J’Adore

par Phoebus, le 9 mai 2010
"Vous avez-dit or ?"
J’étais vraiment curieux de savoir comment un tel best-seller pouvait n’être jamais arrivé jusqu’à mes narines dans la rue (ou ailleurs, d’ailleurs)...En lisant la critique sur Auparfum, ça ne me rappelle absolument rien. Vraiment.
Après l’avoir sentit plusieurs fois sur mouillette, la réponse me vient clairement : un bouquet-de-fleurs-blanches-propres-et-sucrées-opulentes-mais-pas-trop ça passe très bien inaperçu au jour d’aujourd’hui (le célèbre accord a eu tellement de descendants qu’on ne fait même plus gaffe à eux, maintenant...Donc je pense que j’ai certainement déjà dû sentir ce J’Adore mais il n’est absolument pas (plus ?) marquant. Victime de son succès ?). Pourtant, il a des qualités (heureusement) : un nom "qui frise la masturbation" comme pourrait le dire une personne à laquelle je pense très fortement en ce moment (...) mais qui ici est une bonne stratégie marketingo-psychologique ("c’est quoi ? - J’adore - ah, j’adore..." on est prédisposés à l’aimer, ce J’adore, rien qu’à cause de son nom, ça rentre tout seul). En ce qui concerne le jus, même s’il n’est pas marquant, il est quand même de qualité (tenez, vous voyez, quand j’avais dit que ça rentre tout seul, je commence à le défendre, il est vraiment vicieux faut que je me ressaisisse), ça se rapproche d’un pleasures (encore que pleasures a au moins le mérite d’être doux et joyeux plutôt que sobrement classe). Mais je ne lui trouve rien "d’intemporel" pour autant, il n’est pas assez courageux pour cela, ce j’Adore ne m’évoque rien (à l’inverse de Numéro 5 ou L’Heure bleue...). Et pour finir, le flacon, il faut le dire, est magnifiquement classe. D’ailleurs, c’est marrant parce que, si on met J’Adore et Idylle côte à côte, on dirait deux photos d’une goutte d’or qui tombe sur le sol, prise à deux moments très proches. La relève est là lol...
Bon, après, est ce que J’Adore mérite son succès ?..On va dire que Oui, dans la mesure où ce qui est racé et unique est forcément polarisant, et ce qui est lisse, agréable mais impersonnel rameutera toujours un plus grand cercles d’adeptes (et donc de ventes).
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