Aristia, la collection épique de Lubin
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Oscillant entre naturalisme désarmant et stylisation olfactive, végétale et animale, hommage historique et lisibilité actuelle, voici un parfum qui prend le temps d’évoluer, de se métamorphoser, le port altier.
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Les ailes du soupir
La fée noire
Verveine sereine
Porté hier :
"Sarmate" de Lubin, collection aristia (échantillon de chez Jovoy)
Plus intéressant sur le tissu que la peau, où il développe des facettes alcoolisées très bien ajustées -cognac, whisky, la myrrhe et la muscade ?-, portées et ravivées pendant 2 à 3 heures par des notes vertes un peu genépi -l’angélique, le davana ?-.
Le fond est baumé et balsamique de différentes manières : de résines, de notes boisées sèches (dont du fir basalm ?), et d’ambre presque amandé et lacté -dattes-. Le tout est sans surdose de vanille, une signature très Lubin et très Delphine Thierry, qui retire le défaut du fond monocorde, qui affecte la majorité des ambrés standards.
Ce n’est pas mon registre préféré, que ces parfums évoquant les spiritueux, mais il me plaît bien ! C’est un sans faute. Au début, je lui reprochais son abstraction et son manque agressivité. Mais je pense que c’est le propre de cette création que d’évoquer l’exploration et le dépaysement.
Il me fait penser d’autre parfums inspirés de liqueurs, comme ceux de Frapin, ou les autres Lubin de la gamme talismania. Sarmate se singularise très bien cependant. Il y a aussi "Fables d’orient", dans la gamme récente couteuse de L’artisan parfumeur, nettement plus marquée par une facette pâte d’amande et un peu irisé (et je pense aussi sentir du fir basalm). Un petit tour sur basenotes montre les notes en commun : nutmeg iris amber musk frankincense myrrh.
Mes préférés sont : Sinbad > Condottiere > ... Sarmate > ... et je n’ai pas fini de tester correctement les autres.
Sinbad peut rappeler l’EDP vintage d’Opium (celle qui a existé jusqu’à début des années 2000), mais en fait Sarmate aussi. Opium edp -ex secret de parfum- avait un équilibre hyper tendu, entre l’acidité d’une rose rouge, amplifiée par les extraits d’oranger et les épices giroflés pimentés, (donc plutôt Sinbad, bien qu’il ait des facette de citronnier),
et le fond renforcé à la myrrhe rouge de l’EDP d’opium (donc plutôt Sarmate : mais Sarmate a plus de datte, de lacté, et de cuir, et pas de patchouli notable).
Ca me rappelle les tableaux de Gustave Moreau, par le bon équilibre entre l’onirisme (dans le surréaliste) et d’orientalisme (pour le thème et des encens plurimillénaires). A l’odeur, on glisse progressivement dans le Cantique des cantiques :
"je récolte ma myrrhe et mon baume,
je mange mon miel et mon rayon,
je bois mon vin et mon lait."
https://www.youtube.com/watch?v=jI1p4lC0ATw