L’Heure Bleue

par Anna Fleuve, le 14 juin 2015
Je partage absolument cette impression de pollen et de cire de miel... Mon grand-père était apiculteur et pour moi, un souvenir fondateur olfactif est celui de ses ruches en bois stockées dans le grenier dont toutes les odeurs de miel étaient enveloppantes dans la fournaise d’un grenier en été. Le seul parfum qui puisse me ramener à ce souvenir est l’Heure bleue.
Le nom de l’heure bleue est si bien choisi. Il est rare et beau qu’une heure ait un couleur, un parfum, une musique sans doute du côté de Debussy, Fauré mais aussi de Miles Davis, des tableaux, sûrement impressionnistes mais aussi abstraits.
Le peintre Klein à propos de ses monochromes bleus citait Bachelard : "D’abord il n’y a rien, ensuite il y a un rien profond, puis une profondeur bleue".
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