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Violet Shot

Olfactive Studio

Flacon de Violet Shot - Olfactive Studio
Coup de cœur - Nouveau parfum
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Sombre violette

par Léa Walter, le 19 novembre 2020

Violet Shot n’est pas un parfum pour mamies, ni pour jeunes filles en fleurs. Dominique Ropion joue ici une nouvelle partition de la violette. La petite fleur, qui nous avait habitués à un charme discret, arrive façon surdose d’alcool fort, propulsée par la mandarine et le poivre rose.

Après un fugace passage par le bonbon acidulé, qui évite l’excès glycémique grâce à ce départ nerveux, la violette se lie à des accords singulièrement profonds et complémentaires : côté froid, un souffle herbal raidi par un patchouli râpeux et boisé ; côté chaud, un épais tapis cuiré, baumé et vanillé. Le premier structure, le second arrondit puis s’étire sur la peau de manière de plus en plus sombre, avec des accents de cachou noir.

Ceux qui aiment la violette mais pas son traitement rétro-mièvre pourraient bien trouver leur Graal.

Cette critique est initialement parue dans Nez, la revue olfactive, numéro 8 - Substances addictives - octobre 2019.

Ce parfum fait partie de la sélection de la Box Auparfum#23 – septembre/octobre 2020.

Achat en boutique

La marque Olfactive Studio est disponible dans les boutiques partenaires de notre annuaire de points de vente de parfums de niche listées ci-dessous :

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Jicky

par Jicky, le 12 février 2021 à 16:05

J’ai vraiment apprécié cette nouvelle collection d’Olfactive Studio. Avant de m’étaler un peu plus sur la violette, quelques mots sur la rose que j’ai vraiment appréciée. Je ne suis pas particulièrement fana des notes rosées et je trouve ça assez difficile de pouvoir la traiter encore aujourd’hui en trouvant quelque chose à lui faire dire. Et... c’est super réussi ??
Elle fait l’innocente au départ avec son air de pas y toucher : rose de jardin fraîche, verte, encore pleine de rosée. Le portrait est assez saisissant dans sa tendresse et on reconnaît là la maîtrise formelle de Ropion, qui connaît sur le bout de doigt le secret de chaque fleur. Et une fois dépassée de ce portrait quasi-photographique, voilà que le propos se twiste dans une transition super bien fondue. Car après ce traitement de la rose comme une rose, voilà que la rose se fait traiter... comme une fleur blanche.
Sur les alcools rosés frais, citronnés, pimpants se glissent des notes lactonées typiques de celles qui habillent jasmin, tubéreuse ou osmanthus. C’est un glissement de traitement subtil, très bien vu et magistralement exécuté : l’ensemble est si cohérent qu’on ne s’en apercevrait presque pas ! Le fond chypré donne tenue et sillage comme il se doit, vraiment une réussite dans le genre.

La violette est plus facile à remarquer. Elle dépote la bête ! Mine de rien, choisir de traiter la violette par ses feuilles et sa racine était le bon choix à faire. Finalement, il n’y en a pas tant que ça sur le marché des feuilles de violette : Fahrenheit dans sa grande époque, Roadster de Cartier peut-être, si toutefois il existe encore. Violet Shot est une création plus complète, plus fouillée car cette fois c’est vraiment elle qui est au centre. Le départ vert est sensible, juste ce qu’il faut de mordant, de naturalité et de fun. On pense à l’herbe coupée, mais à la couleur de la feuille de la violette.
L’aspect poudré et florale de la violette que l’on connaît car déjà traité mille fois se fait assez discret, sert surtout par ses caractéristiques techniques : les ionones fondent le départ vert et vert de violette, le fond boisé, les facettes poudrées, tout en jouant avec notre appréhension culturelle de la fleur.
Et enfin, cette feuille de violette intense. Quelle facette fascinante : elle est verte, concombre, boisée, montante, un peu mousse. Elle donne une signature forte au parfum.
Dans le fond, il y a une rondeur vanillée et boisée qui est un peu moins ma came, mais fonctionne vraiment bien. C’est une vanille assez virile, pas du tout dans ses atours gourmands et poudrés, c’est pas inintéressant du tout, simplement moins ma came à titre perso.

C’est un sillage généreux, marquant, avec un propos qui fonctionne et qui se distingue pas mal. La concurrence n’était pas rude rude, mais c’était une des sorties marquantes de 2020 je trouve. C’est de la parfumerie que j’aime, de la parfumerie construite, pensée, avec des paradoxes, des contraires qui se fondent. Une approche intimement liée à la nature, et en même avec des sillages urbains et très modernes.

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Jane B. Root

par Jane B. Root, le 23 décembre 2020 à 12:00

Youpi ! Je viens de le tester. J’ai l’impression de me promener dans une confiserie à l’ancienne entre les boiseries cirées et les bocaux colorés. Mon cerveau de petite fille est en éveil et renifle à tout va. Elle compte les sous dans sa poche et se demande ce qu’elle va bien pouvoir acheter comme merveilles pour 50 centimes. Rien que pour ce réveil de la mémoire je voudrais bien l’embrasser ce monsieur Ropion, avec ma bouche poisseuse remplie de roudoudous et de violettes confites.
Le flacon ressemble furieusement à celui d’Opium, non ? ça se fume la violette ?

