Jeux de Peau
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L’artiste Noémie Rocher a créé sa marque Noziglia pour explorer les correspondances entre le travail de création du peintre et celui du parfumeur.
il y a 4 minutes
Jicky , il s’appelle Jicky , je suis folle de lui ... C’est ainsi que j’ai rencontré un jour de(…)
Cuba libre
Poudre Baroque
Le conte est bon
Cette discussion est passionnante et je suis tout à fait en phase avec les dernières analyses, notamment celle de Youggo.
En matière de parfum comme dans quasiment tous les domaines, il est question d’éducation.
Il y a d’un côté le plaisir immédiat, brut (= non dégrossi) : c’est le goût du sucré pour le nourrisson, c’est un rythme simple, c’est ce qui nous est facilement accessible.
Et il y a ce que l’on apprend et qui nous permet d’appréhender de manière plus riche, plus pleine. D’arriver à apprécier parce qu’on nous a donné des clés.
Si je n’avais pas éduqué mes enfants aux goûts, ils se contenteraient probablement de manger des patates et de la viande. Ils ne me demanderaient pas une goutte d’huile de truffe sur leur bar, ne se pâmeraient pas devant une assiette d’huîtres, n’auraient pas envie d’explorer toutes les cuisines du monde...
Pour les parfums c’est la même chose. Sans éducation on est attiré vers du doux, du frais, du gourmand... et quand on apprend, on accède à une palette beaucoup plus large et subtile d’odeurs et de compositions. Il faut du temps pour cela, et on évolue en même temps qu’on apprend. Instinctivement réfractaire à la rose et à la tubéreuse, je me réjouis d’y venir peu à peu, de découvrir leurs facettes, les différentes façons de les traiter, de les mettre en valeur. J’aime savoir que j’apprends, que je bouge, ça me donne l’impression de pouvoir toujours grandir.
J’aime savoir que je peux être surprise et que le temps est mon allié.