Ultra
Hiram Green
- Marque : Hiram Green
- Année : 2025
- Créé par : Hiram Green
- Genre : Féminin - Masculin
- Famille : Florale
- Style : Élégant - Opulent
Narcisse radieux
par Jessica Mignot, le 30 janvier 2026
Est-ce à cause de l’explosion des lancements ou des rachats par les grands groupes, les sorties sans âme des marques de niche sont légion, lorsqu’elles ne sont pas juste ratées. Nos nez le plus souvent s’ennuient.
Et puis, parfois, il est de petits miracles. Ultra est de ceux-là : on croirait d’abord s’être roulé dans un champ de narcisses, dont l’absolue évoquant la tubéreuse, le tabac et le foin – voire l’écurie – est illuminée par une fleur d’oranger légèrement verte et solaire. Rapidement, le sillage gagne en volume, dispersant ses épices et son bouquet de fleurs – ylang-ylang, jasmin et rose – parsemé de touches phénoliques.
Dans cette opulence typique des années 1980, source d’inspiration revendiquée par Hiram Green, on retrouve en effet le côté miellé et fier d’un Poison qui envahissait alors les rues. Mais c’est plus encore la signature cuirée et ambrée d’un illustre aîné, Vol de nuit de Guerlain, que l’on recroise avec joie.
Oscillant entre naturalisme désarmant et stylisation olfactive, végétale et animale, hommage historique et lisibilité actuelle, Ultra est un parfum qui prend le temps d’évoluer, de se métamorphoser, le port altier. Affirmé et lumineux, il nous rappelle que la créativité est encore bien vivante : comme cela fait du bien !
Vous pouvez retrouver cette critique dans Nez #20 - Raconter le parfum
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par Bluebell, le 30 janvier 2026 à 15:56
220€ les 50ml.... ça gâche le plaisir...
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par Garance, le 31 janvier 2026 à 10:45
Le prix de l’indépendance et du choix du naturel assumé par Hiram Green ?
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par Bluebell, le 1er février 2026 à 18:15
Je connais des maisons indépendantes qui ne pratiquent pas ce genre de prix et qui utilisent également des matières premières naturelles : la maison Godet par exemple.... Je pense que ce genre de tarifs pour la quantité tient plus du positionnement marketing que d’une réalité de production.
par Don SALLUSTE , le 31 janvier 2026 à 15:06
Clairement... je trouve que l’inflation sur les parfums devient franchement le reflet de ce marché qui se fracture en deux...le Mainstream comme l’on dit péjorativement(il y a aussi de belles choses) et les niches qui étaient assez raisonnables il fut un temps et qui s’orientent volontairement vers une clientèle ultra blindée qui trouve formidable de payer un parfum bientôt au prix du Caviar, démonstration patente bien expérimentée par Bernard Arnaud sur ses marques de luxe . Ils ont pigé que cette clientèle est assez pédante et pour certains riches à ne plus compter pour une grande partie et pour l’autre, les passionnés, qui se plieront de toute façon car la passion n’a pas de prix selon Saint Homebon...mais tant que la qualité peut correspondre en partie au prix demandé, why not, ce qui n’est pas forcement le cas, loin s’en faut pour toutes les sorties que l’on voit . Je suis allé chez Jovoy il y a peu renifler quelques nouveauté...assez décevantes ...redite systématique et re redite de ce qui existe déjà ou a existé par le passé, mais à des prix parfois stratosphériques. Sans compter la grande tendance du moment, la “file compte gouttes“ avec cordon sanitaire façon festival de Cannes ou soirée VIP parisienne, (pratiquée aussi au bon marché) pour montrer que l’on est “plus niche que la niche“...alors qu’il y a tout juste 10 personnes dans l’espace de vente. Ce n’est peut être pas le cas d’Hiram Green, mais très mal distribué chez nous, les nouveaux pauvres de l’Europe...
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par Farfouille, fouine et flair, le 31 janvier 2026 à 15:20
Les tontons flingueurs disent dans le film éponyme : La qualité reste, le prix s’oublie. Puisse cet adage être vrai pour ce parfum. Pour la grande tendance du moment, on ne sait plus quoi inventer pour flatter l’ego. Pourquoi pas des physionomistes à l’entrée de l’espace de vente tant qu’on y est.
par kismi, le 1er février 2026 à 08:09
Bonjour Don Salluste, comme je vous comprends !
Et comme je partage vos opinions.
D’abord sur la créativité du secteur niche : c’est difficile de s’y retrouver tellement il y a pléthore de marques, de sorties.
Les distributeurs exclusifs : ils vous vendent de chouettes choses, mais surtout des inspirations déclinées dans des flacons kitsh : or, pierreries, ecrins... rien n’est assez beau pour vous faire croire que ce que vous achetez est précieux, et rare.
Symbole du ridicule, les molécules les plus alambiquées présentes dans certaines compositions sont mises en avant. Sérieusement ? Le diamant et le sacrosantol sont chimiquement proches l’un de l’autre ? Mais je signe tout de suite ! :D
J’évite ces beaux parleurs, je préfère les petites boutiques indépendantes ou il y a moins de choix, et où l’accueil est plus simple. J’achète moins et de plus en plus sur des sites comme Vinted. Parce que oui, mine de rien, acheter Portrait Of a Lady 350 balles ça n’est pas possible. Et si une sortie m’intéresse mais qu’elle est introuvable, je m’en passe.
BisouX !
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