Encens japonais
Aedes de Venustas
- Marque : Aedes de Venustas
- Année : 2021
- Créé par : Bertrand Duchaufour
- Genre : Féminin - Masculin
- Famille : Boisée
- Style : Chic - Élégant - Pointu
Temple d’épices
par Samuel Douillet, le 10 octobre 2022
Une composition qui adoucit le thème de l’encens, le faisant consumer épices et bois.
Comme Jeanne l’a déjà mentionné, le premier parfum de la marque Aedes de Venustas fut à l’origine une collab’ avec l’Artisan parfumeur et Bertrand Duchaufour. Encens japonais et ce fameux parfum originel semblent présenter des similarités (sur le papier), mais n’ayant jamais senti ce dernier, je ne saurais en dire plus.
Encens japonais s’ouvre dans une nuée fraîche, menée par le poivre noir et les baies roses. L’équilibre entre les deux matières est très beau, ne penchant ni vers le trop propre, ni vers le trop sombre. Cette bouffée d’épices est bien vite arrosée d’une rasade d’orange, qui accentue la fraîcheur en y ajoutant du juteux, du fruité, du pulpeux. Imaginez un quartier d’orange dont la chair est constellée de grains entiers de poivre noir et rose.
L’encens, incontournable dans l’œuvre de Bertrand Duchaufour, entre en scène et se présente d’une façon inattendue, bien loin de ceux dits « d’église », froids et terpéniques (c’est-à-dire résineux, froids, plutôt que résineux et chauds). Ici, il se réchauffe et s’adoucit par le biais d’une immortelle qui rebondit sur la note de tête par ses inflexions épicées et devient liquoreuse au contact de l’orange, transformant presque celle-ci en prune. Ce stade de l’évaporation peut faire penser à Bibliothèque de Byredo, en moins gourmand et plus pointu. Cet accord se pare enfin de l’élégance d’un patchouli, d’une touche douce-amère de café et de la rondeur baumée du benjoin et de l’opoponax, pour offrir, selon la maison, la vision d’un temple asiatique – finalement plus proche olfactivement des bâtonnets à brûler que de l’odeur pure de la résine d’oliban.
Un encens pas sacré mais spirituel.
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