Aromatics Elixir
Signaler un abus
Vous devez être connecté pour signaler un abus.
Vous devez être connecté pour signaler un abus.
Inauguré il y a trois ans, le chapitre contemporain des parfums de la plus vieille pharmacie du monde poursuit son narratif élégant avec cette composition plutôt classique mais bien ficelée.
il y a 9 heures
Le dédain n’est pas chez Serge Lutens. Lui parle encore de beauté avec sérieux, obsession,(…)
il y a 3 jours
Un de mes grands coups de cœur de l’an dernier, ce California Blossom de la Maison Violet avance(…)
Madeleine pour tous
Iris patiné
Narcisse radieux
L’industrie de la mode, plus généralement ce que des essayistes critiques des standards sexistes occidentaux ont pu désigner sous le terme de « complexe mode-beauté », est probablement le mètre-étalon du sexisme contemporain, si elle n’en est pas le fer de lance. Nous pourrions même être un peu plus précis en soulignant qu’elle est d’abord très misogyne, en imposant à tous une vision excessivement linéaire et limitée de la beauté féminine, passablement arbitraire et souvent absurde.
Nous savons à peu près tous, évidemment, ce qu’il en est des parfums masculins : bois synthétiques qui piquent ; et féminins : sucre vaguement floral. Entre les deux, le rayon des gels douche. Sauf que quiconque a jeté un œil sur le moindre article d’histoire de la parfumerie sait pertinemment que la division sexuée des cosmétiques s’est effectuée par pur cynisme mercantile afin de multiplier les achats « hygiène » par foyer, afin de toucher une population masculine ayant largement perdu depuis la Révolution industrielle l’habitude de se parfumer et désormais convaincue que le parfum « féminise » un homme.
Le parfum n’a pas de sexe, parce que l’odeur n’a pas de sexe, en dehors des plus organiques que même un Sécrétions Magnifiques peine à restituer... En quoi un floral blanc musqué évoque-t-il davantage la Femme qu’un boisé raide ? Il faut sans doute une vision un poil de barbe trop littérale de la virilité pour l’associer systématiquement à des choses roides et indélicates ! L’opulence ni la retenue n’ont d’organes génitaux, et que je sache, le sexe ne prédispose personne à aimer une fragrance plutôt qu’une autre, sur soi ou sur autrui.