela Andrier, quant-à elle, semble incapable de laisser passer un parfum vilain à son nom. Tant mieux pour les quelques irréductibles puristes que nous sommes. ;-)

 

Votre lien avec Noir de Noir ne me surprend pas du tout. Dans l’esprit, Portrait of a Lady s’en rapproche également, les notes animales en sus.
Et, si Marni ressemble à Elle, Midnight Poison et Perles de manière assez directe, il rappelle aussi Portrait..., notes animales, hyper-densité et sillage en moins. Marni, ce serait un peu la très jeune sœur réservée, avec près de vingt ans d’intervalle entre elles, de la garce froide Portrait of a Lady, une sorte de "Portrait of a Lady Light", une "Portrait of a Young Girl" ou "Portrait of a Lolita" en somme.
Donc, avec le trio Portrait, Marni et Noir de Noir, la boucle est bouclée. #toutsetient
Mais, là où les propositions de Tom Ford et des Editions de Parfums Frédéric Malle sont maximalistes, pleines, charnues et opaques, celle de Marni est éthérée, translucide virant au transparent.
Cela doit convenir à cette nouvelle tendance qui veut que leur parfum soit utilisé par les femmes comme leur maquillage, appliqué par touches, avec lesquels on pratique plusieurs retouches dans la journée... et, bien entendu, qui ne doit pas trop sentir pour, surtout, ne déranger personne. Cet ensemble de caractéristiques remplit bien le cahier des charges américain. (Un article très intéressant de Laurence Férat aborde la construction des floraux actuels et on y trouve, à la fin, quelques mots d’Alberto Morillas qui analyse très bien le marché actuel, rapidement mais efficacement, et précise ce que je viens d’écrire.)
Je dois vous avouer que, si j’aime beaucoup Marni, je l’aimerais davantage si je le sentais plus. Eh oui, je fais partie de cette vieille école old school limite has been qui voudrait qu’on sente/ détecte son parfum (sans avoir besoin de se déscalper pour cela) ! ^^
Sur moi, le sillage de Marni est vraiment ultra ténu, mincissime. Et la tenue, guère meilleure. Après deux heures, plus rien sur peau. Le lendemain, presque plus rien sur les vêtements.
Mais, la technicité pure serait mon seul reproche. En effet, le peu de temps qu’elle dure, cette création est fort jolie. Et, avec sa rose poivrée d’encens et de corbeille de fruits hésitant entre le sucré, l’acide et l’amer, elle mérite d’être découverte je crois.
Alors, si sur vous il n’y a pas d’aléas techniques, profitez bien et pleinement de cette jolie nouveauté. ;-)
Encore merci pour votre commentaire.
A bientôt.
Opium

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BlueJasmine

a porté Marni le 8 septembre 2014

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