Seville à l’aube

par Opium, le 16 août 2012
Re-bonsoir Matthieu.
Merci à toi, à nouveau, pour tes compliments. Cela me fait toujours autant plaisir, je ne m’y habitue absolument pas. ;)
Avant de devenir un "perfumista hardcore", je n’avais pas grand chose à faire de L’Artisan Parfumeur. Tout comme les atroces flacons des parfums Annick Goutal me rebutaient (et "m’énervent" toujours). Mais, j’ai appris une chose : Le flacon, et la marque, ne font pas la qualité de la fragrance. Va (re-)tester Dzongkha avant de revenir sur auparfum stp. Et, par la même occasion, ce Séville à l’Aube. [Interdiction de revenir ici avant ces deux tests : C’est TON devoir de perfumista... ;) ]
Pour ma part, la fleur d’oranger, je trouve ça meugnôn ; mais, presque toujours, assez niais et mièvre. Et, là, big crush ! Presque immédiat. Radical. Paf ! dans la tronche d’Opium.
Pour répondre à ta question, je dirais que Jicky a très bien résumé, déjà, la différence entre Azemour et Séville.... Ce dernier est à la fois classique, mais, bien moins en retrait, plus "fusant". Un peu comme dans un Shalimar dans lequel la communelle de bergamote serait au top ! Dans ce cas, la bergamote fait décoller le parfum dans les narines et dans les airs. Imagine-toi, pour la visite de Séville, mâcher un chewin-gum à la menthe, juste durant les 5 premières secondes, quand il craque sous les dents, avant qu’il se ramolisse, que les saveurs emplissent la bouche. Cela fait cet effet. Un effet qui, en même temps que d’être classique par les agrumes, est, aussi, paradoxalement, très moderne, en s’affirmant "plus brut de décoffrage". Là, nous ne sommes pas dans la thématique d’une imagerie de la fleur d’oranger qui rappelle les poupons ou les petites filles blondes à nattes en robe pastel dans un pré. C’est une fleur d’oranger au moins autant "oranger" que "fleur". Plus adulte qu’infantile. Presque aussi "masculine" que "féminine" (bien que je n’aime pas du tout ces termes, mais, ici, ils peuvent aider à la compréhension). C’est une vraie ambiance dans laquelle on se trouve immergé.
Je ne m’étais pas relu avant la publication. En portant le parfum aujourd’hui, je l’ai fait pour voir si je n’avais pas raconté "nawak" (càd. "n’importe quoi" dans un français plus "usuel") ; cela peut arriver, on ne sait jamais. Mais, non, mes impressions sont bien, aujourd’hui, celles qui sont ici écrites. Au début, envolée de vert poivré lavandé amer > puis, fleur d’oranger encensée rayonnante verte toujours lavandée > enfin, baumes un peu pâtissiers dé-pâtissés par les fantômes de la lavande, de l’encens et du petitgrain.
Toutefois, comme je le disais ci-dessus et comme te l’a recommandé Jicky, il est vraiment impératif de tester ce parfum sur peau. Si le parfum pâtisse sur celles et ceux qui veulent du vert, ça ne conviendra pas. S’il verdit sur celles et ceux qui veulent se faire un goûter, cela n’ira pas non plus. Selon l’évolution du parfum et les attentes propres à chacun(e), c’est une alchimie personnelle qui se fera ou pas. J’ai de la chance : Pour moi : "C’est que du bonheur !" (comme disait un présentateur de télé-réalité célèbre...)
Tu nous raconteras ce que tu en penses quand tu l’auras testé. L’accord est intrigant, mais, si évident qu’il te surprendra peut-être par ce qui pourrait te sembler être une grande simplicité (qui n’est qu’apparente et, en fait, le signe d’un bel équilibre de structure).
Un conseil avant : Oublie, tant qu’il te sera possible de le faire, ce que tu auras lu à propos de ce parfum. Les critiques que tu as lues (nombreuses et très positives) sont très justifiées de mon point de vue. Mais, autant que ta "page de lecture" soit toute personnelle et la plus blanche possible (pour éviter le désappointement inéluctable de celle et celui qui est trop informé et a déjà entendu trop de commentaires élogieux à propos d’un sujet).
A très bientôt.
Bonne soirée/nuit.
Opium
Ps : J’ai oublié de voter lors de ma réponse à Zab63, je le fais donc ici. Et, 5 étoiles ! (Euh, 4, donc...)
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