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Madagascar, le baume vanille

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Flacon de Madagascar, le baume vanille - Parfum d'empire
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La fée noire

par Gabrielle Fourcade, le 28 janvier 2026

Lorsque Marc-Antoine Corticchiato décide de travailler une matière aussi évidente que la vanille, on pressent le pied de nez aux milliers de pastiches gourmands et sucrailleux qui ont déjà déferlé sur le marché.
Alors qu’il se trouvait sur l’île rouge de Madagascar, le parfumeur s’est vu offrir une boisson capiteuse et ambrée, de ces breuvages qui vous bercent comme le chant des sirènes jusqu’à vous faire chavirer du navire. Car la Fée noire servie ce soir-là n’est pas moins diabolique que la verte : des gousses de vanille charnues et mûries au soleil que l’on vient fendre en deux pour en libérer les grains, avant de les faire macérer entières dans un vieux rhum, le tout enrichi de bâtons de cannelle, de fèves de cacao, d’épices et de noix de coco râpée. Le parfum est le récit olfactif de cette longue nuit d’ivresse.
Après un départ brûlant de poivres et de clou de girofle, la vanille s’annonce sans ambages, faisant ruisseler la sève noire de ses cuisses alanguies. Teinture, extrait CO2 et absolue unissent leurs aspérités pour distiller en lueur un orbe de vapeurs aromatiques, le vert amer de la jacinthe se mêlant aux effluves liquoreux de miel, de cuir et de banane flambée, avant de disparaître dans un nuage épais de notes boisées et résineuses.
Matière vivante et voluptueuse, Madagascar le baume vanille est un monstre de sensualité, capable de charmer quiconque s’approcherait trop près du calice. Vous reprendrez bien un verre ?

Vous pouvez retrouver cette critique dans Nez #20 - Raconter le parfum

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Blanche × OlfactiveCesspool

par Blanche × OlfactiveCesspool, le 30 janvier 2026 à 17:58

Vanille Madagascar, ultra-codé, balisé jusqu’à l’ennui. On sait exactement ce qu’on va sentir avant même d’avoir retiré le capot. Zéro prise de risque, zéro surprise.

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par anna29s, le 2 février 2026 à 19:46

Bonsoir ?

Il me tarde de découvrir ce merveilleux parfum, créé par le maître parfumeur Mr Corticchiato.
Je fais entièrement confiance à votre avis et au talent de ce grand parfumeur ! ???❤️ dont je connais les parfums , j’ adore Un bel amour d’ été.
Ce grand ? possède un talent indéniable et reconnu ! Donc madame Dubois taisez-vous ! Votre commentaire est vraiment désagréable, et ce n’est pas la première fois.

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par anna29s, le 2 février 2026 à 19:49

Il y a une erreur dans mon commentaire, il ne doit pas y avoir les points d’ interrogation ! A la place, j’ ai mis des smileys, normalement ?

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par Bois Brun, le 3 février 2026 à 06:15

Dans ce cas, on ne fait plus de parfum. Tous les accords, tous les styles, ont été testés. C’est comme en musique, les nouveautés sont toutes classées dans un genre deja existant. C’est pas pour autant que tu vas demander aux groupes de ne plus rien sortir.
Ce qu’il faut retenir ici, c’est la façon dont MAC arrive à faire mieux et moins cher que les autres. Car Vanille Havane à 220e les 50ml on s’en passera... même si en soirée mondaine, c’est sur ça doit faire mieux quand t’annonce le prix :)

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par Blanche DuBois, le 3 février 2026 à 11:15

Je ne suis pas d’accord avec cette vision un peu fataliste. Si on suivait ce raisonnement, on aurait effectivement arrêté de créer depuis longtemps.
D’ailleurs, je reviendrai très vite parler de découvertes olfactives franchement innovantes, notamment chez D.S. & Durga, maison new-yorkaise basée à Brooklyn. Brown Flowers est l’une des créations les plus originales que j’ai senties depuis des années : déroutante, texturée, presque intellectuelle sans être froide. David Seth Moltz me rappelle clairement Serge Lutens à ses débuts - une parfumerie haut de gamme, avant-gardiste, clivante, brillamment subversive, qui n’essaie pas de flatter mais de proposer une vraie vision.
Bref, non, tout n’a pas été dit.

