Noir
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Une étoile géante teintant la lactescence d’un champ de tubéreuses d’une lueur rouge orangé, comme une volée de pollen couleur de paprika.
il y a 1 semaine
Mon 1697 de Frapin lui fait de l’ombre, surtout sur les notes de fond.
il y a 1 semaine
Il est très beau, je l avais reçu pour mon anniversaire au printemps dernier . Simple, élégant,(…)
Rose ecchymose
Nouvelle saison
Hélichryse de la cinquantaine
Bonsoir Frédéric.
Il est toujours aussi étonnant de voir comme des avis peuvent différer selon l’endroit où l’on place le curseur.
Sur les forums américains, certains ont le même avis que le vôtre.
Il me semble, néanmoins, qu’il y a, au moins, trois points de différence :
- La bergamote n’est pas traitée de la même manière. Il y en a plus et plus vigoureuse dans le Guerlain, signe de fabrique, signature de la maison. Elle est plus discrète dans Noir, face à l’acteur principal dans la composition, j’ai nommé...
- Le patchouli. Il y en a bien un peu dans Habit Rouge, comme dans Shalimar par ailleurs, qui permet d’asseoir opopanax, bergamote, cuir (quand il y en avait) et le reste. Il se fait discret et peu sensible dans ces compositions. Mais, il est plus que dominant dans la création de Tom Ford.
- Le traitement de cette matière est, par ailleurs, proche de Coromandel. Il ondoie autour des autres éléments, en spirale. C’est, par ailleurs, un peu le reproche que l’on pourrait faire. Si évolution il y a, on est dans de la parfumerie américaine du XXIème siècle. On n’a plus le temps de prendre son temps et il est devenu inutile de construire un mille-feuilles avec empilement de couches successives. Tout est donné tout de suite, puis, des couches se nettoient. On est plus rapidement dans le vif du sujet. Ce qui donne, par ailleurs, cette impression un peu de boxon dans les premiers instants... Puis, peu à peu, la lumière se fait.
S’il y a un parfum, en tête, auquel Noir ressemble beaucoup, c’est plutôt Amber Pour Homme Intense. Mais, sur le cœur et le fond, la structure de savon de barbier de pépé ou papa du Prada, qui fait lien avec le premier du nom, n’apparaît absolument pas dans la nouvelle sortie, ce qui l’en distingue donc.
J’imagine qu’en 1927, quand Arpège est sorti, les admirateurs/trices du N°5 ont dû dire que "la créativité" était à "zéro". De même pour Mitsouko, cette pauvre copie, à peine différenciée par de la pêche DU Chypre de Coty. En parfumerie, comme en musique, en architecture, en peinture, dans les arts en somme, la différence entre variation et copie est parfois mince...
A bientôt.
Opium
Ps : Et, je mets 3 étoiles (une étoile de moins pour la moindre maîtrise technique, de mon point de vue, et pour l’inspiration, pas forcément jusqu’à le copie, mais un poil trop visible malgré tout), car il est hors de question que ce parfum se retrouve avec une note minable. Ce n’est pas un Lacoste ou un Hugo Boss musqué(s) à la lessive et lavandé(s) au métal non plus. On ne peut pas se permettre de tout mélanger !