The Night
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Oscillant entre naturalisme désarmant et stylisation olfactive, végétale et animale, hommage historique et lisibilité actuelle, voici un parfum qui prend le temps d’évoluer, de se métamorphoser, le port altier.
il y a 6 heures
Une escroquerie... j’ai porté ce parfum dans les années 80. J’en avais gardé un souvenir olfactif(…)
il y a 7 heures
Je ne suis pas d’accord avec cette vision un peu fataliste. Si on suivait ce raisonnement, on(…)
Les ailes du soupir
La fée noire
Verveine sereine
Je vous suis avec intérêt sur ce débat. J’irais sentir The Night quand j’aurais récupéré de ma sinusite, pour sentir un vrai beau oud, matière que je connais très mal.
Pour la question du prix... l’art n’a pas de prix, mais l’artisanat, oui. Et pour moi le parfum est un artisanat, car destiné à être porté, consommé. De même que si la haute couture est un art, peu destiné à l’achat en réalité, tout ce qui en découle y compris le grand luxe avec des prix a 3-4 zéros sont des produits de consommation, même si destinés à une élite extrêmement réduite.
De même qu’un tableau est de l’art pur ou la valeur n’est pas une question (encore que pour l’art avant le XXe, la question de la valeur de l’oeuvre à l’achat et la revente est beaucoup plus encadrée que l’art contemporain, mais bon).
Le prix est en fait déterminé par ce que le public est prêt à payer. La valeur est donc réelle, mais pas liée à des qualités intrinsèques à l’objet comme dans l’artisanat.
Ici, The Nnight floute les lignes. Euskalypth a eu raison de souligner qu’un parfum est un bien de consommation, je suis de cet avis aussi. Je pense que le choix du prix aussi élevé est dû moitié à la qualité du parfum, mais aussi à une volonté de placement de produit, de ne toucher QUE une clientèle étrangère et extrêmement aisée et de lui faire miroiter de l’unique (et un oud est-il unique au moyen-orient ?).
On peut parfaitement défendre le prix de ce parfum (après tout, c’est parfaitement normal qu’il existe des choses qui ne sont pas accessibles à tous en matière de consommation (contrairement à la culture), personne n’en est plus malheureux car chacun vit avec ses moyens), mais dire que c’est une oeuvre d’art sans prix et que parler de prix est déplacé... non. On est devant un produit, qu’il convient d’analyser, y compris sur le plan du placement commercial.