Carbone
Balmain
Sillage anthracite
par Guillaume Tesson, le 8 décembre 2025
À l’automne 2024, le directeur artistique Olivier Rousteing annonçait le lancement d’une collection de huit parfums, « Les Éternels ». Mais gare à la méprise. Si quatre d’entre elles portent des noms déjà connus (comme Vent vert, créé par Germaine Cellier en 1947), toutes ces compositions, inspirées par les archives de la maison, sont originales. Tel ce Carbone, présenté comme la dualité entre « un musc maximaliste et une rose minimaliste ». L’ouverture de la partition, pas franchement méconnue, fait la part belle à des muscs poudrés devisant avec un accord cuir et tabac, rafraîchi par la rose. En coulant le santal et le patchouli dans un creuset épicé dominé par le cumin, Carbone emprunte un registre sombre et abstrait dont le sillage élégamment monolithique s’avère sensuel et imposant, à l’instar de son prix relativement prohibitif.
Vous pouvez retrouver cette critique dans Nez #18 - La couleur des odeurs
en ce moment
Dernières critiques
Dolce Bacio - Fendi
Bons baisers d’Italie
Coffea - Jil Sander
Café irisé
Ambra - Santa Maria Novella
Baume d’ambre








hier
Bonjour, J’ai deux Patchouli XO2. C’est 1854 en plus tragique, dramatique, nuisible pour les(…)