Iris Gris

par Petrichor, le 15 juillet 2022
Je suis géné par ces compliments excessifs, merci. Mais je suis le mélange entre un perroquet, un démêleur, un goût personnel, un Icare, et une Shéhérazade. Et mon nez n’est pas prédisposé à être meilleur de façon innée.
Côté perroquet, j’ai des ebooks et internet pour chercher les infos.
Et j’ai une bonne mémoire dans ce domaine. Donc même si, après 13 ans, j’ai un bonne connaissance sur le tiers de la parfumerie, niche et mainstream, je suis surtout debout sur les épaules de géant.e.s, et Auparfum en fait partie.
Comme je chasse mes parfums dans les offres d’occasion, j’ai eu des facilités pour déceler l’existence, passée ou présente, de certaines lotions pour le corps parfumées à l’iris.
Côté démêleur, j’aime lire les avis d’autres personnes.
Avec l’expérience, on sait les qualités et les défauts de certains intervenant.e.s, et surtout on sait qui a des goûts proches des nôtres.
J’essaie de tester moi-même, et de me faire mon propre avis.
Le plus important, c’est de me tromper de bonne foi, de dire quand je risque une hypothèse, et d’être transparent sur mon ressenti.
Côté Icare, je sais que je me risque à dire des erreurs.
Je dose le risque, en comparant les avis des gens que j’aime -souvent les plus sincères aussi-, et ce en quoi mon avis diffère. J’attends qu’on me corrige, comme une incitation aux autres à partager leurs sources.
Côté Shéhérazade, j’ai davantage accès à une accumulation d’histoires, qu’à une perception surnaturelle.
Mon nez n’a rien de génial. Je dirais que je sens juste 33% mieux que quelqu’un d’autre, à cause de l’écoute olfactive, et avec l’habitude. Et j’arrive à interroger mon inconscient par l’écrit, pour conscientiser certaines perceptions supplémentaires.
Je n’ai pas une vue des odeurs. Je suis plutôt comme un chien qui échantillonne son environnement toutes les 20 secondes, et surveille des variations. Au mieux, j’aime à décrire les parfums comme des dômes : c’est au moment où on traverse leur demi-sphère d’influence qu’on les perçoit et les comprend le mieux. Trop loin on ne les sent pas, trop prêt on ne les sent plus vraiment -l’appétit olfactif est rassasié-, donc la perception maximale est à la périphérie.
Ce qu’on peut m’envier, c’est ce que j’ai envié envier aux autres avant de l’avoir aussi : la faculté de traduire des perceptions olfactives en mots. L’olfaction est un peu le sens oublié, qui relie tous les autres sens entre eux. C’est d’ailleurs aussi un peu le rôle des mots entre les différentes aires du cerveau. Je joue à mettre en mots, et en ordre, des pensées qui sortent en arborescence. Pour épingler l’évidence, j’ai encore un problème de concision, et une utilisation discutable de mon temps libre. C’est probablement parce que le sujet m’échappe qu’il m’intéresse.
Je n’ai pas 5 fois plus de perception. J’ai plutôt accès à 10 histoires d’avance sur le sujet.
https://www.youtube.com/watch?v=TPB15Ma2o48
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