Vanille de Tahiti
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À l’occasion des vingt ans de sa société de création Osmoart, Pierre Bénard compose un soliflore, hommage très personnel à cette matière hypnotique et précieuse qu’est la tubéreuse.
Gardénia de haut en bas
Bonbon solaire
Faits et zestes
Ces derniers jours, j’ai porté l’extrait de "Vanille de Tahiti" de Perris, sorti en 2023 après l’EDP.
C’est une vanille discrète, coquette, mais sans défaut (j’ai eu peur tout le long de l’évolution), les facettes florales sont un peu "giroflée", et légèrement rhum au début.
Dans le sillage subtil, on a le côté mignon des grains de vanille. On est dangereusement proche des vanilles de synthèse à la façon des crèmes glacées. C’est assez logique, car la vanille de Tahiti et le mode d’extraction choisi apporte plus de vanilline naturelle, mais ça reste de la vanilline :/ Donc tant mieux pour l’absence de défaut, car il lui manque beaucoup des facettes "fauve" de la gousse.
Le fond se rapproche du lys et des encens secs de "Baiser volé", notamment l’ex version extrait de parfum. Je suis content de l’avoir acheté à l’aveugle, d’occasion, mais ce n’est pas ma vanille préférée.
(La dernière vanille à m’avoir époustouflé c’est le "Shalimar" extrait de 2019, et pourtant je connais "Shalimar" et je suis très dur avec Guerlain. Gros coup de coeur pour la vanille naturelle et lavandée de "Couleur de la nuit" de Voyages imaginaires. J’ai hâte de sentir les vanilles de la marque Les indémodables. J’ai hâte de sentir "L’eau des immortels").
Je craignais les défauts de "Magnifying vanilla" de Bvlgari, ou de certains "Hypnotic poison" EDP de Christian Dior : de la vanille pâtissière, des carbocycle plâtreux plutôt que lactés, et des muscs blancs cotonneux. lourdingues.