Iris Silver Mist
Signaler un abus
Vous devez être connecté pour signaler un abus.
Vous devez être connecté pour signaler un abus.
Oscillant entre naturalisme désarmant et stylisation olfactive, végétale et animale, hommage historique et lisibilité actuelle, voici un parfum qui prend le temps d’évoluer, de se métamorphoser, le port altier.
Les ailes du soupir
La fée noire
Verveine sereine
À mon avis Iris Silver Mist est plutôt un parfum pour la fin de l’hiver, ou pour le froid du printemps. Il est terreux et humide, un morceau de grisaille, mais son intérieur garde de la chaleur comme les arbres gardent du printemps dans leurs branches tout au long de l’hiver.
·
Je n’y aperçois pas un soliflore : je le trouve beaucoup plus complexe que ça. Pourrait-on parler d’une fleur presque médievale, sculptée sur la pièrre, très travaillée mais très hérmetique, qui nous empêche de comprendre sa composition ? D’une forteresse infranchissable gardienne de beaux secrets, nobles et soutenus ?
·
Sur ma peau il n’est pas froid : il est tiède, charnel, mais d’une sensualité très chaste. Il est une poussière tendre et mauve, certes mélancoliquement superbe, mais pas du tout agressive.
·
Lutens le décrit comme "la grâce", mais j’y ajoute "la vertu". Pas la vertu du corps, mais de l’âme donnée en offrande. Iris Silver Mist est un miracle olfactif et je remercie ces deux orfèvres, Lutens et Roucel, pour nous l’avoir offert.