Auparfum

Votre musée parfumé

par , le 23 septembre 2015

Le parfum est souvent vecteur d’images et de souvenirs. Il arrive ainsi qu’une odeur nous évoque l’ambiance d’une peinture, d’un dessin, d’une aquarelle ou d’une gravure. A l’inverse un tableau peut nous faire songer à un parfum. Un motif, une forme, une couleur, une texture, tout peut-être prétexte à une association subjective. Constance Deroubaix, fondatrice de In the Ere, organise d’ailleurs des visites de musées parfumées sur ce principe. Voici quelques exemples auxquels nous avons songé à la rédaction d’auparfum :

 

Epices Marines de Hermès
La Grande Vague de Hokusai

 

L’Origine du Monde de Courbet
Musc Koublaï Khan de Serge Lutens

 

M/Mink de Byredo
Quadrangle de Malevitch

 

Les Raboteurs de parquet de Caillebotte
Autoportrait de Olfactive Studio

 

De quelles oeuvres et de quels parfums se compose votre propre musée parfumé ?

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par , le 18 octobre 2015 à 15:52

L’Eau de Narcisse bleu me fait penser à Clair de Lune de Debussy, et Fracas à Lolita de Nabokov.

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_pascale

par , le 18 octobre 2015 à 14:22

White Linen et la peinture de Hopper, particulièrement ses tableaux de femmes dénudées devant une fenêtre ouverte.
Lumière froide mais comme une sensation de sensualité retenue, de feu sous la glace que dégagent ces peintures ; comme White Linen, trop distant pour que ça ne cache pas quelque chose.

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zapakh

par , le 2 octobre 2015 à 15:22

Mais que peut bien porter La Joconde de Léonard de Vinci ?
Femme de Rochas , assurément.
(Très beau sujet de discussion, quel dommage qu’il n’ait pas inspiré davantage les auparfumistes...)

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par , le 7 octobre 2015 à 14:16

Je comprends votre déception. Sur le papier, c’est une excellente idée. Malheureusement, même en cherchant bien, les parfums qui m’ont marquée ne sont pas associés, dans mon esprit, à une seule image, et encore moins à des tableaux célèbres. J’associe davantage mes fragrances préférées à des atmosphères. Ex : 1996 de Byredo = monastère oriental pendant le carême ; n°5 = femme élancée, pleine de chien, à la mode des années 30, la peau nue et poudrée, vêtue d’une robe longue à l’étoffe fine comme celle d’un caraco et qui flirterait avec l’épiderme exactement comme de la lingerie, une fourrure négligemment jetée sur l’épaule, audacieuse mais sans ostentation, imprégnée d’une confiance en elle-même si parfaite qu’elle en deviendrait inconsciente ; La Fille de Berlin = une marche par temps humide dans le quartier de Köpenick à Berlin. etc. il n’y a pas de tableaux connus qui répondent aux représentations très personnelles que je me fais de mes parfums. Je crois que c’est ça qui bloque : c’est extrêmement personnel, trop pour se résumer à une oeuvre produite par autrui.

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par , le 15 octobre 2015 à 16:18

Bonjour, Lady of Shalott ! C’est l’exercice inverse auquel je me suis prêtée (i.e partir d’un tableau et imaginer la fragrance correspondante) juste pour le fun ! Par exemple, l’exquise œuvre de votre avatar (titre, auteur, svp ?) m’évoque Quelques Fleurs d’Houbigant. À vous ! ;)

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par , le 17 octobre 2015 à 18:46

Il s’agit de The Shrine par John William Waterhouse. Ah, c’est fou... je ne me souviens plus de l’odeur de Quelques fleurs. Il faudra que j’aille le sentir de nouveau afin de voir si votre rapprochement me parle. J’aurais du mal à trouver un parfum pour votre avatar ; je ne connais rien qui sente fortement l’herbe coupée et le trèfle, le tout avec une touche sixties. Le répertoire d’odeurs de mon cerveau est encore limité aussi vais-je rester sur mon terrain. Je propose, toujours dans les préraphaélites, Gather ye rosebuds while ye may de Waterhouse pour L’eau des quatre reines de l’Occitane (aujourd’hui renommée, et peut-être remaniée, sous le nom de Rose et Reine). Je portais ce parfum quand j’étais en licence. Bien que je sois devenue plus exigeante, je lui trouve encore beaucoup de charme et de simplicité. Le marketing de l’époque, axés sur les quatre filles du comte de Provence, toutes devenues reines, avec une rose pour chacune m’avait plu avant même que je ne sente. J’imagine que ce parfum est très différent de ce qu’on pouvait sentir au Moyen-Âge (encore que je n’y connaisse rien), il m’évoque néanmoins la tradition médiévale autour de la rose et du jardin, de la fête de la rose de mai aussi. Puis de son évolution jusqu’à nos jours, en passant par l’Ôde à Cassandre et tout ça. C’est amusant, le tableau est une interprétation du Moyen-Âge par le XIXème, tout comme le parfum se réclame de l’histoire médiévale alors qu’il est du XXème. On peut y voir deux relectures assez semblables dans leur vision du passé médiéval trop fantasmée pour être authentique et très ancrée dans l’esthétique de leur temps.

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par , le 5 novembre 2015 à 11:30

Merci, Lady of Shalott ! Quelles belles références ! Je ne connaissais pas du tout, je vais me plonger dans cet univers artistique.
Pour l’avatar, je verrais bien un Courrèges pour le côté sixties (facile), une Eau de Campagne pour l’herbe coupée ou un Tendre Poison pour la verdeur. (merci de l’effort en tout cas :D )

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zapakh

par , le 24 septembre 2015 à 16:38

J’associe Maroussia de Slava Zaïtsev à l’oeuvre d’un artiste russe du XIXe siècle, Ilya Repine, intitulée {} Repos, Portrait de Vera Repina , où l’on voit l’épouse du peintre, vêtue d’une robe aux tonalités rouges assoupie dans un fauteuil du même coloris.

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par , le 24 septembre 2015 à 18:13

Oh mais oui !

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par , le 25 septembre 2015 à 09:12

N’est-ce pas ? :)

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par , le 24 septembre 2015 à 00:00

Le parfum de Thérèse m’évoque le déjeuner sur l’herbe. Je le trouve bucolique et synonyme de bonheur et des beaux jours.
Je suis d’accord avec BillieH, c’est un très beau sujet vecteur de sensualité et d’émotions.

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billieH

par , le 23 septembre 2015 à 20:49

Quel sujet passionnant.
Shalimar m’évoque le Bain Turc d’Ingres et Putain des Palaces Olympia de Manet...

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