Auparfum

Æther, la chimie des sentiments

par Cécile Clouet, le 15 février 2016

Matières premières naturelles ou synthétiques... le débat n’est pas nouveau dans la parfumerie et surtout dans la communication qui l’entoure. C’est à qui revendiquera la proportion d’ingrédients naturels la plus importante, l’essence la plus rare ou qualitative.

Pour les initiateurs d’Æther, c’est tout le contraire : construire une fragrance à l’aide de molécules aux noms complexes créées de toutes pièces, c’est se soustraire au figuralisme, aux références et aux idées préconçues pour accéder à davantage de légèreté, de fantaisie et d’abstraction.
Dans cet esprit, cinq parfums aux descriptions fantasques voient le jour, tout droit sortis de l’imagination d’Amélie Bourgeois et Anne-Sophie Behaghel, sous la direction artistique de Nicolas Chabot (Le Galion) :

Pour chaque création, la marque revendique les molécules utilisées, comme un clin d’œil aux traditionnelles pyramides. Une transparence qui attise la curiosité !

Ether oxyde : acétate d’éthyle, ambroxan et iso E super, décrit comme « une sorte de vapeur douce qui fait courir sur la peau comme un souffle de bois brûlant ».

Citrus esther : methyle pamplemousse, firascone et rhubafurane, « une énergie fantôme, lumineuse et bienveillante, teintée d’un léger goût de fruit primordial ».

Carboneum : benzoate de méthyle, sudéral, timbérol pour un accord "néoprène", plongeur sortant des flots dans un rêve d’enfant.

Muskethanol : damascenone, cetalox, muscone, « un sable d’acier, futuriste, celui peut-être d’un autre monde ».

Rose alcane : oxyde de rose, « une jolie fleur dans une peau de vache ».

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jovi

par jovi, le 16 février 2016 à 22:21

Eh bien j’ai vraiment hâte de découvrir ces parfums le duo de parfumeur Bourgeois et Behaghel a créé en 2015 sogno reale pour la marque italienne mendittorosa d’odori anima découvert à jovoy c’est un parfum d’une très grande complexité et qui nous rappelle que la parfumerie est un art.

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Thelittlebox

par Thelittlebox, le 16 février 2016 à 10:09

Sans parler de la qualité des parfums, ça sent encore le coup marketing à plein nez.

Je me demande quelle cible est visée, les consommateurs lambda ne serons pas sensibles à un produit ouvertement chimique, et les perfumistas sont peu sensibles au discourt marketing.
Reste que l’idée de "se soustraire au figuralisme, aux références et aux idées préconçues pour accéder à davantage de légèreté, de fantaisie et d’abstraction" est très bonne.

Wait & smell

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par Memories, le 15 février 2016 à 16:08

Ah Cécile, merci pour ce billet que, pour ma part, je trouve très homoristique...comme les parfums cités d’ailleurs (et au moins, ça fait sourire quel que soit le résultat).

Carboneum et son accord néoprène me fait penser qu’il s’agit certainement d’un parfum tellement attirant que l’on reste collé l’un à l’autre.A tester de toute urgence alors lol...

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