Kokorico
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Si les notes vertes sont un terreau fertile de création pour la niche, chez la marque française Ānti, le terrain de jeu du Jardinier est figuratif et total.
il y a 11 heures
La Parfumerie de niche est devenue parfois la parfumerie sans une grande majuscule . Peu de(…)
hier
Goutal, c’était la parfumerie d’une époque où le luxe se mesurait encore en élégance discrète.(…)
hier
Je suis attristée à l’ idée de ce rétrécissement radical de la gamme des parfums Annick Goutal.(…)
Plus si affinités
Esprit clair-obscur
Rhubarbe sous acides
Bonjour,
Je suis également passé à côté du parti pris et de l’originalité de la chose. Je suis pourtant un admirateur de JPG, son univers, son style et ses parfums (surtout le décrié Fleur du Mâle, que j’adore). Face à Kokorico j’étais au départ agréablement surpris. Le packadging est vraiment réussi, cette demi-boîte de conserve rouge vif trouve sa place aux côtés de la gris métal et de la blanche. Elle est voyante et tranchante sans faire bling-bling. En revanche je n’aime pas le flacon. Il fait assez kitch, est peu ergonomique et assez bancal. Passons au jus. Contrairement à beaucoup, j’ai trouvé le premier jet plutôt réussi. Certes, c’est assez chimique, mais plutôt agréable et...original. Un joli mélange métallique, fumé et chocolaté. Le parfum évolue très vite vers la gourmandise, sans être aussi virulent que peut l’être un A men. C’est très chocolaté, légèrement fumé. Il me rappelle un peu le déo à succès (que je porte) Dark Temptation d’Axe (en plus noble, tout de même), à mis chemin entre Amor de Cacharel et A Men de Thierry Mugler. Et c’est là que le bas blesse. Certes, ce joli compromis risque de plaire à pas mal de monde, mais personnellement je préfère la douceur subtile gourmande et boisée d’Amor ou le chocolat puissant, virulent et sans compromis de Mugler. Au final, Kokorico n’est pas un mauvais parfum, il est même bien mieux réussi que nombres de créations récentes, moins concensuel, mais il n’est ni révolutionnaire, ni original, mais bel et bien là pour concurrencer A men ou One Million. Est-ce suffisant de la part de celui que l’on surnomme "l’enfant terrible de la mode", qui, à l’image de son dernier défilé, semble s’être trop assagi (malgré la présence de la sublime Mylène Farmer) ?