1932
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À l’occasion des vingt ans de sa société de création Osmoart, Pierre Bénard compose un soliflore, hommage très personnel à cette matière hypnotique et précieuse qu’est la tubéreuse.
Gardénia de haut en bas
Bonbon solaire
Faits et zestes
J’adore 1932. C’est un parfum d’une beauté indicible, si subtile qu’on ne saurait d’où elle vient. J’avais écrit dessus pour la saga de l’été 2013 sur J&P et c’est comme ça que j’avais orienté mon texte, car pour moi 1932 fait réellement parti de ces beautés sans défaut, où rien n’accroche l’oeil tellement la forme est parfaite. C’est évidemment normal que beaucoup de gens le trouvent trop lisses, chiants, j’en passe. Mais pour moi, ça n’enlève en rien à sa beauté et à sa complexité.
C’est aussi un parfum extrêmement positif, plein de lumière, de joie et de sourire. Et dans une ambiance où c’est pas la hype de voir les choses du bon côté, pas étonnant de voir que 1932 est boudé. Beaucoup des intervenants l’ont remarqué, son propos est très Chanel, et au final c’est une construction que je trouve intelligente. Voir des floraux abstraits, lumineux, avec de belles qualités de matière... J’aimerais beaucoup en revanche que la marque propose des choses de cette qualité en grand public aussi. Comme vous l’avez dit, le rapport avec 31 rue Cambon (qui est un chef d’oeuvre, mais genre de la trempe des très grands parfums) est notable. Personnellement, j’aime bien dire d’eux que 31 traite un iris de la terre, une ligne brune légèrement ocre là où 1932 est un iris de l’air, une ligne bleue, finement blanche.
Au final, c’est un registre de parfum qui peut en gonfler beaucoup, et je comprends parfaitement. Après, pour moi on est dans une telle maestria d’éxécution, beauté de la forme et du propos que je ne peux qu’applaudir. Du grand Chanel.