Auparfum

Midnight in Paris

13 juin 2014, 22:40, par Opium

Bonsoir à nouveau Silver.
Je vais me permettre juste un commentaire que, par ailleurs, j’avais déjà réalisé ici lors de l’intervention d’un autre lecteur.

Je suis toujours étonné que des gens, plutôt jeunes en général, classent Dior Homme comme clairement "masculin et viril". Quelle qu’en soit la version, régulière ou "Intense", avec son iris qui est la fleur la plus mémère avec son poudré de grand-mère et sa fève tonka et sa vanille (qui virerait presque Blédina aujourd’hui) aux notes gourmandes (entre vanille, miel et amandes) et overdosées, Dior Homme me paraît assez (voire très) androgyne. D’ailleurs, c’est ce qui en faisait la force lorsqu’il a été lancé. Oser un parfum qui jouait à ce point du double code de lecture "femme" par les notes gourmandes et en sus "madame d’un certain âge" par l’iris poudré, était culotté comme Le Mâle avait pu l’être dix ans auparavant.
Je pense que, d’ailleurs, pour les hommes quadragénaires, toute cette parfumerie masculine gourmande avec ses notes douces (les parfums déjà cités, Spicebomb et de nombreux autres...), tous ces parfums doivent paraître bien féminins car trop doucereux et sucrés.
Mais, il est vrai également que pour certain(e)s, habitué(e)s aux bombes à sucre actuelles, tant que l’on ne s’est pas versé cinq litres de caramel en fusion sur le corps, ce n’est PAS sucré...^^

Je suppose que la publicité et une très bonne implantation de Dior explique qu’il soit souvent cité comme très masculin. Ah, avec Robert Pattinson après Jude Law, cela doit aider. ^^

Là, je porte à nouveau ce soir Midnight in Paris et, après la tête de thé noir pas vraiment fumé assez sucré (comme vous le précisez très justement Silver), c’est une nuance entre chocolat au lait et miel qui se dessine. Le miel se ferait même presque animal et sensuel (hors du champ de la seule gourmandise, mais bien plutôt dans celui d’une animalité ronronnante discrète mais pourtant bien là). C’est vraiment joli.
La parenté avec Dior Homme à la vaporisation m’a parue d’ailleurs flagrante, davantage que dans mon souvenir. Les deux parfums sont de belles réussites, après tout, savoir si l’un est féminin ou non a peu d’importance. Mais, d’un point de vue purement olfactif, si l’un est qualifié de "masculin", alors l’autre pourrait l’être également selon moi. ;-)
Le reproche que je fais et ai toujours fait à Midnight in Paris, c’est sa discrétion, son manque de présence pour moi. Dommage car, vraiment, je l’adore.
Et dire que c’est encore un aussi joli parfum qui désespère de trouver preneur pendant que tant de trucs horribles et vulgaires s’écoulent encore et encore. Bref.

Voilà quelques réflexions qui me venaient.
Bonne soirée.
Opium

Ps : Là, Midnight in Paris est, il faut bien le reconnaître, dé-li-cieux ! ;-)

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