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par Bois Brun, le 3 février 2026 à 19:46

Je connais de nom seulement DS & Durga. Je viens de jeter un oeil à Brown Flowers sur Fragrantica. Je trouve quelque chose de fascinant au jasmin (mais je ne l’aime pas toujours) et les autres notes auxquelles il est associé me plaisent aussi. Ca m’intrigue, à tester.

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par Blanche × OlfactiveCesspool, le 4 février 2026 à 20:58

Ça fait plaisir de te lire dans un ton plus détendu. Clairement, c’est toujours mieux les échanges constructifs que les vacheries gratuites ! Je suis en plein rush en ce moment (autant dire que mes journées n’ont pas assez d’heures), donc je repasserai plus tard pour causer plus en détail de D.S. & Durga et de Brown Flowers. Si tu es à Paris, la marque est dispo (sauf erreur) au Bon Marché et chez Nose. Et perso, j’ai un faible pour Mississippi Medicine, Concrete Lightning, Crush Balls, Cowboy Grass et Black Magenta, c’est fun, vibrant, ultra créatif… bref, ça a une vraie personnalité.
Sinon nouvelle obsession, Dandelion Butter de Chez Clue Perfumery : doux, solaire, un peu funky… bref, c’est le crush olfactif du moment... juste canon !

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par Bois Brun, le 5 février 2026 à 09:04

Oui, apres tout, on s’en fou de qui est riche ou pas, je vais pas être hypocrite, je n’ai rien contre ceux qui peuvent se payer des 50ml à 400e. Peut être juste u peu "d’aigritude" de ma part de ne pas en faire partie. Mais ça tenait qu’à moi de mettre en place les choses pour mieux réussir dans la vie :)
Sinon pour DS & Durga, j’avais entendu parler de Amber Kiso. Ca sera l’occasion de l’essayer lui aussi en commandant quelques échantillons chez Nose. Je te dirai ce que je pense de leurs créations et notamment de Brown Flowers !

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par Bois Brun, le 13 février 2026 à 06:08

J’ai pas pu mettre la main sur Brown Flowers mais j’ai testé Amber Kiso, Cowboy Grass, Concrete Lightning et Black Magenta.

C’est vrai que dans l’ensemble c’est créatif. Je ne regrette pas d’avoir découvert cette marque. Et du coup j’ai encore plus envie de connaitre Brown Flowers.

Moi qui suis sensible aux bois ambrés... Concrete Lightning c’est que ça ! Je ne sais pas si les gens en général le sentent différemment mais moi je ne peux pas, ça crame les narines ! L’ouverture est pourtant sympa...

J’ai bien aimé Cowboy Grass. Un vetiver étrange qui change beaucoup et qui en fond me rappelle l’odeur des protèges cahiers transparents de l’école (j’adore les odeurs genre essence, marqueurs, papier de magazines, dissolvant pour vernis à ongles...).

Amber Kiso, c’est du costaud et c’est bien foutu ! Je n’aime pas le coeur du parfum mais j’adore le fond... on va dire que je suis neutre. A re tester peut être...

Gros coup de coeur pour Black Magenta ! Si seulement ce tabac à l’ananas pouvait avoir plus de sillage ! Le fond est magnifique ! Clairement mon préféré dans cette marque pour l’instant.

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par Blanche × OlfactiveCesspool, le 14 février 2026 à 06:28

Tu as testé Mississippi Medicine ? Je l’adore, il a un truc presque mystique, hyper singulier.
Alors Brown Flowers, je l’ai porté toute la semaine. Franchement, il est beaucoup plus complexe qu’il n’en a l’air derrière son étiquette “floral jasmin”. Imagine un jasmin à la Tubéreuse Criminelle en ouverture, mais sans le menthol et plus charnel en fond. Petit à petit dans l’évolution, le musc prend le dessus. Il s’impose, il enveloppe. David Seth Moltz le décrit comme un musc “à l’européenne”. Pour les Américains, ça évoque forcément un musc vintage, très frenchy, très old school. Chic sans effort, un peu rétro mais ultra stylé.
Quant au descriptif, Moltz est en terrain conquis. C’est exactement son univers : libre, arty, narratif. On sent qu’il s’amuse et nous aussi. Voilà la traduction française (approximative) :

