M/Mink
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Si les notes vertes sont un terreau fertile de création pour la niche, chez la marque française Ānti, le terrain de jeu du Jardinier est figuratif et total.
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J’ai ré-essayé, mais plus sur moi, une fois m’a suffit. J’ai aspergé une touche de M/Mink ce samedi et je l’ai de suite mise dans une pochette en plastique, puis je lui ai donné le temps de "vieillir" un peu. Ce matin je l’ai faite sentir à ma collègue qui a sérieusement froncé le nez avant de repousser ma main. Et à nouveau cette odeur prenante de putois en rut. Puis, là, je viens de la ressortir. Et je crois que je commence à comprendre ce que Jeanne décrit. Cette odeur de pierre froide et humide, elle est bien là, et je la trouve étrangement belle mais répugnante à la fois. Cela m’évoque un animal à l’épaisse fourrure, blessé et sale, qui souffre dans une ruine sous une brume épaisse et poisseuse. C’est fascinant, et en même temps, on ne peut pas trop regarder (sentir) tant cette image (odeur) est forte et dure et implacable de cruauté. Après avoir senti la touche plus de 15 secondes, mon nez me fait mal et semble m’en vouloir.
Par contre, si je comprend un peu mieux l’exercice de style, je trouve ce parfum importable tant il peut dégager (sur moi en tout cas) juste une odeur plus que fauve et franchement incommodante autant pour moi que pour mon entourage.