L’Homme Idéal

par Petrichor, le 1er août 2014
Et on peut devenir "hyperosmique" à ces boisé-ambré*, c’est-à-dire qu’on les sent de plus en plus fort au fil des jours.
(* "woody-amber" en anglais, on est dans les molécules de synthèse)
"Grain de musc" dit que c’est inné, mais je me demande si ça ne s’acquiert pas.
Au début on ne les voit pas, après on ne voit qu’elles.
Ces molécules sont tellement "anguleuses", qu’une fois détectées et étiquetées par le cerveau, on les sent chaque fois de plus en plus fort, de plus en plus présentes. Et on les détecte de plus en plus loin.
On peut l’assimiler à une faute de goût de la part du créateur. Mais des fois leur usage est cohérent, Bertrand Duchaufourd en a mis dans certains de ses orientaux. Jubilation XXV, par exemple. Peut-être "une rose" chez Malle.
Deux parfums qui me mettent de mauvaise humeur. C’est le 2ème symptôme recombinant si vous voulez.
Consciemment et rationnellement : on les détecte.
Autrement, inconsciemment il suffit de prêter attention à votre humeur : si un parfum, même très beau, vous met de mauvaise humeur, c’est un signe.
Moi 5mn après je suis combattif et agressif. 15mn après je suis irritable et de mauvaise humeur. 5mn après j’en peux plus. Même si ce sont techniquement d’excellent parfums à tout point de vue.
Un parfum doit vous rendre heureux/heureuse. La moralité est assez simple, n’est-ce pas ?
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Merci Farnesiano pour ce joli et réconfortant partage.