Parfum & confinement : racontez votre quotidien

par Aberystwyth, le 7 novembre 2020
Étant en Angleterre pour quelques mois, je vis le confinement quelques jours après vous.
Vendredi dernier : l’annonce tombe, l’Angleterre sera confinée dès le jeudi suivant. Après la France, c’est sa sœur d’outre-manche qui succombe à l’assaut...
Mercredi : profitant d’un jour de congé, je pars pour Londres, Capitale, pour effectuer une récolte de parfums de la dernière chance...
Quelques arrêts mémorables : Jovoy Londres, très serviables, particulièrement généreux en échantillons, peut-être moins snob que leur racine parisienne ? Toujours est-il que j’aurais tout le loisir de tester la majorité de la gamme Jovoy pendant le lockdown ! Elie Saab, la collection des parfums Couture constitue une bonne occasion de rendre visite à la boutique, et d’admirer le travail sans pareil du couturier libanais en matière de robes... Les parfums valent peut-être moins le détour. Dover Street Market, l’indéfinissable espace Comme des Garçons (comment voulez-vous définir la créativité ?), sa population ultra edgy, l’odeur 53, ou Standard, Rouge, chocs olfactifs ou visuels bienvenus. Céline, où les parfums sont exposés au premier plan, Audrey, la vendeuse est française et charmante.
Si Londres est toujours semblable à elle-même, "the impending lockdown" lui donne un air de fin du monde. Le soir, les boutiques se vident de tout leur contenu, les étagères sont tristement vides, les vendeurs et vendeuses vous enjoignent de "stay safe". À la Cathédrale Saint-Paul, le traditionnel Evensong de 17h, ce service religieux chanté a un goût particulier, légèrement amer, surtout un poids différent, plus perceptible. Mais Saint-Paul ne tombera pas, pas plus qu’en 1941, l’édifice restera ouvert pour la prière individuelle en journée : la nation anglaise est sauve. Pour accompagner cette magnifique et solennelle cérémonie chantée par une sublime chorale anglaise, Ænotus de Puredistance, parfum de décadence par sa luxuriance et sa concentration inouïe. Il ne convient pas bien à la retenue et la sobriété anglicane, mais plus à la population qui se masse pour une dernière soirée dans les bars et restaurants avant d’être renvoyée chez elle trop tôt, après tout, le confinement prend effet à minuit.
Le premier confinement est venu sans crier gare, le monde s’est arrêté, soudainement. Vivant simplement, en famille, je n’ai porté que des parfums éprouvés, que je sais me convenir, non par besoin de réconfort, seulement par confort, une routine qui ronronne gentiment et qui endort. Le second, s’il est peut-être tombé plus rapidement encore n’a pas pu surprendre. De nombreux parfums à découvrir, je vaincrai la monotonie par la curiosité, la rage de plus, la créativité d’autres que je ferai mienne.
Votre réponse
à la une
Aldebaran - Marc-Antoine Barrois
Une étoile géante teintant la lactescence d’un champ de tubéreuses d’une lueur rouge orangé, comme une volée de pollen couleur de paprika.
en ce moment
il y a 3 jours
Mon 1697 de Frapin lui fait de l’ombre, surtout sur les notes de fond.
il y a 5 jours
Il est très beau, je l avais reçu pour mon anniversaire au printemps dernier . Simple, élégant,(…)
Dernières critiques
Bague d’O - Jouissance
Rose ecchymose
Love is coming... Chapter II - The Different Company
Nouvelle saison
Immortelle Babylone - Le Jardin retrouvé
Hélichryse de la cinquantaine









il y a 3 jours
Bonjour à tous, Je viens de faire l’acquisition de Rose Tonnerre dont je possédais depuis 5 ans(…)