La Fille de Berlin
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Dans ce reboot de haute volée, Francis Kurkdjian fusionne en une fragrance deux de ses anciennes créations lancées en 2009 et depuis lors discontinuées.
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Chaud-froid épicé
Rayons de miel
Volutes cultes
Allez allez, je me lâche et je m’emballe : 4 étoiles, mais on a bien le droit de temps en temps !
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C’est vrai qu’elle n’est pas incroyablement bouleversante cette rose, pourtant, elle a le mérite de réussir à me parler à moi, alors que globalement, et dans beaucoup d’autres parfums, elle me saoule ou m’ennuie. Disons que bien souvent, je ne l’aime que très bien entourée : dans un chypre, dans un ambre ou dans un musc (animalisé). Les roses soliflores m’ennuient, même lorsqu’il s’agit de chef d’oeuvre (Une Rose chez Frédéric Malle par exemple : une pièce unique mais qui me laisse de glace), et la seule que j’aime bien est la Rose Splendide de Goutal, mais parce que je lui trouve une luminosité très moderne et un côté presque T-Shirt. Pour les autres, et je sais que cette notion est subjective, j’ai incontestablement la sensation d’un viiiiiieux schéma de construction et d’un côté traditionaliste qui me désespère. Avec une petite nuance sur les roses épicées qui peuvent me séduire tout de même : Rose Poivrée de The Different Company par exemple.
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Bref, cette Fille de Berlin a de sérieux atouts pour me plaire. La qualité de sa rose est indéniable, et bien qu’étant le personnage principal de l’aventure, elle est accompagnée et entourée d’un ensemble de détails qui la transfigure et lui donne une forme et une allure unique. Je lui trouve un côté dramatique, fatal, beauté froide absolument délicieux. Quelque chose de l’actrice de cinéma, inaccessible et pourtant plus désirable que jamais. Dans le style, La Fille de Berlin me fait penser à Bas de Soie. Ces deux parfums sont comme deux soeurs, et allez savoir pourquoi, c’est La Fille de Berlin qui me semble être l’aînée. Cette froideur mordante du départ (fruits rouges acides dans l’un et galbanum dans l’autre) qui s’ouvre sur la représentation d’une fleur hautaine qui fini par complètement se dévergonder sur la fin... Ah ! Oui, je suis sous le charme. Sous le charme probablement aussi parce que cette Fille est un parfum-rôle, ceux que l’on adore mettre pour devenir ce que l’on est pas au quotidien. Aaaah... La magie du transformisme olfactif. C’est surpuissant et très efficace à moindre frais...