C’est un parfum de fleurs brun profond pour des modernistes amateurs vêtus de gigantesques smokings en velours marron à col à larges pointes et de tailleurs pantalon imprimés guépard, sirotant des martinis dans la verrière d’un ami d’ami, à l’écart de la ville.
Avez-vous rencontré leur amie d’enfance excentrique qui porte des bandeaux à pois ? Elle a investi le cottage des invités et se livre à toutes sortes d’expérimentations avec des fleurs séchées et des herbes. Le bureau est encombré de fragments de plantes, de fioles d’anciens extraits et de vases remplis d’orchidées aux formes étranges qu’elle déniche dans « la meilleure petite boutique » de Chinatown.
Admirez sa collection d’anciens herbiers aux recettes farfelues de « tussie-mussies », de « pomanders », de « vinaigres aux herbes » et de parfums rudimentaires. Son nouveau parfum est « à tomber ». Composé d’extraits floraux « exquis », de ses propres distillations et d’un musc qu’« elle ne peut se procurer qu’en Europe ».
C’est chic, c’est austère, c’est ce que toutes ses amies portent en ville.
Vous n’avez pas envie de l’essayer ?

Moltz raconte également en interview comment l’idée de ce parfum lui est venue, et ça vaut le détour :

Après avoir visité la Philip Johnson Glass House dans le Connecticut et imaginé les fêtes qui ont dû s’y dérouler dans les années 1970, le cofondateur de D.S. & Durga, David Seth Moltz, a eu l’idée d’un personnage fictif nommé Simone.
C’est une tante excentrique qui vit dans une maison d’amis moderniste et fabrique son propre parfum à partir de fleurs et d’herbes séchées. « C’est quelqu’un qui prend des cours de dessin et qui expérimente le pot-pourri », explique Moltz. « Elle traîne à ces soirées où les gens portent des costumes marron et boivent des martinis, et elle est là : “Essayez mon parfum ! Il est vraiment terne et chic.” »

Le storytelling de Moltz c’est complètement son milieu naturel.
Après une visite à la Glass House dans le Connecticut, à une heure de New York, richesse tranquille. Il imagine Simone. La tante excentrique. Évidemment..

J’ai pris le grand flacon et la vendeuse m’a glissée un 10 ml en cadeau. Du coup, si ça te dit, je peux te l’envoyer avec plaisir ! Par contre aucune idée de comment on s’organise, y’a même pas de messagerie privée.

Quant à Black Magenta, il laisse sur moi un sillage canon deux-trois heures, puis… boum, après quatre heures, on tombe direct en mode skin scent, comme beaucoup de parfums aujourd’hui. Mais sérieux, niveau ananas, c’est la plus belle note depuis Acaciosa et Colony. Le storytelling totalement décalé évidemment. Un Piña Colada dans un club à 3h du mat à Brooklyn, "deep in the hood". Vibe totale.

Fun fact : chez DS & DURGA, pas de listes d’allergènes kilométriques sur le packaging. Anti normes IFRA ? J’aimerais en savoir plus...

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par Bois Brun, le 15 février 2026 à 14:19

Non je ne l’ai pas testé celui là. Faudrait que je passe à NY directement pour les tester tous :)
D’ailleurs dans le genre boisé, j’ai toujours cet Amber Kiso (enfin ils auraient pu l’appeler Encens Kiso) en tête. J’ai ses notes de fond sur ma manche, il a même un coté un peu salé maintenant. Dommage que je n’aime pas à ce point le milieu...
Sur Fragrantica, je vois que Mississipi Medicine ressemblerait apparement à Scent One : Hinoki de Comme des Garçons. J’ai plus trop de souvenirs de ce dernier mais je me souviens l’avoir trouvé sympa et original.