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par Adina76, le 23 décembre 2020 à 12:32

Bonjour Jane B. Root,
Je ne sais pas si la violette se fume, mais visiblement elle vous fait de l’effet ! :-))) je plussoie pour cette friandise florale baumée ! Allez aussi mettre le nez sur Chicago High : c’est Marc-Antoine Corticchiato le grand maître confiseur qui l’a concocté avec tout son art. Je me demande si en tournant trois fois autour d’une table en vaporisant de grandes giclées de Belles rives, l’esprit de Jicky (celui qui est bien vivant !) apparaîtra pour nous en dire davantage sur la gestation de cette gourmandise créée pour cette maison américaine qu’est Vilhelm parfumerie ... comme quoi un parfum peut peut être gourmand et satisfaire les gourmets ...

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par Farnesiano, le 23 décembre 2020 à 17:54

Bonsoir Jane B. Root et Adina. Oui, la violette se fume, et de merveilleuse façon, chez Mona di Orio qui créa Violette fumée peu avant sa mort en 2011. Le parfum ne sortit qu’en 2013, par les bons soins du partenaire et associé hollandais de Mona. La fleur, mêlée au traditionnel iris, se voit plongée dans un bain d’abord aromatique (lavande, sauge...) puis formidablement boisé et baumé. Le parfum semble un peu chercher sa direction mais progressivement il la trouve, et dès lors c’est un bonheur singulier que de se laisser interroger puis fasciné par cette création, peut-être plus masculine que féminine, quoique... Cette étrange et belle Violette fumée, un peu négligée par rapport aux fabuleux Nombres d’Or, a ses aficionados, dont je suis. Mais s’il fallait s’offrir tous les Mona, il nous faudrait casser toutes nos tirelires. En attendant, rêvons un peu, demain c’est Noël, fête que malgré le contexte, je vous souhaite sereine et lumineuse.

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par Farnesiano, le 23 décembre 2020 à 17:58

On ne se relit jamais assez :"... de se laisser interroger puis fasciné... " Fasciner !

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par Jane B. Root, le 23 décembre 2020 à 17:57

Bonsoir Adina. J’ai commenté Chicago High. Je kiffe ! Je cherchais à remplacer le défunt Havana Vanille. D’ailleurs on pourrait toutes courir autour des tables le soir de Noël en fumant des havanes, croquant des bonbons à la violette et se flagellant à l’iris.

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Farnesiano

par Farnesiano, le 20 novembre 2020 à 10:07

Bonjour.
Je me réjouissais de partir à la découverte de ce Violet Shot en me rendant au Boudoir de Jeanne, situé sur la rive gauche de la Meuse, à Liège. Et voilà que je découvre sur internet que la délicieuse boutique, au décor charmant et l’accueil réellement adorable, a définitivement fermé ses portes il y a quelques mois. Elle proposait de bien belles marques cependant comme Goutal, Olfactive Studio, La Parfumerie Moderne, Brécourt, Eight & Bob, Berdoues, Louison Libertin - Technique Indiscrète, The Different C°, Trudon , Parfums de la Bastide, Jardins d’Écrivains, Teresa Helbig, Parle-moi de parfum, etc. C’est là que j’ai acheté parmi mes plus beaux iris (Belles rives, Bois d’Iris, Bruma...) et des numéros de Nez. De nombreux ateliers y étaient organisés : découverte des parfums, atelier rasage et rhum, atelier maquillage... Quelques soient les raisons de cette fermeture, c’est cinq ans d’une belle aventure qui s’achève aujourd’hui.
Je crains que d’autres lieux semblables à celui-ci viennent à disparaître avec le temps.
Citadins, allons dans les boutiques, marchons jusqu’à elles, soutenons leurs propriétaires, vendeurs et vendeuses passionnés. Abandonnons autant que possible la vente en ligne et défendons, même masqués, l’échange, le partage, la communication directe avec comme récompense, un merveilleux sourire.
Autre chose, une petite constatation : la célèbre couleur orange de chez Hermès a bien du succès dans le packaging d’autres marques, qu’elle soit adoptée pour les étiquettes, le carton d’emballage, l’étui en cuir... : Olfactive studio, Parfums de la Bastide, etc.

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par Farnesiano, le 20 novembre 2020 à 11:20

Oups ! Quelles que soient les raisons ...

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par jickyestmort, le 23 décembre 2020 à 16:40

Je compatis à vos regrets. Moi aussi, j’ai vu dans ma ville (Vérone) fermer les boutiques habituelles des gens d’ici. Les magasins pour touristes ont évidemment bien souffert, mais ils ont de gros capitaux (Gucci, Dolce e Gabbana, Vuitton) pour les aider à tenir. Dès que ce sera possible, j’irai rendre visite à mon parfumeur préféré qui s’y entend en parfumerie française et en créateurs de niche italiens. Pour les connaisseurs, il s’agit de la boutique Narciso.

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par Farnesiano, le 24 décembre 2020 à 14:03

Narciso... Un bien joli nom pour une boutique. Ou son propriétaire.
Bon réveillon !

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Adina76

Adina76

a porté Violet Shot le 19 janvier 2021

Nectars favoris : Ysatis, Calèche, Chamade, Miss Dior (l’originale), Misia, Arpège, Cabochard, Paloma Picasso, Mon Parfum chéri, Fidji, l’Air du Temps Mes regrets : Nina (1986), Fleurs de fleurs, l’Or (...)
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