Impressionnisme et mélancolie

par Nymphomaniac, le 28 août 2014
Iris Silver Mist n’est pas un parfum impressionniste, et j’ignore pourquoi il a été conseillé dans ce cadre. On est bien davantage dans l’expressionnisme allemand, à la Murnau. J’imagine très bien, dans Nosferatu, eine Symphonie des Grauens, le comte Orlok s’en imbiber avant d’aller sucer son sang (il faudra qu’il fasse vite d’ailleurs).
De plus, je ne lui trouve hélas rien d’extraordinaire : la première demi-heure est très prenante, puis cela tombe ensuite dans la carotte râpée aromatisée à la violette sur fond de pommes de terres fraîches coupées en tranches, et c’est d’une chiantise radicalement absolue, selon moi. Ce n’est ni impressionniste, ni mélancolique : c’est au mieux abnégationnel.
Mon conseil (à prendre avec circonspection) : le parfum typiquement "impressionniste", si toutefois cela signifie quelque chose dans ce domaine, en tout cas qui démarrerait comme "La Mer" de Debussy pour finir dans une partition plus abstraite, telle que "Jeux" du même compositeur, c’est 31 Rue Cambon ! Au début, il pourra vous paraître très "femme" voire "matrone" dans son évolution très "grosse prune à faire venir un essaim d’abeilles", une fois passé le sublime nuage de bergamote saupoudrée de poivre, duquel surgit un iris flamboyant (puis terreux sur la fin). L’ensemble réagit différemment dans les effluves dégagées, néanmoins, lorsque l’on ne s’évertue pas à vouloir le sentir à même la peau. Puis au bout de plusieurs et longues heures, c’est une sorte d’ambré sec léger très abstrait (il me rappelle en mieux selon moi à la fois le fond de Mitsouko – alors qu’il ne contient pas de mousse de chêne –, et celui de L’Air du Désert Marocain dans ses derniers balbutiements). De plus, cinq sprays alimentent une journée entière (il se comporte davantage comme une eau de parfum concentrée sur ma peau). Bref : une merveille impressionniste !
Votre réponse
à la une
Ultra - Hiram Green
Oscillant entre naturalisme désarmant et stylisation olfactive, végétale et animale, hommage historique et lisibilité actuelle, voici un parfum qui prend le temps d’évoluer, de se métamorphoser, le port altier.
en ce moment
il y a 15 heures
Une escroquerie... j’ai porté ce parfum dans les années 80. J’en avais gardé un souvenir olfactif(…)
Dernières critiques
Zadig - Zadig & Voltaire
Les ailes du soupir
Madagascar, le baume vanille - Parfum d’empire
La fée noire
Monsieur - Bienaimé
Verveine sereine









il y a 8 heures
Je connais de nom seulement DS & Durga. Je viens de jeter un oeil à Brown Flowers sur(…)