Cabochard

par Absinthe, le 21 septembre 2019
Bonjour Absinthe !
Tiens comme c’est amusant, nous avons le même pseudo et le même avatar ?
Oui, je suis ton autre toi grande folle ^^
Ah d’accord. Mais encore ?
Eh bien j’ai opté pour l’eau de parfum figure-toi.
Oh, et donc ? Raconte !
Tu te rappelles quand nous avons porté Cabochard pour la dernière fois ? C’était en juillet 1996, après 7 ans de fidélité. Cabochard l’hiver, Mitsouko l’été. Enfin bref. Nous n’étions âgée que d’une petite vingtaine à l’époque, mais nous l’aimions ce parfum ; et il nous collait à la peau, c’était notre signature, le seul qui suscitait des "mmmh sympa ton parfum c’est quoi ? Il te va bien", au point qu’il était devenu le cadeau de Noël obligé : d’abord le flacon rond avec le noeud en pâte de verre et sa miniature, ensuite le vaporisateur octogonal puisque les vapos sont devenus la norme, mais le plaisir restait le même.
Mais alors, pourquoi l’avons-nous abandonné ?
Ma foi.... expatriation, autres latitudes, autres modes et autres codes...
Bon, admettons. Mais qu’en est-il aujourd’hui : nostalgie ? Retour vers une valeur sûre ? Non parce que nous en avons testé et apprécié d’autres, et pas des moindres depuis : 1000 par exemple, ou Arpège en extrait ; si tu veux taper dans le style androgyne, Jicky se pose un peu là, et je ne parlerai même pas de Grey Flannel quand le temps vire au morose. Alors rappelle-moi ce qu’il a de plus ce Cabochard ?
Mais ce n’est pas ce qu’il a de plus : c’est ce qu’il a de moins que tous ceux-là. Moins de fleurs, d’aldéhydes, de guerlinade, de note dominante qui phagocyte tout ; Cabochard est un tout, à lui tout seul. Il est entier, au point qu’il est impossible d’affirmer quelle note domine tant elles se fondent entre elles. Les épices ? Oui, indéniablement ; mais si délicatement, délicieusement fondues dans les fleurs blanches (que l’on adore), les notes vertes et les boisées (qui nous détestent) qu’elles se mêlent à la peau sans qu’une seule puisse revendiquer sa suprématie.
Quant au cuir ? Imagine une main diaphane, fleurant bon le savon de qualité, glissée dans un gant de fine peau d’un beige crémeux. Imagine l’arôme de cette peau animale enveloppant ta peau en parfaite osmose, ta féminité enrobée d’une touche d’audace, d’effronterie, d’un je ne sais quoi de bestialement troublant - sans qu’on sache mettre un mot dessus - mais en gardant la classe et un certain quant-à-soi, tout en restant moelleux... enfin tu vois quoi, il faut le vivre pour le comprendre, c’est ça la magie des grands parfums.
Oui bon d’accord, donc c’est OK pour l’eau de parfum quoi ?
Oui, fonce. Et fais des réserves. VITE. Le nouveau flaconnage chez N*c*b* ne me dit rien qui vaille....
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