L’Interdit
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À l’occasion des vingt ans de sa société de création Osmoart, Pierre Bénard compose un soliflore, hommage très personnel à cette matière hypnotique et précieuse qu’est la tubéreuse.
hier
Sombre héroïne ou blanche toupie ? À me poser la question, j’en ai le tournis...
hier
Ce flacon, il a un design qui fait vraiment parler l’imagination. Je vous laisse deviner(…)
il y a 6 jours
Après L’Ondée existe encore officiellement en eau de toilette, mais sa situation est clairement(…)
Gardénia de haut en bas
Bonbon solaire
Faits et zestes
Bon je vais quand même défendre ce pauvre Christopher Sheldrake réduit ici à l’état de banal outil ! C’est une vision instrumentale du parfumeur qui est à mon avis à dépasser si l’on veut comprendre ce qui se joue dans ces créations. Si Lutens a multiplié les partenariats avec Sheldrake, c’est bien parce que de simples briefs, aussi aboutis soient-ils, ne pouvaient pas suffire à construire la réussite d’une maison. Il faut voir aussi les choses das l’autre sens : les fantasmes de Lutens sont ce qui a permis à Christopher Sheldrake d’exprimer tout son savoir faire avec les matières premières et toutes ses réminiscences culturelles indiennes. Ils se sont probablement bien trouvés, c’est un beau tandem.
De plus, chez Chanel il n’est pas directeur artistique mais directeur de la r&d il me semble. La direction artistique c’est Polge père puis fils, et eux aussi semblent bien content de faire usage de la maîtrise de Sheldrake. La filiation entre Bornéo et Coromandel est certes indéniable, et on comprend que Chanel ait eu envie de faire ce genre de patchoulis. En dénominateur commun il y a ce travail sur la matière que Sheldrake domine, et heureusement les deux jus ne sont pas interchangeables. Pour la suite, le rapprochement entre Bas de soie et le 19 poudré me semble discutable, de même pour La Pausa, surtout qu’ISM n’est pas de Sheldrake.
Pour Ellena, il y a par contre conflit de goûts je pense : il renie de plus en plus ses premiers parfums et notamment First, là où vous trouvez votre bonheur. Ses recherches chez Hermès étaient probablement assez motivées par une volonté de prise de distance vis-à-vis de cette parfumerie, ça a eu ses hauts et ses bas mais il est clair que les amateurs de First n’étaient pas le public cible !