Kenzo World

par Jean-David, le 28 octobre 2016
C’est assez drôle, je le reconnais, car dans ma folle jeunesse, j’étais farouchement opposé à l’idée même de nationalisation. Mais quand il s’agit de patrimoine, j’en viens à la conclusion que l’intérêt général l’emporte sur les intérêts - et donc les égoïsmes - particuliers. Il y a bien des musées nationaux, des orchestres publics, des opéras publics, une Comédie française (établissement public)... Si un gouvernement entendait privatiser ces institutions, pour aller dans le "sens de l’histoire", il se heurterait - espérons-le - à une forte opposition populaire, parce qu’il s’agit d’art, et plus précisément du patrimoine, bien commun de la société. Si l’on soutient que le parfum est un art, que les grands parfums français constituent une part de notre patrimoine artistique, il paraît difficile d’abandonner ce domaine au marché, dont les ambitions sont naturellement autres que culturelles. Loin de moi l’idée de supprimer le secteur privé de la parfumerie : si des personnes, désireuses de faire des affaires, souhaitent créer de nouvelles enseignes et lancer incessamment d’interchangeables produits, libre à elles.
Cette nationalisation de quatre ou cinq maisons, ou du secteur parfumerie de celles-ci, aurait aussi valeur d’avertissement pour d’autres, dont la politique est plus ambivalente.
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