C’est super gentil pour ta proposition mais tu n’es pas obligée d’en envoyer autant, surtout si tu l’adore à ce point. Je peux te donner une adresse mail pour en discuter en privé : [email protected]

Si tu connais Meo Fusciuni, il a fait un parfum qui s’appelle Luce. Il ne ressemble pas à Black Magenta mais je trouve qu’ils partagent un peu la même ambiance !
Et puisqu’on parle de Meo Fusciuni, si tu as l’occasion de tester Little Song c’est un pur délice (rose, café, tabac, vetiver...) très créatif là aussi !

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par Blanche × OlfactiveCesspool, le 18 février 2026 à 20:12

Bois, je t’envoie un mail !
Alors, pour moi le meilleur ambre de la marque, c’était clairement le défunt Amber Teutonic… tellement résineux et herbacé un peu dans la veine Fille en aiguille mais sans l’encens. Frustrant qu’ils l’aient arrêté.
Honoki ? J’adore, je l’ai sniffé mille fois à Dover Street Market, mais au fond je crois que c’est pas assez pour me jeter dessus. Ta comparaison avec Mississippi Medicine est super pertinente, mais je trouve MM beaucoup plus abouti.
Meo Fusciuni ? No clue mais si je tombe sur Luce ou Little Song (rose, café, tabac, vétiver), challenge accepted !

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par Des Esseintes, le 17 février 2026 à 11:16

Bonjour Blanche, bonjour Bois Brun,

À la lecture de vos échanges, j’ai pensé à deux autres références :
- pour le jasmin musqué : Secret Joly de Oriza L. Legrand.
- pour l’ananas : Caribe Kiss d’Anatole Lebreton, une inspiration piña colada là aussi, mais qui dure, elle, du matin au soir !

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par Blanche × OlfactiveCesspool, le 18 février 2026 à 20:20

Bonjour Des Esseintes,

Les Oriza L. Legrand, c’est justement une marque que je commence tout juste à explorer… mais gros bémol pour les States  : la distrib’ est moyenne. Au Scent Bar à NY, ils n’ont que deux testeurs et oublie la gamme complète. Faut que je teste Caribe Kiss. J’adore l’ananas en parfumerie.

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par Des Esseintes, le 19 février 2026 à 11:49

Bonjour Blanche,

Il y a de très belles références chez Oriza en effet et je n’ai jamais été déçu par celles que j’ai pu acquérir.
Comme vous, j’apprécie la note d’ananas en parfumerie et je regrette la disparition d’Acaciosa. Mais Caron, depuis son rachat par Ariane de Rothschild, c’est vraiment la catastrophe : jus sans intérêt, flacons hideux... Je me souviens d’une visite dans leur boutique du 8ème où l’accueil glacial et l’impression d’un univers figé dans la naphtaline m’ont vite fait ressortir (sans achat bien évidemment). Je préfère – et de loin ! – faire mes emplettes chez Serge Lutens.
Et je regarde, avec nostalgie, mes derniers millilitres d’extrait de Nuit de Noël, Acaciosa, Alpona (celui-ci aussi, quelle merveille !), pour ne citer qu’eux.
_

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kismi

par kismi, le 30 janvier 2026 à 12:01

Encore un chef d’œuvre pour le Nez Marc-Antoine Corticchiato. Les secondes qui ont suivi la première vaporisation m’ont fait plonger dans un rhum arrangé de l’enfer ! Les vapeurs de l’alcool, les fruits (surprise : la banane), la noix de coco et bien sûr cette vanille, très dense, à la fois sombre et lumineuse . Ça pétille aussi. Et surtout, c’est très très classe. Je pense à Guerlain. L’évolution s’étire avec douceur sur un nuage poudré qui me rappelle Chamade (en plus tenace quel bonheur !) J’adore. Allez, je me ressers ! Bisous ! ;)

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par Garance, le 14 février 2026 à 18:30

Le départ est un peu violent, un peu déroutant, gustatif : ce parfum tient plus de l’odeur que du parfum. Et puis il s’étire, diffuse effectivement beaucoup, un nuage dense.

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