Voleur de Roses
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Difficile pour moi de donner un avis raisonné sur ce parfum... le premier que j’ai porté de l’artisan, et un véritable choc olfactif !
Je vous rejoins sur l’impression "vineuse" (plus que le verre de vin, il m’évoque la cave et ses fûts), ainsi que sur l’aspect chaud/froid troublant... j’ajouterai l’évocation évidente pour moi de sous-bois humide, tapis de feuilles mortes, et si j’ose aller plus loin dans l’imaginaire, je "sens" un ciel noir chargé de pluie, et un cimetière, verdoyant à l’anglaise, dont les pierres tombales abandonnées se laisseraient envahir par la végétation, les ronces, et un rosier hirsute revenu à l’état sauvage. Sombre et mélancolique, mais aussi doux, apaisé et silencieux. (Pensez à la chanson "prière pour aller au paradis" de Marie Laforêt, les roses dont nous parlons auraient-elles été volées pour être déposées "près de la tombe abandonnée de Laura" ?...)
Au-delà de cette envolée lyrique, autre chose me lie à ce parfum, que je formulerai d’une manière qui pourra paraître un peu péremptoire : il me va. Très bien. Vraiment. On me l’a dit, souvent, à commencer par la vendeuse dans la boutique de l’artisan qui me faisait sentir différentes fragrances et qui trépignait presque en guettant ma réaction quand viendrait le tour de Voleur de roses. Apparemment c’était une évidence pour elle dès qu’elle m’a vu passer la porte. Drôle de rencontre non ? En tous les cas une vraie découverte, car même si mon nez aime également d’autres senteurs, ce voleur de roses est devenu un ami intime, quand je le porte je suis moi, sans aucun doute.