Parfum et musique : accord parfait ou dissonance ?

par Jean-David, le 24 mars 2011
Bravo, chère Rebelle (connaissez-vous Jean-Féry du même nom, entre autres plaisirs baroques ? Interprété par John-Elliot Gardiner, voilà qui vous irait comme un gant !) D’ailleurs, si vous écoutez Queen, Paul McCartney (Ram, une pure merveille, Long haired lady, miam ! The backseat of my car, sublime !), les Kinks (je suis fan absolu, ce groupe fut d’une créativité incroyable ; des morceaux tels que Back in line ou Brother, sur l’album Sleepwalker, sont d’une beauté à pleurer), en plus de Satie et Haendel, vous êtes sûrement quelqu’un de bien !
En ce qui concerne Queen, ce n’est pas exactement à la moustache de Freddie Mercury que je recherche un parallèle olfactif (du reste, MM. Roucel et Fléchié nous laisseraient l’embarras du choix dans ce registre). Rappelerons aussi que la moustache mercurienne n’est apparue qu’avec The Game, neuvième album du groupe, et a disparu sur les deux derniers de ses opus, The Miracle et Innuendo. La période la plus riche et la plus inventive du groupe fut, à mon avis, celle qui précéda l’apparition de ce colifichet velu.
C’est plutôt aux caractéristiques sonores, au discours musical de ce mémorable groupe que je pensais. Comment les dépeindre en quelques mots ? Queen possédait de la grandeur, du lyrisme (mélodique, en plus de références marquées à l’opéra), une grande créativité, une vive expressivité, une immense fantaisie, un caractère fantasque, extravagant, imprévisible (Mercure est l’astre des changements), une dimension symphonique dans une orchestration pourtant limitée, le plus souvent, à l’effectif guitare/batterie/basse/piano. Queen était l’un de ces rares groupes, avec les Beatles, dont on se disait qu’ils étaient uniques, très distinctifs et dont l’expression était, dès le premier accord d’un morceau, très forte.
C’est ce parfum là que je cherche ! Quelque chose d’ENAURME.
Je vous laisse cogiter, mes amis !
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