Coco
par ERIC, le 21 mai 2013
Bonsoir à tous,
Le bête profane que je suis vient de subir il y a une heure un choc olfactif. Dans ma boutique espagnole où on peut tout tester à outrance, un beau flacon carré de Coco m’a dit essaye moi donc, je suis une réfèrence et tu ne t’es pas encore approché de moi !. ...Dieu sait que je l’ai cherchée longtemps l’odeur poudrée de ce gros bâton d’encens rouge jamais allumé que mon oncle voyageur avait ramené dans les années 70. Enveloppé dans du papier de soie, en provenance peut être de Jaïpur ou de Bombay, il avait parfumé pendant deux decennies un tiroir en bois blanc d’une bibliothèque chez ma grand-mère. Ado, il m’arrivait de le respirer pour en avaler sa fraicheur de rose et sa puissance. En respirant Coco sur papier, j’ai ouvert à nouveau sans le vouloir le tiroir 30 ans après. L’ylang ylang m’a fait saliver, les cerises mûres et les pêches macérées dans un vin aux épices m’ont enivrées, la rose a éclaté de rire sous mon nez. Comment ont-ils osé se cacher si longtemps et ne rien me dire ? J’ai ce soir, avec ce petit bout de papier long et ridicule qu’on nomme une mouillette Marionnaud, une savonette précieuse sous mon nez. Le débat masculin ou féminin est hors de propos devant ce chaud froid alcoolisé. Je vois du rouge, du noir, du mauve en des velours plissés, ceux d’une chambre italienne ou stambouliote chargée de tentures et d’objets, mais qui a le bonheur de s’ouvrir sur une salle de bain lumineuse et fraîche, toute en dureté et en lumière de marbre blanc. Et le plaisir naît des contrastes et des allers retours incessants entre l’obscurité encombrée et suffocante de la première et la clarté épurée et froide de la seconde.
Je n’ai rien inventé, j’ai ressenti. Coco, je ne sais rien de lui sur ma peau encore, et sa tenue ne m’a pas été révèlée mais p...que c’est beau beau beau. On ne peut pas avoir tous les parfums qui nous plaisent. Comment vais-je faire ?
Très cordialement
Eric
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