Cologne
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Si les notes vertes sont un terreau fertile de création pour la niche, chez la marque française Ānti, le terrain de jeu du Jardinier est figuratif et total.
il y a 2 jours
La Parfumerie de niche est devenue parfois la parfumerie sans une grande majuscule . Peu de(…)
il y a 3 jours
Goutal, c’était la parfumerie d’une époque où le luxe se mesurait encore en élégance discrète.(…)
il y a 3 jours
Je suis attristée à l’ idée de ce rétrécissement radical de la gamme des parfums Annick Goutal.(…)
Plus si affinités
Esprit clair-obscur
Rhubarbe sous acides
Voilà un parfum qu’il me tardait de vous voir commenter ! :-)
Cologne est en effet un parfum intéressant à plus d’un titre, à commencer par celui de s’éloigner enfin du concept oriental, boisé et gourmand dans la gamme des fragrances Mugler !
J’irai droit au but : c’est pour moi la dernière composition hespéridée digne de ce nom, dans la droite lignée des N° 4711, eaux de Guerlain, Eau sauvage et autre Eau d’orange verte, la modernité en plus !
Car ce qui est admirable dans cette Cologne, c’est que l’on retrouve bien le charme de toutes les grandes eaux fraîches unisexes grâce à ses notes de départ superbement fraîches et revigorantes (voire apaisantes et rassurantes !), sans le côté citrique, piquant et acide, mais soutenu ici par des notes de coeur et de fond plus tenaces et sensuelles, afin de répondre aux attentes des amateurs(trices) d’"eaux"d’aujourd’hui. Enfin, tout cela, Jeanne l’a déjà très bien dit, en fait !
Ce qui me séduit par-dessus tout dans Cologne, c’est l’odeur de savon de Marseille qui flotte au-dessus des senteurs traditionnelles et douces d’agrumes et apporte un côté étonnamment propre et sensuel. C’est d’ailleurs d’un morceau de savon qu’est apparemment née l’inspiration ayant présidé à la création du parfum. Si tel est le cas, le créateur a alors parfaitement atteint cette inspiration initiale !
La note qui suit me plaît tout autant et je me plais à y reconnaître une sorte de lilas. Il semble en tout cas pour moi y avoir eu là comme une volonté de recréer une odeur de fleur fraîche et printanière.
En fond, je ressens tout à fait les "effets chauds et métalliques de fer à repasser et d’odeur de peau" dont parlait Jeanne dans sa critique, avec en plus des relents anisés et boisés à la Body Kouros.
On tient vraiment là une belle réussite, sans parler du flacon, très réussi, qui va de pair avec le concept de la fragrance, en proposant quelque chose qui tient à la fois du vintage et du futuriste.