Qui est propre, qui est sale ?
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Une étoile géante teintant la lactescence d’un champ de tubéreuses d’une lueur rouge orangé, comme une volée de pollen couleur de paprika.
il y a 6 jours
erratum : il s’agit du parfum Azzaro pour homme et non celui de Paco Rabanne(…)
il y a 1 semaine
Merci pour vos reponses DomfromBe Bois brun et Farnesiano. Je porte l EDP et je conclus que j(…)
il y a 1 semaine
Bonjour Emil, " Vertus spirituelles et apaisantes " : parfaite évocation de la magie du bois de(…)
Rose ecchymose
Nouvelle saison
Hélichryse de la cinquantaine
Les parfums sont propres ET sales. Les parfums sont bâtis sur des équilibres "chaud/froid" "mangeable/pas mangeable" etc., et ces équilibres se transforment tandis que le parfum évolue sur la peau ou le tissus. C’est une histoire de contrepoint. Il y a un îlot de yin dans le yang.
Le parfum qui me fait dire "Non !", c’est M/Mink. Pourtant j’aime la base anymalis II. Je peux porter Kouros.
Mais avec M/Mink, je visualise directement la pastille de javel au fond des urinoirs. Je m’en fous qu’il prenne des accent de pinède et des nuances touchantes de fraîcheur. Pour filer la métaphore, c’est l’urinoir de Duchamp de la parfumerie. J’ai l’impression d’une supercherie, mais les conversations autour sont intéressantes. Cela dit, j’ai gardé mon flacon de 10ml.
J’aime "l’eau d’hermès".
Je suis pour le sale, la richesse, les évolutions, et la complexité. Ce n’est pas pour rien qu’on reproche à la parfumerie fine actuelle de trop ressembler à la parfumerie fonctionnelle.
Frédéric Malle reprochait cet aspect "dénominateur commun du goût", l’effet des groupes de testeurs, qui lisse toutes les aspérités d’un parfum avant sa sortie.
La domination du propre et du gourmand est révélateur d’un manque de liberté artistique, d’un manque de temps pour le parfumeur, d’un manque de bonne direction artistique, de moyen, d’imagination, de courage, etc.
(Autrement, replacé à l’échelle de l’histoire de la parfumerie moderne, les odeurs de savons (aldéhyde, muscs blancs de synthèse) furent initialement l’odeur des parfums de luxe. Car les molécules étaient chers. Ces parfums furent imité par les savons quand le prix de ces matières de synthèse chuta.)
Et inversement, je trouve une beauté sacré dans l’odeur des baies de laurier du savon d’alep. Parce que le laurier est une plante dédié à Apollon, l’olivier à Athéna, et que les premiers parfums greco-romain était de l’huile où macérait des herbes aromatiques, et qu’utilisait les athlètes pour leur toilette. Pourtant ce sont des odeurs un peu âcres.