Pourquoi n’y a-t-il plus de bons parfums masculins...
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Le vintage est à la mode et de nombreuses maisons (plus ou moins) historiques ont relancé récemment des collections de parfums après de longues années d’absence ou de discrétion. Nous vous proposons un tour d’horizon de ces fragrances revenantes.
il y a 22 heures
Après L’Ondée existe encore officiellement en eau de toilette, mais sa situation est clairement(…)
hier
Est-ce qu’Après l’ondée a été arrêté ? C’était mon parfum au lycée / jeunesse (flacon abeilles),(…)
Bonbon solaire
Faits et zestes
Brut de gousse
Ce texte, pertinent mais finalement sans grande surprises, pourrait s’appliquer au monde du cinema et des blockbusters interchangeables – tout autant testés par les fameux "panels" de consommateurs –, ainsi qu’à la littérature (ce qu’il en reste), écrasée par les Levy-Pancol-Musso-Galvalda et autres mastodontes lénifiants et consensuels. En somme : peu de place pour l’innovation véritable, stratégie du risque zéro, omniprésence écrasante sur les points de ventes ou d’accès – donc étouffement du consommateur, qui, mu par la loi du moindre effort, a tendance à manger ce qu’il y a dans la gamelle qu’on lui met sous le nez...
Et pourtant il n’y a jamais eu autant de parfums, de films, de livres, (etc.), qu’aujourd’hui. C’est l’hyperchoix, immense labyrinthe ; dans lequel on se perd – où plutôt dans lequel certains, rares, aiment à se perdre (alors que d’autres s’en remettent à l’implacable mainstream, c’est tellement plus facile). Le problème, pour ce qui nous occupe, est que 5% des parfums sont achetés et sentis par 95% des gens qui se parfument (tout le monde ne se parfume pas). Ces 5% de parfums constituant le gros du chiffre d’affaire du marché. Alors que des dizaines de milliers d’autres fragrances (de la niche, de la micro-niche et de la nano-niche tirée à 100 flacons) doivent se partager entre les 5% de gens qui restent (des perfumistas, pour la plupart). En économie on appelle ça la "longue traîne", cet espèce d’immense train de marchandises (trois locomotives, dans lesquelles tout le monde veut monter, et des centaines de wagons accrochés derrière, où traînent à peine quelques curieux...) Or comme le dit le journaliste, pas évident de prendre le risque de sortir quelque chose hors cadre, dès lors que le client est, d’avance, frileux. C’est très cher de sortir un parfum, ça coûte beaucoup (à l’auteur) d’écrire de la vraie littérature, c’est hors de prix de produire un film ; mais il faut compter néanmoins avec quelques têtes brûlées, courageux explorateurs sans qui ce monde lisse et aseptisé, où rien ne dépasse plus, serait totalement invivable. Prions pour eux :)